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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 09 Fév 2020, 11:27

A Automedon...

"Renault Safrane V6."

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"Laissez le plaisir conduire."

En huit années de carrière la Renault 25 aura été pour Renault un grand succès pour le losange. Le haut de gamme toujours fidèle aux cours des ministères et de l'Elysée trouvera près de 780.000 clients entre 1984 et 1992.
Pour l'équipe de Patrick le Quement, la relève à assurer ne sera pas simple, les grandes berlines perdent des parts de marché en Europe et les Françaises se vendent surtout...en France. Chez Renault, on a beaucoup changé les choses en cette fin des années 80, les modèles adoptent enfin des noms à la place des traditionnels numéros et la qualité a été revue largement à la hausse, il faut dire que la marque partait de très bas!
Cette grande berline voit le jour en 1992, elle porte le joli nom de Safrane. Elle succède à un modèle qui a eu un beau succès, son style en conserve l'allure générale, une ligne bicorps arrondie qui conserve des mensurations quasi identiques. Evidemment, le dessin inédit se veut plus discret, plus fin aussi, elle signe la fin également de la "bulle" de hayon tout en conservant ce dernier. Élégante, bien proportionnée, la Safrane séduit sans choquer. L'avant se dote de feux relativement étroits tandis que l'arrière se distingue par une présence plus massive avec des feux imposants et des épaulements solides inédits. La Safrane à du muscle que la 25 n'avait pas, elle est plus arrondie que celle qu'elle remplace et dont les éléments de carrosseries étaient lisses, plats et plus anguleux.
A l'intérieur, c'est une ambiance feutrée qui accueil les passagers. La planche de bord est toujours pourvue de la traditionnelle "casquette" si chère à Renault mais côté qualité, deux mondes les sépare! Certes le plastique est encore très présent mais il est enfin de belle facture, on trouve le classique velours sur la plupart des modèles et l'équipement est assez valorisant, la Peugeot 605 et la Citroën XM sont sur ce point en léger retrait mais elles sont aussi un peu plus anciennes.
C'est le grand écart dans la gamme, côté moteur l'offre débute avec un modeste 2.0 litres essence de 107 chevaux pour s'achever au départ avec le V6 "PRV" de 170 chevaux, sans oublier les diesels dont la demande est de plus en plus forte. Idem pour l'équipement où l'entrée de gamme "RN" offre le strict minimum et la V6 "Baccara" dotée de gadgets en tout genres, on trouve ici deux voitures différentes. Là encore de nos jours les écarts sont devenus bien moindres. N'oublions pas la "Quadra" avec ses 4 roues motrices, ce qui offrait une gamme assez complète dès le départ.
Dans sa globalité, la Safrane est une Renault bien née, douce à conduire, confortable, valorisante et fiable, elle semble perpétuer la lignée de la R25 mais un cran au dessus.
La gamme va évoluer et en 1994 Renault ose aller dans la provocation avec un modèle assez fou qui vise directement le marché Germanique, la Biturbo. Son V6 de 268 chevaux transfigure la sage berline, mise au point avec des collaborateurs Allemands, la Safrane à double turbo s'habille d'une panoplie assez voyante et fera fantasmer de nombreux pères de famille. Mais son prix très élevé en fera plutôt un modèle d'image faite pour attirer le client en concession, c'est devenu un collector de nos jours.
C'est en 1996 que la Safrane à droit à un relooking, comme souvent à cette époque les travaux sont très visibles et cette "phase II" a énormément changée. L'avant à droit à une véritable calandre ouverte mettant mieux en valeur le losange et les phares sont plus épais. De côté pas grand chose hormis des baguettes plus larges. Mais c'est à l'arrière que les modifications sautent aux yeux, et cette nouvelle poupe est disons...discutable. Le large bandeau lumineux à laissé place à des feux au design tarabiscoté, comme si les stylistes ne savaient pas comment habiller ce hayon, pour moi c'est un franc loupé. La plaque d'immatriculation descends au niveau du bouclier et donne cette allure inachevée de cet arrière "new look".
En revanche à bord l'évolution est plus calme, c'est dans la gamme que d'autres changements sont plus notables. Exit la Biturbo et ses 808 exemplaires vendus (gloups!), exit aussi la "Baccara" qui devient "Initiale" suite à un procès avec la fabrique de verrerie Française. Un moteur 5 cylindres essence Volvo prends su service, il affiche 168 chevaux et se place face au V6 "PRV", étonnant choix pour ce moteur plein de vie. Notons que le bloc V6 s'équipe d'une culasse à 24 soupapes et flirte désormais avec les 200 chevaux.
Dix ans après son lancement, la Safrane prends sa retraite, 310.000 exemplaires en seront vendus, ce qui est bien en dessous de la R25. Mais comparé à la 605 où la XM, les ventes sont quasi équivalentes. Notons que cette époque charnière est celle de l'explosion des gros monospaces et des premiers SUV, ils vont mettre au placard les grandes berlines et ce n'est rien comparé aux 62.000 exemplaires de la Vel Satis à venir, un four!
En 1993, le cinéma va mettre la Safrane à l'honneur dans "Les visiteurs", si elle sera moins massacrée que la R4 de la Poste, elle n'échappera pas à la torture du septième art. Son toit sera soufflé par les bijoux magiques de nos deux voyageurs du temps! On verra cette Safrane ainsi ébouriffée dans plusieurs scènes, ce qui malgré tout sera une belle publicité pour Renault. Un an plus tard une autre Safrane aura carrément droit à un spot de publicité dans la comédie "La cité de la peur", inoubliable aussi!
Si les versions "Bitubo" sont sauvées depuis longtemps, c'est moins le cas des autres modèles plus classiques. J'ai donc été séduit par ce modèle V6 première génération et conservé dans un état proche d'une voiture neuve. Symbole du haut de gamme Français dans les années 90, c'est une excellente auto qui ne demande qu'à prendre de l'age...et la route.

