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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 07 Oct 2019, 11:47

A Sinsheim...

"Volkswagen Kübelwagen."

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"Un insecte engagé."

A peine élu chancelier en 1933, Adolf Hitler déborde de projets et donne un espoir jamais vu pour le peuple Allemand qui sent que le changement viendra grâce à lui...s'ils savaient. Hitler à des ambitions hors norme et s'il veut placer l'Allemagne au sommet de l'économie mondiale, en secret l'homme veut devenir un dieu vivant et placer le monde dans sa main. Son troisième Reich devait durer 1000 années...
Ainsi dans l'ombre il prépare l'offensive, ce projet ne se fera pas par de simples voies diplomatiques. Tandis qu'il collabore avec Ferdinand Porsche dans le but de mettre sur route une automobile pour toutes les familles, Hitler commence discrètement à se construire une armée moderne comme aucun pays n'en possède encore. En à peine quelques années il fera édifier des porte-avions, des cuirassés, des aéronefs en tout genre, des chars, des véhicules blindés mais aussi de l'armement fixe et transportable, sans oublier la logistique en passant par les vêtements pour des millions d'hommes. Aujourd'hui encore nombreux sont ceux qui se demandent comment tout cela a t-il pu être réalisable en si peu de temps, avec quel argent et sans que personne ne le sache! Enfin si, les industriels se sont frottés les mains en voyant une aubaine unique à ces investissements colossaux.
Pourtant quand il envahi la Pologne en 1929, il dispose d'une armée sortant de son emballage, tous les "jouets" de guerre étant neufs!
Dans le lot de cet inventaire, une petite voiture de reconnaissance passe-partout se révèle indispensable. Les ingénieurs possèdent la base, celle de la "KDF", la Coccinelle. Dans ce genre d'exercice la fonction dicte la forme, avant de la dessiner, il faut établir un solide cahier de charges. Elle doit être compacte, légère, posséder 4 roues motrices, doit être capable de grandes aptitudes de franchissement, doit pouvoir transporter 4 militaires et un peu de matériel. Le tout a pour obligation d'être robuste et simple à réparer sur le terrain.
Les premiers prototypes voient le jour en 1938 et sont rapidement avalisés par la hiérarchie, rapidement celle qui devient la "Kübelwagen" prends vie. Ce surnom signifie en Français "voiture bassine" en raison de son look. Des éléments de carrosserie en métal plan simplifient sa conception, coûtent moins cher à produire et augmentent sa rapidité de fabrication. Seul les ailes rondes tranchent dans son dessin. Le capot avant très incliné est le lieu pour fixer la roue de secours, c'est ici aussi que se trouve le réservoir de carburant. En dessous, un sabot relevé et des roues avancées permettent de n'avoir aucun porte à faut et offre une capacité de franchissement hors pair.
Un pare-brise en deux parties se rabat, les portes sont des pièces pressées de forme carrées et une capote sert à protéger des intempéries les passagers ainsi que de "side sreen" en mica. Sur le terrain, ces éléments fastidieux à installer et prenant de la place dans le véhicule seront rarement positionnés, sauf là où ils sont indispensable, sur le front de l'est.
Incliné aussi fortement, le panneau arrière sert de porte d'accès à la mécanique, sans surprise, on y retrouve en toute logique le 4 cylindres à plat refroidit par air de la Volkswagen. En l’occurrence il s'agit du 985 Cc de 25 chevaux. Il sera ensuite revu en passant à 1131 Cc dès 1943. La transmission intégrale est confiée à ZF, Zeppelin Fabrik.
En 1939 la Kübelwagen est prête, sa fabrication sur le site où est construite la KDF fait quasiment stopper le montage de la voiture civile.
Sur le terrain la Volkswagen offre des aptitudes remarquables et rempli son cahier des charges. Il faudra néanmoins l'adapter en fonction de son terrain, elle devra à la fois affronter les conditions extrêmes du bourbier de l'est et l'aridité de l'indomptable des sables Africains.
Volkswagen en fabriquera environ 55.000 exemplaires dont ce modèle de 1942 ici exposé et qui reste l'un des plus célèbre véhicule militaire de l'armée Allemande.

