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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 29 Oct 2019, 04:49

A Sinsheim...

"Bugatti Type 57 Ventoux."

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"Le rouge et le noir."

Si les Bugatti sont toutes exceptionnelles, la "57" est peut être celle qui attise le plus de fantasmes avec des modèles comme l'Atalante et l'Atlantic. Rappelons que la 57 est un ensemble châssis/moteur produit entre 1934 et 1939 qui reçurent les carrosseries les plus mythiques mais aussi à mes yeux les plus belles. Les versions "S" sont quand à elles celles disposant d'un châssis surbaissés.
Sa mécanique de pointe faisait appel à ce qui se faisait de mieux à l'époque, un ensemble 8 cylindres en ligne de 3257 Cc à double arbre à came en tête qui lui donnait dans sa version de base 135 chevaux et jusqu'à 210 sur la version "SC" à compresseur "Roots". En vitesse maxi on allait de 150 Km/h pour la mécanique d'accès à la gamme à 185 pour le modèle à compresseur. Cet artifice était utilisé sur les voitures les plus chères du monde, Mercedes-Benz, Alfa Romeo, Bentley où Horch. Si ces chiffrent impressionnent peu aujourd'hui, rares étaient les berlines populaires à atteindre un 100 Km/h et l'état des routes n'autorisait guère à aller plus vite non plus.
Si d'usine on pouvait s'offrir des carrosseries fabuleuses, il était souvent de coutume de faire habiller les châssis chez les plus grands "couturiers" automobile de l'époque qui donneront naissance à de vraies merveilles inestimables aujourd'hui et déjà hors de prix à l'époque.
La "57" remonte à une époque où Bugatti n'était pas au sommet de sa forme, Ettore le grand patron était très occupé par son projet d'autorail et résidait la plupart du temps sur Paris. C'est son fils Jean qui fait tourner la machine à Molsheim et la gamme "49" a vieillie, il faut nécessairement la remplacer par du neuf et c'est avec le fabuleux châssis de la 57 que la marque Alsacienne va retrouver son lustre légèrement terni.
Elle est donc dévoilée au salon de Paris en 1934 et on peut la choisir sous quatre formes de carrosseries, la berline "Galibier", le coach "Ventoux", le cabriolet "Stelvio" et le coupé "Atalante", ces deux dernières étant sous-traitées dans les ateliers de Gangloff à Colmar. A savoir que c'est Jean Bugatti qui sera l'auteur des lignes de toute la gamme, il avait un sacré coup de crayon le gamin!
C'est la "Ventoux" qui nous intéresse ici et qui reprends le nom d'un célèbre col Français. Il s'agit donc d'un modèle "usine" conçu et fabriqué par Bugatti. Si elle n'a pas la finesse d'une Atalante, la Ventoux, qui est plus épaisse offre un espace intérieur disposant de places arrières. Outre la banquette, le pavillon plus haut permet d'y voyager dans de bonnes dispositions. Sorte de GT avant l'heure, la "Ventoux" offre la patte Bugatti avec son avant typique et sa calandre en forme de fer à cheval. Le pare-brise incliné dénotait grandement aussi à cette époque, Jean Bugatti avait déjà compris que ce "détail" avait son importance. La roue de secours n'est plus exhibée sur l'aile et à la place est situé un petit coffre fermant à clé, astucieux! La découpe bicolore arrondie est elle aussi une particularité des Bugatti de cette époque et le carénage des roues arrière va de pair avec une recherche aérodynamique destinée à optimiser les performances et faire réduire légèrement la consommation. Un coffre a été intégré sous l'étroite lunette arrière et la roue de secours se loge juste en dessous, cachée par une jolie pièce de carrosserie formée.
Cuir et bois habillent l'intérieur, la "Ventoux" mêlant parfaitement luxe et performances.
Ce modèle de 1935 porte une teinte bicolore très classique faite de rouge et de noir, elle en est presque caricaturale car même ceux qui n'y connaissent pas grand chose en automobile reconnaissent qu'il s'agit d'une Bugatti au premier regard. Celle-ci date de 1935 et dispose d'une puissance de 135 chevaux.


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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 30 Oct 2019, 12:00

A la Ferté Vidame...

"Citroën C60 Prototype."

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"Une si grande amie."