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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 09 Fév 2020, 18:09

A Arese...

"Alfa Romeo C52 Disco Volante."

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"En route vers le futur!"

Chez Alfa Romeo, il y aura un avant et un après guerre. Marque prestigieuse jadis, elle doit remettre à plat sa ligne directrice pour survivre à un monde en pleine mutation et une clientèle Européenne qui s'est fait rare. Voilà que la gamme se généralise mais à fait le bon choix de conserver son ADN et cette sportivité qui coule dans ses durits depuis toujours.
En 1951, c'est de la Formule 1 qu'Alfa Romeo se retire, toutefois l'équipe des ingénieurs n'est pas dissoute et va plancher sur des modèles expérimentaux. Et autant le dire tout de suite, ils ne perdront pas de temps!
En 1952 est déjà crée la Tipo "C52", dite aussi "Disco Volante". Basée sur la toute récente "1900" sortie en 1950 et qui sera la première nouveauté d'après guerre, son dessin sera confié à Touring. Le carrossier ne vas pas y aller de main morte et accouchera d'une voiture au style incroyable, un petit coup de génie même.
Reposant sur un innovant châssis tubulaire signé Touring, la Disco Volante est une épure, une masse sculptée presque flottante et aérienne sur laquelle on a disposé quatre roues. Si la ligne pourrait sembler simpliste, il n'en est absolument rien, sorte de demi-coque, elle se perce d'un cockpit creusé en son centre dont seul le mince pare-brise sans encadrement vient à peine perturber l'harmonie. La présence de roues "oblige" la Disco Volante à sublimement galber ses ailes. A l'avant elles abritent en leur bout deux phares ronds. La calandre en inox et deux superbes entrées d'air suivent le coup de crayon sans jamais dénaturer ses courbes d'une sensualité rare. A l'arrière, la poupe se cintre pour former deux petits fuselages sur lesquels s'achèvent de minuscules feux ronds. Sur les flancs ont été incorporés avec discrétion des portières quasiment inclinées à 45°. Un fin trait chromé parfaitement horizontal trace une ligne qui pourrait être celle de flottaison d'un bateau. Deux bossages à l'arrière des sièges apportent la touche final à cette sculpture métallique d'une extraordinaire harmonie, on reconnaît les grands carrossiers à ce type de chefs d’œuvres. Je trouve même que sous certains angles, on retrouve des traits repris sur la Jaguar XKSS, regardez bien.
A bord c'est le strict minimum, le poste de pilotage de cette soucoupe sur roues se contente de deux sièges (pour une fois épais), d'un volant, d'une planche de bord en tôle peinte et de menus instruments.
Le moteur est celui de la 1900, un 4 cylindres revu à 1997 Cc et affichant 185 chevaux. Pesant 735 kilos, ses performances sont aussi époustouflantes que sa ligne, elle peut atteindre les 225 Km/h.
La Disco Volante n'était pas là que pour de la figuration car il est décidé de l'engager aux 24 Heures du Mans 1953, Juan Manuel Fangio fait partit du casting. Engagée, elle ne disputera finalement jamais l'épreuve. Alfa Romeo en fera construire une seconde et même un coupé au style bien plus discutable.
Trois modèles au dessin différent seront fabriqués, un était un coupé fermé et l'autre avait les ailes "lissées" pour qu'elle soit testée en soufflerie.
Deux autres modèles voient le jour en 1953 s'équipent cette fois d'un moteur 6 cylindres en ligne provenant de la 6C 3000. Avec la bagatelle de 246 chevaux, elle pouvait grimper jusqu'à 240 Km/h.
Malgré de multiples demandes, Alfa Romeo n'ira pas jusqu'à sa commercialisation, elle frustrera de richissimes clients ne pouvant pas s'offrir cet incroyable objet si désirable mais quelques belle répliques verront le jour dans les années 80.
Je vous avais déjà présenté un modèle exposé à Turin, voici une seconde qui est la version coupé de la Disco Volante. Ce qui est amusant c'est son dessin qui vu de côté fait étrangement penser à la Jaguar Type E coupé! Bon, l'Anglaise était plus harmonieuse mais cette étonnante Alfa à toutefois une allure assez incroyable pour une automobile de 1952.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 10 Fév 2020, 05:13

A Automedon...

