Ici, on parle de tout dans la bonne humeur...
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 10 Mai 2015, 11:36

A Retromobile...

"Osca 1600 GT Touring."

Image

Image

"L'ombre du trident."

Osca est une marque fondée à Bologne par les frères Maserati en 1947, le même année que Ferrari, les initiales de la marque signifient "Officine Specializzate Costruzione Automobili".
Pendant plus de 10 ans, la marque va se consacrer à réaliser des voitures de competition, c'est un contrat avec la marque au trident qui obligera les frères Maserati à ne pas commercialiser de modèle de série pendant une décénie afin de ne pas entrer en directe concurence.
Une fois cette échéance passée, Osca va dévoiler au salon de Turin 1960 sa première auto de route, la 1600 GT. C'est Ercole Spada qui réalisera la ligne d'un joli petit coupé pour le compte de Zagato. Aérodynamique mais finalement assez sobre, la 1600 GT reste discrète pour une auto sortant des ateliers Zagato.
Le moteur est un quatre cylindres Osca mais fabriqué dans les usines Fiat, il s'agit d'un 1568 Cc à double arbre à came en tête dont quatre niveau de puissance sont disponibles. L'offre débute à 96 chevaux pour culminer à 140 pour la plus aboutie d'entre elle.
Mais la jeune marque ne trouve pas assez de clients et ferme en 1967 les portes de sa petite fabrique. Ce sont 98 exemplaires qui seront produits de cette 1600 GT mais certains chassis ont été habillés par d'autres grands noms de la carrosserie comme Fissore, Boneschi, Bertone, Moreli et Touring. C'est justement une des deux versions desinées par Touring qui est ici exposée. Le styliste offre une ligne simple mais tres élégante voir féminine. Pas d'agressivité inutile mais de vastes surfaces vitrées, des flancs lisses et de petites touches de chromes apportant un certain luxe à ce modèle fait presque sur mesure. Tres compacte, j'ai beaucoup appreçié ce modèle qui m'a rapidement interpellé, peut être aussi par son état où sa couleur, un véritable coup de coeur.
Celle-ci a té fabriquée en 1961 et exposée au salon de Turin la même année sur le stand Osca, là encore une auto qui m'était inconnue et qui méritait le crépitement des flash des nombreux visiteurs de ce salon Parisien.

Image

Image
Avatar de l’utilisateur
User

Mistertwix

Rang

Animateur Classic

Messages

1471

Inscription

22 Oct 2014, 20:46

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par Mistertwix » 10 Mai 2015, 21:01

Très impressionnant cette collection d'italienne :)
De très beaux modèles :shock:
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 04:23

Mistertwix a écrit :Très impressionnant cette collection d'italienne :)
De très beaux modèles :shock:

Oh oui, c'était fou le nombre de merveilles exposées sur si peu de metres carrés!
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 04:24

La collection Baillon...

"Talbot Lago T11 Cadette Berline."

Image

Image

"La p'tite dernière."

L'aventure Talbot est riche en rebondissement, née en France, elle s'expatriera en Angleterre pour y assembler des Clement Bayard avant d'être rachetée par la filliale Anglaise de la marque Darracq. La compétition offre quelques victoires à Talbot au début des années 20 mais c'est vers les modèles de luxe que la marque Franco Britannique va opter dès les années 30 grace à Anthony Lago qui va en reprendre les rênes.
C'est pendant ces années fastes que Talbot deviendra l'égal des meilleures, concurente de Delage et delahaye en France, les Talbot feront le bonheur des grand couturiers de l'automobile pour habiller leur chassis grace aux fonds de leur riches propriétaires.
La seconde guerre mondiale va compliquer la tache du constructeur, chères, ces modèles d'exception traverseront difficillement cette période tout comme ses concurents et même si Talbot s'illustre encore en course et que le président de la république Vincent Auriol en fait carrosser une comme voiture officielle, la fin semble inéluctable.
Les années 50 marqueront aussi l'avênement de la carrosserie monocoque et de la ligne "ponton" tuant les carrossiers indépendants et obligeant Talbot et Delahaye à suivre malgé eux le mouvement sans s'y être préparés. Talbot tente une opération de la dernière chance avec sa 2500 mais ce sera un échec, en 1960 Talbot meurt provisoirement avant de renaître sous l'ère Peugeot avec un succès éphémère.
La "T11" sort en 1936, son chassis est équipé d'un moteur six cylindres en ligne 2.0 litres de 11 chevaux issu de la "Baby Junior" ce qui en explique son appelation. C'est la version d'accès de gamme à la marque Talbot Lago mais malgré son "petit" moteur, elle offrait une qualité de frabication digne de son standing et de son blason prestigieux.
La berline "cadette" devait offrir un vent frais à Talbot Lago, sa carrosserie moderne fait d'ailleurs penser à celle de la Citroën Traction Avant, inspiration, copie? Peut être pas, à cette époque les automobiles se ressemblaient tellement qu'elles semblaient toutes se calquer plus où moins. Talbot ira même jusqu'à illuster les voitures de son catalogue avec des esquisses approximatives dont le long capot et le pavillon tres surbaissé frisait la publicité mensongère. La berline sera aussi disponible en 15 et 17 chevaux.
Il reste tres peu de "T11". Cette beline "Cadette" de 1936 a été assez bien préservée. Estimée entre 2000 et 4000€, elle sera adjugée 19.668€.