La gamme Citroën de 1955 est étonnante, un ovni est dévoilé, sans doute la voiture la plus futuriste de série jamais commercialisée, la DS. De l'autre côté il y a son opposé, la 2CV! Entre ces deux modèles aux antipode, absolument rien si l'on fait abstraction du fourgon HY.
Le styliste maison Flaminio Bertoni est sollicité pour dessiner un modèle intermédiaire faisant office de chaînon manquant. Il signe la berline Ami6 qui endossera ce rôle dès 1961.
Pourtant au directoire de Citroën on trouve l'offre limité et on juge qu'il serait pertinent de mettre en plus un modèle qui sera placé entre la future Ami6 et la berline DS. Là encore c'est vers Bertoni que l'on se dirige et charge à lui de livrer un modèle capable de faire cette transition. Celle qui sera une grande Ami où une petite DS ne simplifie pas son travail et il finalise en 1960 ce modèle en livrant une année avant l'Ami6 ce prototype C60.
Bertoni semble avoir en fait mixé les deux voitures et on comprends au premier regard que cette voiture n'aurait pas eu de grandes chances si elle avait vue le jour sous cette forme. Elle est pour le moins déconcertante cette C60, l'avant est intéressant et assez moderne pour 1960 et il semble même anticiper le restylage de la DS faite n 1968 par Robert Opron! Fine, cette proue était moderne et très aérodynamique. Pas de calandre encore, l'aération se faisant par le haut du capot et à l'endroit où se logerait la plaque d'immatriculation. Notez que ce capot s'ouvre à l'inverse de la DS, de façon à ne pas se lever sur la route s'il est mal fermé.
Si l'avant est futuriste, ça se complique quand on observe le véhicule de profil. Car oui, on retrouve...l'Ami6! La lunette inversée saute aux yeux tout comme les passages de roues légèrement carénés en partie supérieure. C'est cette singularité si forte qui mettra sans doute en échec le projet, deux modèles stylistiquement trop semblables.
L'arrière lui, que l'on ne voit hélas pas sur les photos est proche de l'Ami6, hormis les feux qui sont de grands blocs rouge rectangulaires.
Le prototype a été largement finalisé si bien que même l'intérieur a été réalisé. Là encore on constate les mêmes évidences que pour l'extérieur, un mélange de DS et d'Ami. On peut y voir une Ami 6 endimanchée où une DS simplifiée avec un mobilier inédit. On y retrouve le volant monobranche de la DS et sa pédale de frein "champignon" et un long levier de vitesses au plancher qui émerge loin sous la console centrale.
On parles de deux mécaniques présentes sous le capot, des 4 cylindres à plat qui seraient un accouplement de deux moteurs de 2CV mis au point par Walter Bechia. Un ensemble hydropneumatique est également monté de série, ce qui la rapproche grandement de la DS.
Citroën en fera construire plusieurs avant d'abandonner le projet et aujourd'hui il en reste un seul exemplaire conservé. De ce dessin sera conservé les phares...que l'on retrouvera n 1963 sur la Panhard 24! Ce sera au final la GS qui en 1970 endossera le rôle, la gamme Ami ayant entre temps évolué et offrant avec l'Ami 8 une gamme de plusieurs carrosserie faisant oublier la version berline avec son arrière si controversé.
Je l'avais déjà vue à Retromobile il y a quelques années mais elle reste étonnante cette C60, une voiture que l'on pense à tort être le prototype de l'Ami6, ce qui est une petite erreur.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 30 Oct 2019, 18:23

A Sinsheim...

Oh, la Bugatti Royale "Napoleon"!!

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Bon, vous l'imaginez, cette pièce unique exposée dans la collection Schlumpf est une réplique. Mais sincèrement, elle est plus vraie que nature!
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 31 Oct 2019, 10:48

A la Ferté Vidame...

"Citroën Xenia Concept."

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"La GT de l'an 2000?"