"Renault 4 Parisienne."

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"Populaire mais chic."

Rivale directe de la Citroën 2CV, la Renault 4 incarne l'automobile populaire de masse afin que chaque foyer puisse avoir la liberté de posséder une véritable automobile. Avant d'être diabolisée, la voiture était un objet de liberté, d'évasion et ça l'était vraiment. Sortie en 1961, la Renault 4 arrive nettement après la 2CV et se montre beaucoup plus moderne et surtout plus polyvalente.
Sa ligne "ponton" n'en faisait toutefois pas un objet séduisant, simple la R4 est une berline 5 portes bicorps qui à eu la bonne idée de s'offrir un hayon arrière, solution rare à l'époque. Classique, elle est relativement géométrique dans ses formes et fait fi de lois aérodynamiques. Haute sur pattes, la petite Renault qui succède à la 4CV peut elle aussi gambader hors du bitume et se montre fort appréciée dans le monde rurale. Relativement spacieuse, elle offre un équipement simpliste mais bien moins austère que la Citroën et sa présentation générale en fait une voiture moins rustique dans son ensemble.
Dotée d'une traction avant, elle s'offre un moteur 4 cylindres en ligne 603 Cc de 23 chevaux qui lui offrait plus de dynamisme que la 2CV, son véritable atout. Simple d'entretien, increvable et réparable avec un lacet et un cintre, la R4 aura une carrière qui s'achèvera en 1992!
On l'imagine, la Renault du peuple aura eu un nombre considérable d'évolutions mécaniques mais aussi au niveau de sa présentation tout en conservant toujours la même ligne. Les calandres changeront au fil des millésimes, le chrome cédera sa place au plastique, l'équipement suivra l'évolution des époques tout en restant bien simpliste et la puissance culminera à 34 pour une cylindrée de 1108 Cc. Rayon carrosseries on lui offrira une version fourgonnette et une rare découvrable "Plein Air", je ne compte pas les dérivés multiples qui à eux seuls font l'objets de bien des ouvrages.
Mais revenons en arrière, en 1963. Le magasine "Elle" souhaite faire un partenariat Renault, une opération commerciale qui consiste à faire promouvoir la R4 auprès de femmes en leur proposant de les tester pendant 48 heures. L'opération se déroule sur la capitale et Renault met à disposition des R4 "Super" de couleur noire spécialement décorées de cannages latéraux à deux motifs, écossais et paille.
Le succès est considérable, 4200 lectrices prennent ainsi le volant et Renault compte aller plus loin en lançant un modèle reprenant la décoration spécifique de ces modèles. La voiture est ainsi commercialisée en 1963 sous le nom de "parisienne" et devient l'une des toutes premières série spéciale de l'histoire!
La version "Parisienne" est spécifique et n'est pas identique aux modèles ayant servis à l'opération. Ces dernières semblent être retournées à l'usine et reconditionnées, il n'en resterait à priori aucune.
Le modèle de série sera basé sur des 4L et des "Super". Peinte en noir "Medicis", elle s'offre un cannage "paille" qui est un adhésif collé sur les flancs où un motif écossais rouge où jaune, c'est au client de choisir. Un monogramme "Parisienne" est ajouté sur le hayon et un enjoiveur de plaque d'immatriculation fait son apparition. A bord rien de neuf, les habillages sont identiques aux modèles classiques. Au départ un seul et unique moteur, le 845 Cc de 27 chevaux.
En 1965 la "Parisienne" est disponible en bleu marine et le monogramme quitte le hayon pour l'aile avant droite. Le moteur est le bloc 747 Cc de 25 chevaux. L'année suivante la citadine "chic" reçoit des modifications plus importantes, la planche de bord et le volant sont remaniés, la tablette arrière est montée de série et les sièges et panneaux de portes sont redessinés.
Pour 1967 on trouve deux nouvelles teintes que sont le vert et le bordeaux, elle finira sa carrière sous le millésime 1968 avec la nouvelle calandre chromée intégrant les optiques, ce sera sa dernière année au catalogue.
Impossible de connaître le nombre d'exemplaires fabriqués entre 1963 et 1968 mais une chose est sure, c'est que la "parisienne" est l'une de R4 les plus recherchée des collectionneurs. Ce modèle exposé ici était restauré et dans un état absolument éblouissant.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Fév 2020, 05:02

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Alfa Romeo qui à aussi été motoriste pour l'aviation.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Fév 2020, 05:03

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"Alfa Romeo 1900 M Matta."