Image

Image
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 04:24

A Retromobile...

"Alfa Romeo 6C 1750 GS Zagato."

Image

Image

"Fulgurance Italienne."

L'histoire d'Alfa Romeo remonte à 1910 et s'est singularisé par ses modèles haut de gamme au carractère bien trempé. La 6C est apparûe dès 1925, ce n'est pas à vrai dire un modèle mais un chassis que les clients pouvaient faire habiller chez le carrossier de leur choix bien qu'Alfa Romeo vendait des modèles déjà habillés dits "usine".
A partir des années 40 les plus belles réalisations verront le jour signées par les plus grands couturiers de la planête avec souvent des dessins extravagants que la clientèle Americaine plebiscitait. Mais après la seconde guerre mondiale il faudra tout remettre à plat et oublier ces voitures trop onereuses pour se lancer dans la grande série. C'est à cette époque que la fantastique 6C tirera discrètement sa révérence en 1951.
La version 1750 sera fabriquée entre 1929 et 1933, son nom lui vient évidemment de la cylindrée de sa mécanique, un six cylindres en ligne de précisement 1752 Cc. Outres les carrosseries "usine", de nombreux chassis seront habillés par de talentueux carrossiers de renommée mondiale dont Zagato qui est un habitué de la marque Italienne.
La Grand Sport dte aussi "GS" est présentée en 1930, avec l'adjonction d'un compresseur, cette version pointue de la 6C 1750 développe désormais 85 chevaux et peut atteindre 145 KM/h. C'est Zagato qui en confectionnera le plus de carrosseries dont celle-ci mais qui ne l'a pas consrvée.
En effêt, cette 6C 1750 GS de 1931 a reçu une carrosserie différente plusieurs années après sa sortie d'usine. C'est un artisan de Savone, Giusepe Aprile qui va se charge de l'habiller à sa manière dans cette étincelante robe fuselée et ultra sportive. Ce n'est pourtant pas Aprile qui sera l'auteur de ses sculpurales courbes mais un autre Italien, Mario Reveli de Beaumont pour un riche client, Bruno Feltri. Je ne sais quelle fulgurance à traversée l'esprit de Reveli mais pour le coup, celà tient du génie. Rien n'est à jeter dans ce fascinant dessin, les ailes avant débordant au delà de la large calandre et se prolongeant sur les optiques, ce tres long capot s'achevant sur de petits saute vent, et le minuscule poste de pilotage équipé de minuscules portes échancrées afin d'en faciliter l'accès à bord sans avoir besoin de les ouvrir où simplement pour passer son coude. Quand à la poupe, elle se fait lisse et arrondie comme un galet et se pare de deux minuscules feux des plus simplistes pour l'autoriser à prendre la route. L'ensemble est peint d'une subtile laque bicolore offrant encore plus de prestance à sa ligne absolument fabuleuse.
Modèle unique, elle portait presque le coup de grace à ces quelques metres carrés de moquette de la porte de Verasilles sur laquelle était réunie les joyaux de la production Italienne d'avant 1940. On dira ce que l'on veux de Retromobile mais il faut aussi être objectif, on en prend quand même plein les yeux!