En convalescence, Citroën qui vient d'être absorbé par Peugeot doit faire une sévère cure économique. Les grands projets sont oubliés, il faut y aller doucement et aussi partager les biens communs. Avant l'arrivée en 1982 de la BX qui changera tout, Citroën à levé le pied et pour le salon de Paris 1981, aucune nouveauté n'est à exposer.
On va donc présenter un concept-car histoire de faire venir les visiteurs sur un stand assez terne. A cette occasion, on y découvre sur un podium tournant notre Xenia. Au début des années 80, on fait une fixette sur les consommations, une bonne idée car rare sont les berlines à descendre sous les 10 litres au 100. Plutôt que de travailler sur les moteurs, on semble ne jurer que sur l'aérodynamisme. Tous les constructeurs généralistes présenteront des concept profilés capable de moyennes qui laissent rêveur. Le styliste Italien Trevore Fiore qui en a tracé la silhouette. Étonnamment, il devance de quelques années la mode des monospaces, pourtant tout le monde à oublié la Xenia! L'avant en profil d'aile semble "trancher" l'air, on l'équipe à cette occasion de phares basculants. La plongée sur le grand pare-brise nous montre l'absence d'essuie-glace. Pas d'explication mais peut être que les deux écopes à la base servent à diffuser de l'air chassant les gouttes? Les rétroviseurs aussi sont absents, pas d'explication, peut être se replient ils pour se cacher à l'arrêt, où était elle équipée de caméras? Mine de rien, on ne semble plus trouver de traces sur ses innovations, comme si elles étaient introuvables. De plus c'est une simple maquette et rien n'est réellement fonctionnel.
Basse, la Xenia bénéficie de larges fenêtres et son allure mêle monospace et break de chasse...incroyable, c'est un peu l'Avantime avant l'heure quand on y réfléchit! Les épaisses protections latérales couleur caisse font la jonction avec les boucliers tandis que le hayon est coupé net, comme guillotiné. Cette grande vitre verticale est ornée du nom de la voiture, c'était la mode à l'époque, la Scirocco avait aussi adopté ce gimmick et sur la Fuego était inscrit en gros "Turbo" sur le verre de sa "bulle". Notons aussi une singularité, les feux qui sont à l'intérieur de la voiture, derrière la lunette.
L'habitacle est sans doute le plus intéressant, la patte Citroën y est fort présente, c'est ce que j'aime! Le bloc d'instrument en forme de demi-lune est parsemé de basculeurs tout autour, c'est amusant et surtout ergonomique. Ainsi on a accès aux commandes sans ôter ses mains du volant...monobranche il va de soi. On retrouvera cette disposition sur la BX première génération mais dans un style plus géométrique. En revanche je ne comprends plus la pertinence des boutons placés derrière le volant. Un véritable clavier qui compte...40 boutons!! Une petite centrale de climatisation est disposé sur la gauche et le réglage se fait de manière électronique. La radio logée entre les sièges avec son tuner n'est pas une nouveauté, GS et SM le proposaient déjà. Appréciez au passage le dessin des 4 fauteuils qui donnent franchement envie de faire quelques centaines de kilomètres à son bord.
On voit qu'elle dispose d'un levier de vitesses automatique, un signe que le futur abandonnera les boites mécanique...ce qui est peut être une réalité. En revanche la Xenia n'en a que le manche car cette étude ne dispose ni de boite de vitesses, ni de moteur, un simple exercice de style.
Cette voiture restée dans les réserves de Citroën et exposée au conservatoire d'Aulnay sous Bois a été par le passé exposée aussi au musée de Mulhouse pendant de nombreuses années. Dommage en revanche qu'elle ai été si mal mise en valeur sous cette tente un peu rustique et étriquée, elle méritait mieux je pense.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 01 Nov 2019, 09:18

A Sinsheim...

Le musée possède une collection variée et aussi élitiste.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 01 Nov 2019, 10:08

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"Opel 24/50 PS."

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"Le rêve d'Adam."