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"Oh la folle."

On s'en doute, l'Italie n'a pas été épargnée par les bombardements au cours de la fin de la seconde guerre mondiale. Ses usines sont à plat et son matériel militaire réduit à néant. A la paix retrouvée on fait couler le béton, le pays est à rebâtir et c'est aussi une armée entière qui est à reconstruire. L'état commande à Fiat et Alfa Romeo un petit véhicule tout terrain de reconnaissance, la Jeep aura laissé des traces dans les esprits et chaque pays veux la sienne!
Fiat dévoile sa Campaognola et Alfa Romeo sa Matta, ce qui signifie "Folle" en Français! Drôle de nom mais qui s'explique par le fait qu'un prototype franchira les marches pentues de la basilique d'Assise d'une seule traite, un pari assez osé...pour ne pas dire fou!
La Fiat fait l'affaire et surtout coûte trois fois moins chère que l'Alfa Romeo, c'est vite plié! Pour autant l'Alfa n'est pas jetée à la trappe et l'état passe commande d'un nombre plus modeste car l'auto affiche des prestations de qualité.
Ici le design n'a pas sa place, c'est l'efficacité qui compte. Ainsi on retrouve la ligne générale de la Jeep avec toutefois une calandre non pas à sept ouverture mais en forme du blason Alfa. Les ailes avant sont séparée et tous les éléments de carrosserie sont en tôle plate. Contrairement à l'Américaine, la roue de secours prends place sur le capot et non à l'arrière, il devait être bien lourd à soulever!
La Matta répond à un cahier des charges identique à la plupart de ses rivales, une auto légère à 4 roues motrices capable de transporter deux militaires à l'avant, du matériel à l'arrière ainsi que d'autres fantassins sur des pontons latéraux en cas de dépannage.
Alfa qui n'est pas expert en ce domaine achète en Suisse un Land Rover et va entièrement le désosser. La Matta y puise donc toute son inspiration. Alfa Romeo a mis beaucoup de cœur à l'ouvrage et va dépenser sans compter pour livrer un engin extrêmement abouti. C'est ce qui explique son prix slé qui fera échouer le projet. Train avant craboté par levier et blocage de différentiel sur les roues arrières, la Matta s'offrait en plus l'excellent moteur de la 1900 mais légèrement revu et adapté à cet usage. On retrouve le 4 cylindres 1884 Cc qui affiche une puissance de 65 chevaux et qui offre au petit véhicule une vivacité étonnante!
Conçu en à peine 8 mois, il est dévoilé à la foire de Bari en 1951 mais la Fiat plus rustique et bien moins coûteuse remporte l'offre de marché. Mais le gouvernement Italien ne va pas laisser Alfa Romeo avec une auto sur le carreau et va lui passer de petites commandes. Ainsi il en sera distribué 1281 exemplaires pour la défense, 457 pour l'intérieur et 29 pour la marine, 11 pour l'aviation, 3 pour les finances, et 1 pour l'agriculture et une dernière pour les finances. En 1952 un modèle civil est proposé et dispose d'un moteur dont la cylindrée évolue à 1975 Cc, au total, il en sera construit 2059 exemplaires entre 1952 et 1954. Ces modèles seront fabriqués dans les usines de Pomigliano d'Arco.
Pour l'anecdote, sachez que la Matta remportera les Mille Miglia...dans la catégorie des engins militaires! C'est ici un modèle militaire amoureusement restauré que vous pouvez voir et fabriqué en 1952, preuve que le Stelvio n'est pas le premier tout terrain fabriqué par Alfa Romeo.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Fév 2020, 20:04

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"Aixam Mega Ranch."

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"Mehari spirit."