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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Oct 2019, 12:21

A la Ferté Vidame...

"Citroën CX 25 GTi Automatique."

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"La force tranquille."

Le succès de de la BX redonne à Citroën de l’aplomb. Nous sommes au milieu des années 80 et la marque aux chevrons a réussie à passer un cap compliqué que celui d'entrer sous la tutelle de Peugeot au sein de PSA. La grande CX a été un succès même si on l'a trop comparée avec la DS en la jugeant moins réussie. C'est faux car intrinsèquement elle reprends le meilleur de son aïeule tout en se modernisant sur bien des aspects. Et puis enfin elle trouve du souffle, chose qui manquait cruellement à la DS. La CX aura droit rapidement à une version GTi dès 1977, rappelons qu'elle est sortie en 1974 et est auréolée du titre de voiture Européenne de l'année 1975.
Cette GTi de première génération affiche 128 chevaux et atteint les 190 Km/h. Une version sportive qui est aussi là pour faire oublier l'absence de moteur V6 au contraire de ses concurrentes que sont la Peugeot 604, la Renault 30 et la Talbot Tagora.
Nous sommes en 1985, la CX à déjà 10 ans et commence à porter quelques ride. Le dessin de Robert Opron n'y est pour rien, le chrome trop présent la date et l'intérieur offre un mobilier qui n'est plus d'actualité. Mais pas question de lancer une nouvelle auto, seule option possible, un lifting. C'est donc sous l'appellation pompeuse de "Serie 2" que la version reliftée débarque en juillet 1985.
Certes, j'adore la version originelle, fine avec ses délicats chromes mais l'équipe de stylistes à transformé la CX de manière convaincante pour pas grand chose. Les boucliers inédits sont maintenant en plastique teintés dans la masse dans le tonalité de la carrosserie. Très enveloppants, ils se prolongent maintenant jusqu'aux passages de roues. La calandre quand à elle a été retouchée aussi, ses 4 barrettes horizontales suivent l'inclinaison des phares.
Les baguettes latérales sont plus épaisses et noires, on remarque surtout les nouveaux rétroviseurs hyper stylisés et qui feront le bonheur de nombre de petits constructeurs. On remarque aussi que de nombreux chromes laissent place à du noir satiné, toutefois il reste encore un certain nombre.
Derrière c'est un pare-choc remanié qui prends place et qui se montre aussi plus épais. Quand on y prête attention, peu de choses ont été modifiées mais on reconnaît au premier regard cette "Serie 2".
Dedans en revanche beaucoup de retouches ont pris place à bord. Le véritable repère reste en place, le fameux combiné d'instruments de forme ovale avec ses commodos satellites. Ces derniers ont des commandes adoucies, et on trouve désormais de classiques compteurs, quand au reste il est inédit. La console centrale s'est fortement élargie, les aérateurs changent de place et de forme et la planche de bord se montre plus épaisse et plus costaude d'aspect. De nombreux petits rangements y sont dissimulés, garnitures et selleries sont elles aussi entièrement revues. Ce coup de neuf redonne un vrai bol d'air à la grande berline chevronnée et relance l'intérêt des clients. Ceux qui possédaient une "ancienne" CX songent à la remplacer par cette "Serie 2" fortement refondue.
La GTi est reconduite et c'est aussi par elle que la CX va connaître un nouveau départ que peu devaient imaginer! Pourtant beaucoup ont oubliés que la version GTi Turbo était apparue au cours de l'année 1984 et qu'avec ses 168 chevaux ce modèle en faisait la berline tricolore la plus rapide de son époque.
La version atmosphérique fait 138 chevaux, elle est une berline qui en a sous le pied et permet dans un confort incomparable de faire des moyennes inavouables sur voies rapides. Voyez celle Jacky dans le film "Camping", la monture parfaite pour tracter avec sa suspension hydraulique "magique" qui lui offre une assiette constante.
Si la version Turbo reste la plus désirable, la GTi vaut aussi que l'on s'y intéresse. Pétrie de qualités, elles seront hélas usées jusqu'au dernier souffle et il est maintenant rare d'en croiser de beaux exemplaires. Celle ci méritait que l'on s'y attarde dans sa superbe livrée rouge métallisée et datant de 1986 et pourvue d'une transmission automatique. On y verra aussi quelques accessoires d'époques très courus comme la persienne de lunette arrière où encore de petits déflecteurs qui seront mis au rencard avec la généralisation de la climatisation.