Pour ceux qui l'ignorent, la petite citadine Adam d'Opel porte en réalité le nom de son fondateur, Adam Opel. Il est né en 1837 près de Rüsselsheim. Le jeune homme partira pendant un temps en France découvrir la fabrication des premières machine à coudre. Fasciné par ce mécanisme et son utilité, il décide de lancer sa propre production à son retour en Allemagne.
La petite entreprise prospère vite en cette période de révolution industrielle, Adam Opel élargit son offre avec du matériel pour les viticulteurs et en profite pour agrandir son usine. Il contemple l'évolution du monde et de la société de consommation, les bicyclettes rencontrent un succès, il se met à en fabriquer.
En 1898, Opel assiste à l'explosion du marché automobile, ce secteur est en pleine croissance mais demande de lourdes infrastructures. Lors d'une course automobile il rencontre un petit constructeur, Friedrich Lutzmann les hommes se mettent d'accord, Opel rachète une partie de sa société. Friedrich Lutzmann reste 2 années directeur puis quitte la société avec un beau capital en poche, Opel devient alors le dirigeant, enfin il possède une usine automobile!
Mais sa marque n'a pas les reins aussi solide que les constructeurs Français alors en pointe dans ce domaine. En 1900 Opel s'associe avec le Français Darracq, les deux constructeurs se partagent la production faisant ainsi baisser les coûts. La première Opel/Darracq est commercialisée en 1902 et son atout est un excellent rapport qualité/prix. Opel va rapidement lancer ses propres automobiles sous son unique nom, la gamme se monte et les clients apprécient ces automobiles. Au fil des années les modèles prennent de l'assurance et montent en gamme, ils en deviennent presque luxueux.
C'est en 1910 que la 24/50 PS est mise au catalogue, c'est une grande voiture huppée facturée au prix fort. Son moteur 4 cylindres de 6240 Cc délivre 50 chevaux, ce qui à cette époque était conséquent, elle pouvait atteindre 85 Km/h. La 24/50 était disponible sous la forme d'une berline, d'un double phaëton et d'un landaulet. Opel la distribuait aussi en Australie prouvant ainsi sa robustesse sur ces terres où les automobiles sont mises à rude épreuve.
Fabriquées avec soin, ces automobiles suivent le courant stylistique de l'époque et il fallait alors regarder le logo sur la calandre pour connaître la marque tant les voitures se ressemblaient. Fabriquée jusqu'en 1912, la 24/50 laisse ensuite place à la 25/55, l'aventure Opel est en bonne voie et malgré bien des unions et des fusions, elle existe toujours et est désormais partenaire de PSA après avoir été une entité du groupe General Motors pendant de très longues années.
Ce joli modèle bordeaux exposé ici datait de 1912.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 02 Nov 2019, 04:44

A la Ferté Vidame...

"Citroën 2CV 2000 Concept."

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"Les petits secrets du conservatoire."

C'est une période faste pour Citroën que les années 90. La gamme est riche, cohérente et les modèles du catalogue sont de qualités à défaut d'êtres originaux. C'est le seul point faible de la marque aux chevrons. Lorsque le nouveau responsable du style débarque, Jean Pierre Ploué, il souhaite y apporter sa patte et donner une identité à Citroën.
Il donne à son équipe de designers l'opportunité de créer des modèles plus ambitieux. Ainsi les stylistes peuvent présenter au nouveau responsable ce dont ils sont capables. On retrouvera ces modèles bien mis en valeur sous les projecteurs des salons et certains éléments de style seront repris quelques années plus tard sur les modèles de série.
Pourtant il arrive que certains exercices restent en interne et ne soient jamais dévoilés au public, c'est le cas de cette étonnante 2CV 2000. C'est l'époque où la vogue néo-rétro bat si plein. New Beetle, Mini, Chrysler PT Cruiser et même Renault qui hésite à produire sa Fiftie. Citroën à dans son patrimoine quelques pièces de choix, DS, SM et bien sûr la plus populaire de toutes, la 2CV.
Voici donc la réinterprétation contemporaine du minimum automobile vu par Citroën. Tout le monde la reconnaît spontanément tant la forme est calquée sur la version originale, trop sans doute. Les phares sont néanmoins intégrés dans les ailes qui sont quand à elle bien débordantes. Des traits sur le capot rappellent la version originale et une grande calandre hélas restée anonyme est creusée à l'avant.
Le pare-brise est lui bien plus grand et incliné, les roues en tôle rappellent son esprit minimaliste. Les vitres sont plates et les portes lisses afin de baisser au mieux les coûts de fabrication. On trouve une épaisse custode pleine à l'arrière qui contourne une vitre arrondie. Notons au passage la toile qui sert de toit ouvrant, comme sur la vétérante.
Les petits feux arrières nichés dans les coins ne doivent pas éclairer plus que son arrière grand mère, ils sont ici factices. la lunette en revanche est bien plus grande et le bouclier gris se montre moins coûteux à fabriquer et surtout moins fragile en usage urbain.
Comme il s'agit d'une maquette, l'habitacle est vide, dommage car il aurait été intéressant d'imaginer la vision futuriste du minimum automobile...c'et bien plus compliqué qu'on ne le pense!
Inédite, cette maquette était exposée pour la toute première fois à l'occasion de ce centenaire, une amusante découverte qui laisse aussi un sentiment amer de ne pas avoir vu le jour en vrai. Mais l'aventure continue et qui sais si dans l'avenir une véritable 2CV du future fera peut être sa réapparition au catalogue, une auto si populaire aurait sans aucun doute une côte d'amour très élevée.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 03 Nov 2019, 09:52

A Sinsheim...