Arola est un petit fabricant Français de voiturettes sans permis qui voit le jour en 1975...comme moi. La fragile entreprise à du mal à prendre le virage des années 80 et est cédée en 1983 à Georges Blain. Le nom de la société change et devient Aixam pour Aix les Bains Automobiles. On continue à y produire une nouvelle gamme de voitures sans permis mais au début des années 90 le directeur souhaite y lancer une gamme de modèles avec permis.
Il faut pour cela marquer les esprits et en 1992 est dévoilé au Mondial de Paris une auto qui sera l'une des plus grande star de ce salon, la Mega Track. C'est un coupé tout terrain au superlatif. Mesurant plus de 5 mètres de long, 2.20 de large et posé sur des roues de 20 pouces, il fait venir tous les visiteurs sur le petit stand que peu de gens connaissent. Mieux, un moteur V12 Mercedes de plus de 400 chevaux l'anime, c'est une folie qui fait causer.
Mais la Track n'avait pour ambition que de prouver la qualité dont pouvait faire preuve Aixam et que la petite marque était capable de faire de véritables Supercars.
Un peu plus tard est dévoilé la toute première Mega de série, c'est une sorte de réincarnation de la Citroën Mehari dont la commercialisation à pris fin en 1987. Elle à ses nostalgiques et Mega pense qu'il à une carte à jouer avec un véhicule de loisir de ce type. Elle se nomme Ranch en version 2 places et Club avec sa banquette arrière.
Si elle à l'esprit de la Mehari, elle en a aussi l'ADN car sous sa petite carapace en matériaux composites se cache une structure de Citroën AX. Impossible à déceler de l'extérieur tant son look lui est exclusif. Mignonne tout en étant à la fois moderne et un brin rétro, la Mega Club/Ranch est une sorte de buggy légèrement surélevé et qui peut rapidement devenir une voiture de plage en ôtant sa capote arrière, ses demi toits et ses portières, seul le pare-brise fixe n'est pas rabattable. Tout est modulable, démontable et un hard top peux se fixer à l'arrière comme un caisson.
En actionnant la poignée de porte de...Supercinq, on se retrouve nez à nez avec la planche de bord de l'AX phase II. Tiens, on retrouve de la Supercinq sur les contreportes rustiques où sont montés des palettes d'ouvertures et de loquets venus de la petite Renault. Les fenêtres sont coulissantes comme sur la R4 mais au moins on échappe au mica qui s'altère avec le temps et déforme l'environnement. Rien de luxueux à bord si ce n'est les sièges estampillés Mega.
On trouve deux moteurs essence PSA, un 1124 Cc de 55 chevaux et un 1360 Cc de 75 chevaux. un bloc diesel 1527 Cc complète l'offre, il délivre 53 chevaux. Il est possible de commander une version 4X4 dérivée de l'AX à 4 roues motrices. Inscrite au Trophée Andros, la petite Française y est très à l'aise et décroche même le titre en 1994.
Mais si la voiture attire la sympathie, elle excite moins les carnets de commande, elle se vends peu mais Mega persiste en l'améliorant au fil du temps. Les moteurs gagnent un peu de puissance mais rien n'y fait, elle est retirée en 1998 du catalogue pour y être remplacée par la Mega Concept. Basée sur une 106/saxo, elle sera un cuisant échec...j'ignorais même son existence!
Plusieurs milliers de Mega Club et Ranch seront produites mais les chiffres de production semblent introuvables et peu fiables. Attirant ses amateurs car finalement très proche dans le fond de la Mehari, elle est en plus nettement plus polyvalente et tout aussi solide. C'est vrai que son look est moins attirant que la légendaire Citroën mais au moins vous économiserez à l'achat car les modèles en vente vous coûteront bien moins cher que la puce de Javel. Notre exemplaire exposé était en très bel état mais s'était offert quelques touches de personnalisation comme le volant et d'autres bricoles. un auto Française à conserver et à redécouvrir.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 12 Fév 2020, 05:11

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"Alfa Romeo 2000 Sportiva."

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"Donneuse d'organes."

Une fois prises les bonnes résolutions en lançant en 1950 une berline plus généraliste, Alfa Romeo replonge dans son passé avec ce besoin viscéral de présenter des automobiles au fort tempérament. Le dessinateur Franco Scaglione signe en 1953 un concept fascinant et qui restera dans l'histoire du design automobile, l'Alfa Romeo BAT 5, un coupé aux lignes aérodynamique proche...d'une Batmobile! Cette voiture au look incroyable n'avait en revanche aucune chance de voir un aboutissement en série tant elle était futuriste. Mais Scaglione n'en reste pas là et présente une année plus tard un coupé nettement plus réaliste, la 2000 Sportiva.
Franco Scaglione travaille pour le compte de Bertone, l'homme possède un don et est capable de fulgurances mais est aussi capable de créer des automobiles plus réalistes et diablement séduisantes. La 2000 Sportiva est l'une de ses plus belle création. La partie avant aérodynamique offre un capot étiré qui abrite des phares placés sous bulles. Les ailes et le capot arrondit intègrent une calandre discrètement installée au bout du museau, comme une petite bouche de chrome.
De profil on remarque le positionnement avancé des roues avant mettant en valeur de longues ailes dont un pli formé tout au dessus du passage de roue vient mourir au niveau de la poignée de porte. Le cockpit très reculé s'offre un pare-brise très bombé pour l'époque, fortement incliné, il fait écho aux portières qui semblent tirées vers l'arrière par la vitesse. Mais bigre, ce profil ne me semble pas étranger...mais oui, il offre bien des similitudes avec la ligne de la toute première Lamborghini, la 350 GT! Et c'est logique, c'est ce même Scaglione qui est l'auteur de son dessin lorsque la voiture est mise sur le marché en 1964. Comme quoi rien ne se perds. En revanche les boursouflures en bas de la caisse étonnent et les roues arrières auraient peut être reculées davantage pour un meilleur équilibre général. Mais globalement cette allure ramassée offre un look d'enfer.
Et cette partie arrière, la forme de la lunette, les petits feux nichés en bouts d'ailes, le portillon de coffre...et oui, c'est tout simplement la poupe du coupé Giulietta Sprint sortit en 1956 et lui aussi dessiné par Scaglione. Preuve que cette étude n'avait rien de gratuite et en plus, elle roule.
Le moteur est celui de Disco Volante, un bloc 4 cylindres 1997 Cc coiffé d'une culasse en alliage léger à double arbre à cames en tête, il sort 138 chevaux et permet à ce joli coupé d'atteindre les 220 Km/h.
Deux coupés seront construits, ce modèle gris propriété d'Alfa Romeo et exposé ici et une rouge qui appartient à un collectionneur et que vous pouviez voir à Retromobile il y a quelques jours. Il existe également deux roadster au look très différent qui portent à 4 le nombre de 2000 Sportiva construites.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 12 Fév 2020, 19:27