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Mistertwix

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22 Oct 2014, 20:46

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par Mistertwix » 08 Oct 2019, 13:06

Magnifique cette CX GTI, la 1ere que je vois dans cette couleur :P
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Oct 2019, 15:18

A Sinsheim...

On continue de traverser ces allées où on ne sais plus où poser le regard tant il y a d'objets et de matériel à voir!

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Je suppose du matériel Soviétique...

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Oct 2019, 15:19

Mistertwix a écrit :Magnifique cette CX GTI, la 1ere que je vois dans cette couleur :P

J'ai beaucoup aimé aussi sa jolie teinte!
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Oct 2019, 15:52

A Sinsheim...

"Volkswagen 82E."

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"L'insecte du désert."

C'est en achetant des timbres et en les collants sur une planche spécifique que les Allemands pouvaient espérer acquérir la toute nouvelle KDF voulue par Hitler. Cette voiture rondouillarde, simple, économique et populaire devait envahir les rues du pays grâce à ce système ingénieux de crédit. Les particuliers financeront l'insecte conçu par Ferdinand Porsche...mais n'en verront jamais le moindre boulon!
La guerre éclate en 1939, au moment où les premiers exemplaires sortent des chaînes. Ils sont livrés à des officiers Allemands qui les utiliseront comme véhicule de service.
Si la production des modèles civils est stoppée, la base de la Volkswagen est quand à elle conservée afin de servie à la Wehrmacht. Le châssis et la mécanique servent à la Kubelwagen dont 52.000 modèles seront envoyés sur tous les fronts, de la polaire Russie à l'aride Afrique sans oublier les pays Européens où s'est implanté de force le drapeau à la croix gammée. Une autre version plus étonnante en est étroitement dérive, un modèle amphibie au doux nom de Schwimmwagen, celle-ci sera fabriquée à 14.000 modèles.
Ces deux versions sont assez connues mais c'est oublier une troisième plus étonnante, la 82E. C'est une hybride, son châssis est celui de la Kubelwagen et hérite de sa transmission aux 4 roues motrices ainsi que d'une suspension surélevée posée sur des pneumatiques à crampons. La carrosserie en revanche est celle de la KDF civile. Agile et confortable, elle sera très appréciée des officiers nazis. Sorte de SUV avant l'heure, elle était aussi économiquement très peu onéreuse à fabriquer mais restait un modèle servant aux liaisons et non prête à prendre les chemins des champs de bataille.
La partie mécanique est inchangée, il s'agite du 4 cylindres "boxer" refroidit par air de 1131 Cc et sortant 25 chevaux.
Elle sera fabriquée entre 1943 et 1945 à seulement 667 exemplaires, voici l'une d'entre elle, une pièce très rare et pourtant assez discrète qui porte ici les couleurs de l'Africakorps.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 09 Oct 2019, 03:59

A la Ferté Vidame...

"Citroën Visa GTi."

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"Le meilleur pour la fin."