Une petite vue de cette partie.
De nombreuses pièces sont exposées sur de grands panneaux en bois, la collection est franchement immense!

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Et ce que l'on voit de l'autre côté.

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Il y a de quoi s'occuper...
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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 03 Nov 2019, 10:25

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"Rolls Royce Phantom II Boattail Tourer."

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"Oh mon bateau!"

Fondé en 1904, Rolls Royce se positionne immédiatement sur le créneau du haut de gamme et vend déjà ses automobiles à des prix faramineux. L'automobile est déjà un objet de luxe à ses débuts mais Rolls Royce veux y apporter sa différence avec des voitures fabriquées entièrement à la main et dotées des matériaux les plus luxueux associés à de robustes et puissantes mécaniques. A cela s'ajoutera un confort incomparable lié à des moteurs extrêmement silencieux et dénués de toute vibration.
La légendaire Silver Ghost devient alors la référence lors de sa présentation en 1907, elle est vendue sous forme de châssis nu et se fait alors endosser un costume par des carrossiers bien inspirés et rondement rémunérés qui se feront alors une joie d'habiller pour la plus grand plaisir de leur propriétaires.
Ce modèle établira la légende de la marque, un fondement inoxydable qui se perpétue de nos jours sans jamais avoir vacillé. La Silver Ghost s’effacera en 1926 pour laisser place à la Phantom puis à la Phantom II en 1929.
Comme toujours sa réalisation fait appel à ce que l'on fait de plus sérieux à l'époque et la fabrique ne mégote sur aucune dépense, tout doit être parfait, le prix ne compte pas. Ajustages au millimètre, finitions haut de gamme, matériaux d'exception, une Rolls ne doit jamais être surpassé par une autre voiture.
Son moteur est un 6 cylindres en ligne de 7.7 litres affichant 120 chevaux. Il est équipé d'une boîte à 4 rapports synchronisés sur les deux dernières vitesses. Les 4 freins sont dotés d'une assistance et la suspension a été amélioré.
Comme toujours Rolls fournit la plupart de ses châssis à des carrossiers indépendants à la demande du client afin de lui offrir un habillage exclusif et souvent unique. Sa carrière cesse en 1935 et il se sera vendu 1680 exemplaires.
Ce modèle exposé est sortit de la fabrique de Derby en 1933 mais sous la forme d'une berline fermée 5 places dite "Sport Saloon" et dont la fabrication a été confiée à Barker. Le client Anglais la revends dans les années 50 au propriétaire d'une fabrique de thé au Kenya en Afrique orientale Britannique. Le nouveau propriétaire souhaite la transformer d'après un modèle fabriqué par Hooper à l'époque. Séduit par le style de la carrosserie Boattail Tourer, il fait entreprendre son démontage et enlève la carrosserie originelle de berline. Déshabillée, le châssis s'équipe ensuite de cette séduisante parure mêlant métal et bois, en l’occurrence du teck comme sur les Riva. L'allure est époustouflante, on y retrouve la calandre grecque mythique mais surmontée d'un étonnant indien sur ses gardes! Peut être une fantaisie de son propriétaire qui aurait conservé la statuette originale comme presse livre. Ses grands phares chromés et de longues mais fluettes ailes au style sportif et aérien affinent son allure. Derrière un imposant capot se retrouve le pare-brise coupe vent et les garnitures de bois, moi j'ai toujours trouvé ces ornementations remarquables. Entre les ailes sont montés des marchepieds en forme de profil d'ailes d'avion, c'est magnifique! L'arrière arbore une poupe pincée de bateau d'où est tiré son nom "boattail".
Propriété du musée depuis 1999, cette Rolls de caractère est l'un des joyaux de cette collection pour le moins riche et variée.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 03 Nov 2019, 12:50

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"Citroën BX 14 RE."

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"Gilet jaune."