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"SMS Tilbury."

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"Séduit au premier regard."

Non, Yves Charles n'est pas un sujet de sa gracieuse Majesté et c'est bien du côté de Bourges qu'il exerce le métier de modéliste automobile. Mécanicien de formation, il se fait une place dans le monde de la compétition automobile au cours des années 70 et collabore avec Guy Ligier pour la construction de ses voitures d'endurance. Pendant une dizaine d'années il fabrique pour les écuries de course des coques en polyester qu'il modèle et passe une grande partie de son temps dans les paddocks, un passionné de la première heure.
Pourtant dans un coin de sa tête, un rêve, celui de fabriquer un roadster rétro au style très Anglais...il va devoir patienter. Le modeleur est très occupé et son projet coûte beaucoup d'argent car il veux la vendre en petite série. Mais il travaille sur un modèle qu'il compte utiliser à ses propres fins, la base utilisée est celle d'une Renault 6, il y a posé une carrosserie qu'il a entièrement moulée en respectant ses dessins. Le roadster personnel d'Yves Charles est homologué et il l'utilise pour descendre à Saint Raphaël, on lieu de villégiature.
En 1985 il dépose son dessin à l'"INPI" et encontre un autre modéliste nommé Michel Bonenfant, ce dernier est séduit par la voiture et motivé par l'idée de la commercialiser. Fin 1985 ils fondent "SMS" non pas pour "Short Message System" mais pour ""Stylisme et Mécanique Sportive". La fabrique se trouve maintenant à Coignères et Yves Charles fabrique la carrosserie en matériaux composites mais aussi une grande partie des pièces d'accastillage auquel il attache beaucoup d'importance dans leur finitions.
Celle qui prends le nom de Tilbury est homologuée au crash test en juillet 1987 et elle est enfin disponible. Comme Yves Charles à de bonnes relations avec Renault, il va utiliser une base de Renault 4 GTL, châssis et mécanique. La caisse est boulonnée dessus et le client peut au choix l'acheter en kit à monter lui-même où clé en mains. La SMS Tilbury ne manque pas de charme, son look rétro, ses proportions contenues, sa finition soignée en fait un objet décalé qui offre le look d'une voiture des années 30, la fiabilité d'une voiture neuve et un coût d'entretien minime. En revanche elle est vendue très cher, non pas que Yves Charles soit un homme cupide mais il doit ne pas perdre d'argent sur chaque auto fabriquée, une équation pas simple à résoudre. Et son moteur de "Quatrelle" à de quoi faire réfléchir pour une voiture vendue près de 130.000 francs.
C'est si compliqué qu'un an à peine après avoir commencé ses activités la société est en faillite. "La Rochelle Autos Loisirs" devient le nouvel acquéreur des moules et peut en exploiter la licence, le patron s'appelle Gérard Dequevauville. Mais rien ne change vraiment, peu de clients achètent la Tilbury et en 1991 c'est la société Martin qui hérite de l'activité. Toutefois Yves Charles reste propriétaire des droits. Enfin la Tilbury semble intéresser, peut être car à cette époque renaît la folie des petits cabriolets et des roadsters de grande série et que la Tilbury est une alternative originale et sympathique.
Mais en 1996 Martin Production est liquidé et devinez qui rachète Tilbury? Gérard Dequevauville! Si c'est pas de l'amour tout ça! il ouvre à Roanne "Vibraction" où il embauche Georges Martin. Bien que motivés, les hommes n'arrivent pas à se sortit de leurs tracas financiers et "Vibraction" ferme début 2000 ses portes, clap de fin pour la Tilbury. En 2008 Yves Charles meurt et emporte Tilbury à jamais avec lui, il aura réussi à vendre environ 160 modèles, son héritage posthume.
Honteusement je doit vous avouer que j'ai longtemps moqué bêtement ces voitures, quelle erreur! Aujourd'hui je trouve un charme fou à ces adorables petits jouets très soignés et aux finitions étonnantes. Il faut prendre son temps, les contempler de près et en détail pour ne pas faire un amalgame et voir les Tilbury comme des ersatz de Morgan. Non, la Tilbury c'est autre chose, une charmante roturière sincère et soignée qui maintenant me fait beaucoup envie à l'image de ce modèle rouge qui m'a séduit au premier regard.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 13 Fév 2020, 05:28

A Arese...