Image

Image

Image

Image

Image
Avatar de l’utilisateur
User

JPLS

Rang

Adhérent Classic

Messages

40

Inscription

22 Oct 2014, 20:46

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par JPLS » 11 Mai 2015, 09:03

magnifique Alfa :roll: :roll: :roll:
Avatar de l’utilisateur
User

Mistertwix

Rang

Animateur Classic

Messages

1471

Inscription

22 Oct 2014, 20:46

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par Mistertwix » 11 Mai 2015, 13:30

L'Alfa... Somptueuse :shock: je me régale :) merci mon bubu ;)

Pour la Talbot Lago T11, c'est une belle auto, dans le même style que les Salmson S4 61 :)
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 18:36

JPLS a écrit :magnifique Alfa :roll: :roll: :roll:

C'est de l'art!
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 18:37

Mistertwix a écrit :L'Alfa... Somptueuse :shock: je me régale :) merci mon bubu ;)

Pour la Talbot Lago T11, c'est une belle auto, dans le même style que les Salmson S4 61 :)

Merci à toi, la suite de la visite nous offrira d'autres perles tout aussi fantastiques et parfois étonnantes.
Avatar de l’utilisateur
User

bubu

Messages

3775

Inscription

19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 11 Mai 2015, 18:38

La collection Baillon...

"Lancia Thema 8.32."

Image

Image

"Le diable au corps."

A sa sortie en 1984, la Thema est la grande berline de la marque Lancia, en réalité, elle reprend la cellule centrale de la Fiat Croma (si si, regardez bien!) et de la Saab 9000. Bien qu'assez élégante, elle n'était pas destinée à faire rêver les foules, pourtant en 1986, un modèle diabolique va voir le jour, la 8.32.
Si d'apparence elle ressemble à une classique Thema, il faut la scruter en détails pour découvrir des signes distincfs bien disrets mais qui font toute la difference. La voiture se pare de filets décoratifs jaunes et bleus, de monogrames "8.32" à fond jaunes, de jantes à 5 branches (tiens, un signe) et d'une malle specifique comportant un becquet retractable.
Dans l'habitacle, la Lancia se la joue haut de gamme, si de série c'est de l'alcantara qui recouvre les garnitures, un somptueux cuir fauve en option pouvait recouvrir la sellerie. En revanche le bois était qui garnit les contre-portes, l'entourage des compteurs et la console centrale est monté sur toutes et la dotation en équipement était archi complête.
Mais évidemment, le véritable interêt se trouve dans les entrailles de la bête car c'est bien un moteur Ferrari qui est rentré au chausse-pied sous le capot de la berline Italienne.
Ce bloc est le V8 de la Ferrari 308, c'est un 2.9 à 32 soupapes qui voit ici sa puissance passer de 240 à 215 chevaux, il a été retravaillé pour être moins brutal et plus adapté à la Thema qui doit faire passer toute sa puisance aux roues avant sans béquilles electroniques.
Resultat, des performances correctes mais pas si spectaculaires que ça, 7 secondes pour le 0 à 100 et 28' pour le kilometre départ arrêté, une Renault 25 V6 Turbo faisait tout aussi bien...pour nettement moins cher!
Ce que n'avait pas ses concurentes en revanche c'est l'inimitable musicalité du V8 Ferrari, une symphonie unique qu'aucune autre berline n'était capable d'offrir à ses clients. Revers de la médaille, une consomation astronomique et un coût d'entretien quasi identique à un coupé de Maranello, mieux valait y reflechir au moment de signer. D'ailleurs le montant à regler au concessionnaire était à la hauteur de la noblesse de sa mécanique puisqu'il en coûtait deux fois le prix d'une Alfa Romeo 164 V6.
Cette série tres particulière sera commercialisée pendant 6 ans, jusqu'en 1992 à 4000 exemplaires dont 203 pour la France. Cette serie 1 de 1987 était utilisée par Jacques Baillon, le fils de Roger Baillon, proprétaire de ces modèles mis en vente. Affichant 156.000 kilometres et n'ayant pas roulée depuis 6 ans, cette Lancia méritait une grosse révision et quelques soins étrhetiques pour retrouver sa stature de rare collector.
Estimée entre 2000 et 3000€, elle sera adjugée au marteau 8344€.

Image

Image
PrécédentSuivant

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité

Powered by phpBB ® | phpBB3 Style by KomiDesign - Classic'ment, YosheE pour le 205 GTI Classic Club :)
cron