Trouble période pour Citroën que sont les années 70. Et même si le rachat de la marque Maserati peut faire illusion c'est la faillite qui pointe le bout de son nez. Ironie du sort, Maserati va peut être revenir dans le groupe avec le rachat de FCA! Pour s'en sortir il faut dégraisser, Javel abandonne Maserati à son sort (une chance quand on y réfléchit!) et n'a d'autre choix que de fusionner avec Peugeot pour former l'entité PSA, c'est sauve qui peut.
La CX inaugure l'usine d'Aulnay sous Bois (Hélas fermée désormais), la 2CV n'arrête pas de vieillir et seul la GS qui n'a que 4 ans sauve les meubles.
A la fin des années 70 la GS devrait être remplacée mais l'argent manque, Peugeot doit nourrir son partenaire mais les finances son serrées, on "bricole" le berline Citroën qui se mue en GSA en 1979 en y gagnant un hayon et en se parant de plastique à la place du chrome pour faire oublier son age bien avancé. La Visa quand à elle hérite d'éléments Peugeot et d'un look que l'on a jamais cessé de se moquer.
Pour la marque aux chevrons il faut absolument sortir la tête de l'eau et la remplaçante de la GSA n'aura pas droit à l'échec car il en va de sa survie, si c'est le cas, Citroën sera condamné à disparaître. Au salon de Paris 1982 est dévoilée la BX, grosse pression pour Citroën qui a beaucoup travaillé dessus et c'est une réussite, les journalistes sont enchantés, sa campagne publicitaire chantée par Julien Clerc résonne encore dans nos têtes et les clients signent les bons de commande en rafale, mon père sera l'un d'entre eux en commandant en 1983 sa 14 RE.
Dessinée par Marcello Gandini, le père de la Lamborghini Countach, la BX est une berline bicorps d'aspect moderne qui garde pourtant l'identité Citroën avec une planche de bord typique...c'est à dire atypique! Anguleuse, aérodynamique et bien balancée, la BX donne un coup derrière les étiquettes à l'antique GSA!
Très légère et aidée par des moteurs 1.4 litres et 1.6 litres récents, elle fait l'unanimité grâce à son confort qui fait honneur à la réputation de la marque ainsi qu'à son comportement particulièrement sécurisant et un freinage très rassurant.
Le diesel fait son entrée en 1983, les chauffeurs de taxi l'adoptent en masse et les particuliers commencent à s'y intéresser. L'année suivante entre en scène un nouveau moteur 1.9 litres sur la finition GT, équipée d'un carburateur double corps elle développe 105 chevaux et culmine en haut de la gamme, la fameuse "Sport" arrivant en 1985 avec ses 126 chevaux et achevant la vie de cette BX dite "phase I". N'oublions pas la version break apparue aussi cette même année.
En 1986 un restylage intervient, la BX évolue légèrement et arrondit ses angles, nouveaux boucliers, clignotants blancs à l'avant, dessin revu des rétroviseurs extérieurs et surtout une planche de bord inédite beaucoup moins tourmentée et nettement mieux réalisée. Avec le recul, on finit aujourd'hui par lui préférer celui de la première série tellement Citroën...
Les mécaniques sont reconduites mais plus la version "Sport", en revanche une version "15" à moteur 1.5 litres et forte de 80 chevaux vient s’intercaler entre la "14" et la "16". Puis la GTi fait son entrée au catalogue en 1987, elle est la remplaçante fort attendue de la "Sport". Moins provocante, elle troque ses carburateurs pour une injection et délivre 125 chevaux.
En 1988 arrive les premières versions turbo diesel, une réussite à l'aube d'une révolution "mazoutiste" qui perdure toujours depuis plus de 30 ans. Enfin les moteurs à "huile lourde" se font discrets, performants et sobres, les Français sont conquis, ils lui resteront fidèles un quart de siècle plus tard. En parallèle, une version à quatre roues motrices est désormais disponible, décidément la BX semble avoir sans cesse une actualité.
A partir de 1990 la BX a tout donnée et attend sa remplaçante qui tarde à venir, pour faire patienter de nombreuses séries spéciales tentent de faire oublier son âge, et en 1992 la BX vit sa dernière année avant l'arrivée de sa remplaçante, la Xantia. Le break quand à lui poursuivra sa carrière jusqu'en 1994.
Si l'on croise souvent des "GTI" où autre "Sport" sur ces expositions de voitures anciennes, il est bien plus rare de voir des modèles "lambda" et cette 14 RE est exceptionnelle car sa teinte "jaune Cédrat" est sans doute l'une des plus rare. Couleur vue dans les brochures d'époque, elle a pourtant été mise au catalogue et bien que certains pensaient qu'elle n'était pas disponible, preuve en est qu'une poignée ont été vendue ainsi. Faisant penser à un modèle peint pour une séance de crash est, il en resterait quelques exemplaires encore connus. C'est donc une rareté qui en plus semblait dans un "jus" d'époque émouvant. Pour moi c'était une première et c'est la voiture qui m'a le plus marqué sous ce chapiteau!

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