"Alfa Romeo Giulietta."

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"Un nouveau départ."

La berline 1900 lancée en 1950 sera le premier pas d'Alfa Romeo vers la standardisation de ses activité et l'arrivée d'une gamme généraliste plu adapté à un marché complètement bouleversé après les ravages de la seconde guerre mondiale. La berline moderne mais au tempérament avéré trouve son public, l monde se remet debout et l'économie en marche. La voie du marché généraliste reste la meilleure option, Alfa Romeo propose des produits plus accessibles mais conservant son ADN bien trempé. Ainsi en 1955 est lancé une autre berline plus compacte et plus abordable, la Giulietta.
Cette nouveauté fait dans la discrétion tout en restant sobrement élégante. Elle traduit le mouvement stylistique du milieu des années 50 et le schéma classique de la berline à trois volumes. Elle évoque la berline 1900 mais aussi une Peugeot 403 où bien encore la Simca Aronde, une tendance rationnelle qui séduit largement dans toute l'Europe.
L'avant hérite du design Alfa Romeo, feux ronds au bout des ailes, calandre en forme de cœur entourée de deux ouvertures horizontales joliment entourées de moustaches chromées et capot plus plat que sur la 1900 et décoré d'une belle figure de proue. Un objet qui sera rapidement retiré sur toutes les automobiles Européennes pour des raisons de sécurité.
Difficile de faire plus passe partout quand on l'observe de côté, hormis un pli qui donne un peu de volume aux flancs et des passages de roues arrières "carrés", la Giulietta est d'une transparence étonnante! Assez haute sur ses voies et équipée de vitrages simples sans avoir recours au pare-brise panoramique, la Giulietta pouvait sembler bien timorée pour une Alfa Romeo.
Cette frilosité est visible aussi à l'arrière avec ce gros couvercle de coffre, ses petits lumignons en bouts d'ailes et sa plaque au format carré sur la malle. Toutefois la fabrication est soignée cette Italienne, aussi sage soit elle, séduit les pères de famille, l'image Alfa jouant sans doute pour beaucoup.
Rien de bouleversant à bord non plus mais la présentation est de belle facture et le mobilier peut au gré des habillages devenir coloré et moins austère que dans une Peugeot 403 par exemple. L'ensemble est flatteur pour le conducteur installé sur une banquette pouvant faire s'asseoir trois personnes, merci le levier de vitesses placé sur la colonne de direction. Comme dans la 1900, les passagers arrières ont quasiment une séparation chauffeur, il ne manque que la vitre pour les isoler du compartiment avant. Au dos de la banquette se trouve de jolies sangles servant de point d'appui pour s'installer où sortir mais on y trouve aussi un cendrier au centre, un objet que les plus jeunes ne connaissent plus...ils ont bien de la chance!
La malle de belle capacité faisait de la Giulietta une berline apte à remplir ses fonctions mais sous son allure peut être martiale se cache un joli cœur qui bat en elle et qui pour beaucoup est la pièce maîtresse de cette auto. Son bloc 1290 Cc de 52 chevaux à double arbre à came en tête est plus vivant que ce que proposent les autres généralistes, la Giulietta vit et c'est ce qui lui donne tout son intérêt. Mais la version "Ti" lancée en 1957 affiche 65 chevaux et offre des prestations de premier ordre et cette berline vive est l'une des plus enivrante de sa catégorie. Elle sera d'ailleurs un grand succès et la police Italienne s'en fera livrer un certain nombre.
Mais la Giulietta c'est aussi une gamme vase faite de nombreux coupés comme la Sprint la version Zagato, l'incroyable "SS" où encore le Spider ciblant clairement le marché Américain.
Relookée légèrement en 1959, elle voit de légères modifications sur la face avant, abandon de la décoration de capot, chrome plus épais sur les moustaches en partie base et ailerons arrières plus marqués avec des feux agrandis. La planche de bord change et le compteur de vitesse devient horizontal. L'ensemble est mieux organisé et les habillages et tissus sont modifiés.
Dernier relooking en 1961 où la calandre faite d'une partie entièrement chromée change son visage pour lui donner plus de maturité. Derrière les feux sont encore plus gros mais alourdissement inutilement la ligne. La puissance augmente, la version de base passe de 52 à 61 chevaux et la "Ti" de 64 à 73 chevaux. Ce sera sa dernière année de production, en 1962 est lancée la Giulia. Il s'en sera vendu 131.775 exemplaires.
En France on connaît peu la Giulietta, elle n'est pas très populaire chez nous. Voici l'occasion de mieux la comprendre et de la resituer dans son contexte de l'époque, une phase importante de reconstruction pour Alfa Romeo, un nouveau départ.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 13 Fév 2020, 17:09

A Automedon...