Quand est apparue en 1978 la Citroën Visa, personne n'aurait imaginé qu'elle aurait un jour à son catalogue une version sportive et pourtant...
Née très modestement dans la crise avec un bicylindre de 652 Cc et habillée d'une carrosserie au style très discuté, pour ne pas dire moquée, la Visa était au mieux une vision moderne de la 2CV. Avec les années pourtant, elle va prendre de l'assurance, une rapide maturité mécanique qui lui rendra un peu de crédibilité pour cette mal aimée qui partait pourtant de loin!
Tout débute en 1982 quand la Chrono arrive, avec ses deux carburateurs double corps, le 1360 Cc délivre 93 chevaux et 170 Km/h en vitesse de pointe. Mais c'est son dessin entièrement habillé d'une panoplie blanche faite d'élargisseurs d'ailes, de boucliers enveloppants, de jantes alu blanches et très criardes bandes tricolores qui la transfigure, la Visa est presque méconnaissable ainsi vêtue de son jogging.
Radicale, une version plus discrète apparaît quelques mois plus tard, la GT. Elle reprend le moteur de la Chrono mais avec deux carburateurs simple corps, elle délivre 13 chevaux de moins soit 80 tout rond, comme pour la 104 ZS qui utilise la même mécanique. Ses performances sont bonnes et la petite Citroën assure à son conducteur une vivacité enviable même si au fond elle ne revendique pas le titre de véritable sportive.
Le développement de la Visa se poursuit et en 1984, la GTi fait son apparition dans la gamme. Elle emprunte le moteur de la 205 GTi sortie la même année, il développe aussi 105 chevaux et passera ensuite à 115 en 1986, son train avant triangulé est lui aussi repris de la petite lionne.
Côté look on sort le grand jeu, calandre 4 phares, élargisseurs d'ailes, spoilers et bouclier spécifique et petit becquet de coffre, la Visa GTi se reconnait de loin. Une "ruse" obligatoire dans ces années 80, période phare de ces bombinettes au physique toujours fortement travaillé.
Si de l’extérieur elle peut faire illusion, à l'intérieur en revanche c'est pas folichon, on se croirait dans une C15 de luxe! On notera un habillage spécifique des garnitures de portes et de la sellerie mais des sièges peu enveloppants. La planche de bord est franchement laide et toute cubique, on la croirait sortie d'une voiture des pays de l'Est période URSS. Seule consolation, une instrumentation riche qui n'oublie rien et un volant trois branches à "trou trou" déjà bien daté et un logotypage "GTI" sur la partie droite du tableau de bord. Sinon niveau équipement, la Citroën se montre rustique, hormis les rétroviseurs réglables de l'intérieur et des vitres à commandes électriques, aucun gadget superflu, au moins, pas de bugs à craindre, toujours ça de gagné.
Un peu moins performante que ses concurrentes, elle se rattrape par un prix plancher mais pour cela, il faut composer avec un look et une finition pas vraiment flatteuse, on ne fait pas non plus d'un âne un cheval de course.
Reste que le Visa GTi offre des performances très intéressantes et ses quatre portes apportent un vrai plus que les Fiat Uno Turbo, Golf GTi, 205 GTi et Renault 5 GT Turbo ne pouvaient offrir. Côté chiffres, on "tape" un petit 190 Km/h en vitesse maxi et le 0 à 100 est fait en 9.1 secondes, c'est pas mal...pour une Visa.
Intrinsèquement, c'est une bonne auto polyvalente mais son look, même revu à la mode "GTi" a du mal à faire l'unanimité, la Visa a vite eu la réputation d'une voiture mal aimée et ça ne changera jamais.
Mais Citroën ne semble pas trop croire en cette auto et elle s'éteint en 1988 pour laisser la place à l'AX Sport qui elle non plus ne marquera pas le monde des bombinettes d'une pierre blanche. pourtant la marque avait mis les moyens pour la promouvoir, un spot spectaculaire tourné sur le pont du porte-avion Clemenceau la mettait en concurrence directe avec un avion de chasse au décollage...pour atterrir sur un sous marin! Un scénario aux moyens colossaux orchestré par Remy Julienne dans la rade de Toulon.
On voit ici un modèle de 1985 dans une sage livrée claire qui met bien en avant les pièces et accessoires satinés à l'aspect "racing" volontairement voulu par les stylistes.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 10 Oct 2019, 08:30

A Sinsheim...

Machine musicale, matériel agricole et véhicules utilitaires.

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Tiens, un bus Parisien. Renault je pense.

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Du matériel de travaux publics.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 10 Oct 2019, 08:37

Des véhicules militaires Allemands dont une autre VW Type 82E.

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Quelques poids lourds.

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Un char Allemand Panther.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 10 Oct 2019, 09:30

A la Ferté Vidame...

"Citroën C15 1.9 D First."

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"Visa de travail."

