On passe aux extremes!
A Reims...
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Fiat 126 "Brown"."


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Crême de marron."
Le roi de la petite voiture en Europe c'est Fiat, le constructeur Italien a fait ses preuves en ce domaine depuis belle lurette et le succès de sa 500 lancée en 1957 en fait le maître incontesté de la catégorie. D'ailleurs aujourd'hui c'est bien la 500 et la Panda qui font vivre Fiat!
Pourtant en ce début des années 70, la 500 accuse le poids des ans et si le secteur devenu tres concurrentiel des citadines connaît un boom retentissant, Fiat a placé sa 127 qui a trouvé un large écho chez les Européens mais ce modèle plus chic, plus grand et plus cher n'a pas pour vocation de remplacer la légendaire 500.
C'est pour celà qu'en 1972 est présentée sa fille directe, la 126. Elle en reprend son chassis et son architecture mécanique à savoir un moteur placé à l'arrière, chose étonnante à cette époque où la plupart des constructeurs abandonnent massivement ce type d'implantation.
Un peu plus large et un poil plus longue elle y gagne légèrement en habitabilité, en revanche ses larges surfaces vitrées lui offrent plus de luminosité. Côté look c'est presque une carricature de la 500 qui aurait cédé à la mode cubique des "seventies" et mis à part les roues, tout a été tracé à la règle et à l'équerre en mode "Tetris"!
Sous le capot et donc derrière se loge un bicylindre 4 temps refroidit par eau de 594 Cc et qui développe 23 chevaux, ce qui lui permet d'atteindre 110 Km/h, largement suffisant pour son utilisation essentiellement urbaine. A l'interieur ça reste sommaire et rustique, pas de superflu, juste le principal mis à part le large toit ouvrant en toile optionnel qui apporte une touche de gaité bienvenue. Cette radinerie aura pour benefice de la faire peser moins de 600 kilos et d'en faire une voiture particulièrement économe.
Fiat ne prend pourtant aucun risque car la 126 utilise des composant connus et éprouvés mais surtout la fait construite en parrallèle sous licence en Pologne sous la marque FSM, un coup double de génie qui en faisait une voiture "Low cost" avant l'heure.
Sa carrière débutera sur les chapeaux de roues où en Italie elle cohabitera jusqu'en 1975 avec la 500, de nombreuses évolutions lui seront apportées tout au long de sa carrière comme en 1975 où elle passera de 594 à 650 Cc, elle y gagnera un cheval passant de 23 à 24 chevaux mais plus d'onctuosité dans sa conduite. En 1977 elle commence à abandonner ses chromes pour du plastique noir plus contemporain, c'est la mode et ça permet de dépoussierer un modèle à moindre coût.
C'est en 1979 que l'usine Italienne cesse de la produire et laisse à la Plogne cette tache, rien ne change en profondeur jusqu'en 1985 où elle subit d'importantes retouches esthétiques, là encore c'est à base de plastique noir qu'elle se maquille façon "gothique", boucliers, baguettes, enjoliveurs, rétroviseurs, tout y passe et lui permet de se replaçer au devant de la scène même si la clientèle n'est plus dûpe de son son obsolèscence ancêstrale.
Pourtant en 1987 elle fait encore parler d'elle avec de grosses modifications dont la première sera son changement d'appelation, elle devient desormais 126 "Bis". Si sur le plan du style elle évolue tres peu et que visuellement on remarquera la présence d'enjoliveurs de roues integraux, elle voit son moteur revu en profondeur. Le bicylindre voit son refroidissement passer à l'eau et sa cylindrée passer à 703 Cc, sa puissance évolue plus timidement à 26 chevaux. Ces modifications imposent de placer son moteur plus bas et du coup la "Bis" se voit équipée d'un étonnant hayon, une mini révolution inatendue!
En 1991, l'Europe de l'Ouest cesse de la vendre mais à l'Est elle continuera sa carrière jusqu'en 2000! La 126 aura permis à Fiat d'en vendre 4.673.655 exemplaires soit bien plus que la 500 avec ses 3.8 milions de modèles écoulés!
Il n'y aura étrangement pas beaucoup de séries spéciales sur cette base, on trouvera en 1980 celle-c composée de deux modèles, la "Red" et la "Brown". C'est ici la "Brown" que vous découvrez. Elle est évidemment de couleur marron et on y trouve les inévitables filets et stickers "Beown" qui ne coûtent presque rien et font tout sur ces séries spéciales bon marché et des glaces teintées.
Dans le petit habitacle la sellerie est spécifique et se dote d'appuie-têtes, les plastiques étant eux aussi de couleur spécifiques.
Quand au petit bouilleur de 652Cc, il sort toujours 24 chevaux, suffisant pour les 580 kilos à déplacer. Devenue rare, cette version restée d'origine est une pièce interessante qu'il faut absolument conserver, ce qui ne me soucie guère vu le soin apporté par son propriétaire.