"Simca 9 Sport Coupé Figoni."

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"La petite robe haute couture."

Simca a vu le jour en 1934, la marque que l'on pense comme 100% Française à en réalité des origines bien Italiennes. Elle exporte en France des Fiat rebagées Simca, le nom signifiant "Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie automobile". Le "boss" désigné par Fiat sera le talentueux Enrico Teodoro Pigozzi mais la seconde guerre mondiale va faire basculer en France la nouvelle marque qui entrera au sein de la "GFA" (Général Française Automobile) et intègre le registre des constructeurs nationaux.
Sortie en 1938, la Simca 8 est en réalité une Fiat 508 fabriquée à Nanterre sous licence. Il en existera deux générations, celles commercialisées de 1938 à 1949 et les autres dénommées Simca 8 1200 dont la carrière s'étalera entre 1949 à 1951.
Cette auto a trouvé un certain écho auprès du public Français et aidera Simca à se faire une jolie place dans le cœur des familles de l'hexagone.
Elle était apparue avec un modeste 4 cylindres 1089 Cc de 32 chevaux puis adoptera un 1221 CC développant 41 chevaux ce qui était suffisant pour cette auto de petite taille mais proposant 4 portes à ouverture antagonistes et sans pied milieu.
Le client pouvait donc opter pour la berline 4 portes mais aussi un élégant coupé et un rare cabriolet. C'est Pigozzi qui en est à l'origine, il souhaite valoriser la gamme avec un coupé sport. Le modèle est vite dessiné et présenté au patron qui la trouve bien séduisante, elle ressemble un peu d'ailleurs à une Cisitalia.
C'est l'usine Facel Metalon qui est choisie pour la fabriquer, à Poissy on prépare la grande chaîne de l'Aronde qui mobilise les locaux, la place est donc comptée. Présentée au salon de Paris 1948, le coupé et la cabriolet attirent l'attention des visiteurs, il faut dire que les deux modèles sont particulièrement séduisants. On trouve sous le capot le bloc 1.2 litres qui sort 50 chevaux et lui autorise 135 Km/h maxi. Mais la production à du retard et les premiers clients sont livrés un an plus tard, à l'automne 1949.
Pour le millésime 1952, la gamme Simca 8 Sport est profondément retouchée, la calandre est entièrement nouvelle et ne forme plus que trois larges barrettes, d'ailleurs elle se baptise Simca 9 Sport en 1952 et sa structure monocoque enfle de deux centimètres. Le bloc moteur est désormais issu de l'Aronde et affiche 51 chevaux mais le prix de ces modèles est très élevé et se voit confrontés aux nouveaux coupés Aronde, ils sont plus modernes et plus spacieux tout en étant moins chers, la fin approche.
Pourtant en octobre 1952 est dévoilé la Simca 9 Sport à la carrosserie entièrement nouvelle, son style signé Facel est une réussite avec sa ligne fluide et fine. Mais son poids conséquent n'est pas en adéquation avec son petit moteur de 51 chevaux qui en fait une starlette qu'il faut apprécier du regard car au volant, c'est la soupe à la grimace. De plus si la voiture se montre bien finie avec son intérieur en cuir, elle est toujours vendue à un tarif élitiste.
En 1953 elle reste une dernière année au catalogue et part sur la pointe des pneus.
Ce coupé signé Figoni est fabriqué en 1954, Figoni a récupéré un soubassement de Simca 9 sur laquelle il a greffé un avant presque identique au modèle de série fabriqué par Facel Metallon. L'arrière est encore plus anecdotique car c'est celui qui était fabriqué pour habiller les 4CV Autobleu et que fabriquait Figoni pour le carrossier Italien Ghia. L'assemblage donne ce résultat qui étrangement est d'une grande harmonie. On découvre ainsi un chic coupé aux lignes féminines et sportives d'une très grande classe, quelle réussite! La lunette arrière est en plexiglas car trop cintrée pour la réaliser en verre à cette époque, les roues "Robergel" sont habillées d'un enjoliveur réalisé par Figoni, elles sont superbes.
La sublime petite Française était équipée du bloc Simca 1221 Cc de 57 chevaux, pas la plus belle carte de visite pour une auto si typée, c'est bien dommage.
Figoni a réutilisé des reste et ce modèle est unique. Retrouvée à l'abandon et sévèrement rongé par la rouille, elle a été restaurée de main de maître pour retrouver sa splendeur d'antan, seule la sellerie d'origine patinée a été conservée et le moteur a été remplacé par un "Super Rush" de 62 chevaux offrant de meilleurs performances. Une adorable petite voiture Française unique et pleine de charme qui avait déjà été exposée à l'intérieur de ce même salon en 2016.

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