Depuis l'apparition de l'automobile, la demande en utilitaires n'a jamais cessée et à toujours existé. Ce sont les généralistes qui s'en sont fait les spécialistes. L'image de modèles destinés à être chargés où salis dans les chantiers n'est pas celle que désire voir les constructeurs haut de gamme.
Citroën en a toujours proposé à son catalogue et la 2CV sera l'une des plus emblématique après la seconde guerre mondiale. C'est l'Acadiane qui va dès 1978 vouloir prendre la succession. Bien que pratique, la laborieuse fourgonnette héritait d'une base antédiluvienne et d'un moteur bicylindre qui lui offrait de piètres performances à l'aube des années 80.
A cette époque on semble vouloir monter en gamme et les généralistes convertissent leur citadines en modèles commerciaux. Avec des motorisations "modernes" et des habitacles confortables, ils rendent ces véhicules moins rustiques et plus "fréquentables". Chez Citroën on songe à offrir aux entreprises et sociétés un nouveau modèle reposant sur une base technique plus récente mais la marque tricolore vient à peine d'être prise sous la tutelle de Peugeot et doit faire des économies.
Pourtant le projet voit le jour en 1984 sous la forme du tout nouveau C15. Il semble que Peugeot ai laissé le champ libre à Citroën, la marque au lion laissant ce type de véhicules à son partenaire...mais aussi à Chrysler France qui appartient à PSA et propose sa fourgonnette VF1.
On reconnaît au premier regard la Visa et le badaud en déduira tout simplement qu'il s'agit d'une Visa camionnette...ce qui est bien vrai dans les faits! La C15 repose sur la Visa et en conserve même toute la partie avant, habitacle inclus. C'est Jean Claude Bouvier qui la dessine en greffant à l'arrière un vaste caisson. c'est aussi à cet endroit que le châssis a été modifier pour s'adapter aux contraintes de poids à transporter car son volume de 2673Cc et 570 kilos de charge en fait un des meilleurs de sa catégorie.
Mieux encore, comme la C15 est presque un modèle recyclé, il ne coûte pas cher à fabriquer et va se montrer rentable très rapidement. Les moteurs sont tous connus, rentabilisés, éprouvés et increvables, on reconnaît les modèles diesel à leurs élargisseurs de voies en plastique noir sur les ailes, comme sur la berline Visa d'ailleurs. Regardez ici le véhicule exposé qui en dispose. Mais aucun bicylindre ne prendra place sous le capot, heureusement!
Sa carrière sera interminable et durera plus de 20 ans, la dernière C15 sera vendue en 2006 sans jamais avoir eu un véritable lifting au cours de sa carrière. Certes de légers détails d'ordre cosmétique seront proposés comme la calandre mais avec grande discrétion. Les seules véritables améliorations seront techniques avec des mécaniques qui au fil du temps et de la réglementation seront remis à jour. Mais n'oublions pas qu'il dispose depuis 1996 d'un nouvel allié dans la gamme, le tout nouveau Berlingo bien plus moderne et presque aussi cossu qu'une berline.
Aussi laide que pratique, increvable et passe partout, la C15 aura eu une brillante carrière commerciale avec près de 1.2 millions de modèles vendus dont une grande majorité seront peint en blanc même si d'autres teintes étaient disponibles.
J'ai le souvenir d'un voisin boucher qui au début des années 2000 en avait acheté un tout neuf...avec des vitres électriques! Je me souviens avoir été très étonné qu'il se fabriquait encore et qu'à cette époque on vendait quasiment un modèle de collection neuf tant l'habitacle était "vintage" habillé d'éléments venus de la Visa!
On en croise encore beaucoup, il est impossible d'en venir à bout à moins de le mettre au fond d'un canal où de l'écraser contre un pylône! En revanche tous sont "froissés" par de rudes conditions d'utilisation et une certaine négligence de leur propriétaires qui l'utilisent comme une clé plate où un marteau, le C15, c'est un outil d'ouvrier, rien d'autre!
Ce modèle de 2005 est l'un des tout derniers, c'est un diesel qui le 4 cylindres 1868 Cc affichant 58 chevaux, ce qui est suffisant pour cette camionnette pesant moins d'une tonne à vide.

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