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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 16 Mars 2019, 11:14

A Ingolstadt...

"Horch 901 Typ 40 KFZ-15"

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"Aux ordres du Reich."

Dans l'esprit d'Adolf Hitler, tout est limpide, son plan est établi et quand en 1933 il devient Chancelier, c'est le moment pour lui de mettre à exécution sa folle entreprise et devenir en quelques années le maître de l'Europe pour mettre le monde à ses pieds.
A partir de 1935 il donne le feu vert aux usines et autres chantiers pour réarmer l'Allemagne. Hitler se fabrique un outil militaire dans le plus grand secret. Ce sont des centaines de navires, des milliers d'avions et de chars ainsi que des sous-marins qui sont mis en construction. Rien n'est laissé au hasard, armes légères et lourdes, équipement, tenues militaires, tout doit être prêt pour le grand jour, celui où il déclarera officiellement la guerre et lancera sa revanche personnelle de 1918.
C'est dans ce contexte que Horch est sommé de présenter un véhicule de liaison tout terrain destiné au commandement. Le véhicule doit transporter confortablement des officiers dans de rudes conditions mais avec un minimum de confort et à une certaine allure sur tout types de terrain. Horch conçoit à Zwickau un véhicule de taille moyenne équipé de quatre roues motrices et indépendantes. Le moteur est costaud et noble, il s'agit en effet d'un V8 3.8 litres de 80 chevaux. C'est le minimum car même s'il n'est pas blindé, le véhicule utilise d'épaisses tôles pour retenir certains calibres de pénétrer à bord, il pèse ainsi 2.7 tonnes.
La Wehrmacht avalise le projet en 1937 et l'usine Horch entame sa production. La Typ 901 offre une apparence rustique mais pas désuète, sa face avant avec sa grande calandre, ses grosses roues et ses larges ailes lui donne l'apparence d'un petit camion. Les panneaux de carrosserie sont plats, ce qui limite le coût et simplifie la fabrication. Pas question pour autant d'économiser sur les matériaux et les pièces, les poignées de portes sont dignes d'un navire et les charnières apparentes sont indestructibles.
Marchepieds, coffres de rangements, supports pour l'armement et du matériel de "survie", jerrycans, crochets de remorquage, rien n'est oublié pour se sortir d'une galère. A bord les officiers peuvent s’asseoir dans de bonnes conditions mais la rusticité s'impose. Agréable par beau temps, il devait en revanche être bien moins sympathique en hiver sous la pluie, une simple capote protège l'intérieur et les vitres amovibles sont faites en mica translucide. Avec un chauffage que l'on imagine sommaire, la campagne vers l'est de l'Europe ne devait être une ballade bucolique.
L'usine de Zwickau ne sera pas assez grande pour sortir la quantité exigée, Opel en fabriquera sous licence ainsi que Wanderer. Les déclinaisons seront nombreuses en fonction des utilisations. En 1940, le V8 est abandonné pour un bloc V6 3.5 litres de 75 plus simple à entretenir et moins gourmand issu des camions Opel Blitz. On verra aussi un modèle astucieux doté de deux roues supplémentaires en "lévitation" au centre de l'empattement. Ces roues mobiles aidaient à passer là où la voiture pouvait rester bloquer, sur une crête par exemple. En cas de crevaison, elles servaient de roues de secours.
Au fil des événements, le Typ 901 verra sa fonction changer, des modèles habillés en ambulance seront fabriqués et même d'autres comme tracteur d'artillerie. En 1942 il cesse d'être produit et ce seront environ 35.000 modèles qui seront fabriquées entre 1937 et 1942. Notez que l'armée Allemande utilisera aussi d'autres véhicules similaires fabriqués par Mercedes où Steyr sans oublier la légendaire, mais plus petite VW Kübelwagen.
Le modèle exposé ici datait de 1941 et disposait encore de son bon gros moteur V8, il était dans un état présentation neuf avec sa belle peinture mat.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 17 Mars 2019, 10:50

A Retromobile...

"Messier MS 31 Spider."

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"Une voiture qui ne manque pas d'air."

Après des siècles d'une relative inertie, le monde bascule avec la révolution industrielle. L'homme invente la machine, son aide simplifie notre quotidien et sa standardisation va donner un coup d’accélérateur sans précédent à l'humanité. Désormais, plus rien ne sera jamais comme avant.
L'automobile arrive à la fin du 19ème siècle, un outil formidablement futuriste qui ouvre des perspectives nouvelles dans notre façon de vivre et apporte une liberté encore inconnue à ce point. Reste un réseau à moderniser et faire baisser ses coûts, la fabrication à la chaîne sera la clé de ce problème.
En France on va voir débouler des centaines de constructeurs, comme il n'y a pas de normes, pas de règles, n'importe qui peut commercialiser n'importe quoi! Certains font preuve d'une grande rigueur, d'autres sont de joyeux farfelus. On ne cesse d'innover, on dépose chaque jour des dizaines de brevets, les méninges ont en ébullition, l'avenir sera sur quatre roues et avec un moteur.
Il est quasiment impossible de faire l'inventaire de tous les constructeurs automobiles tant il y en a eu, parmi eux faisons la connaissance de Messier. Comme toujours derrière chaque fabricant se cache un industriel, Messier était spécialisé dans l'équipement pneumatique. Georges Messier Assiste à la croissance automobile et après la première guerre mondiale il est décidé à se lancer à son tour dans cette grande aventure promise à un avenir florissant.
Messier à dans ses bagages une expérience, celle de du monde pneumatique, il comprends qu'il peut à son tour apporter quelque chose de novateurs aux automobiles. Ainsi, il met au point un système qui met fin aux classiques ressorts de suspensions, sur la base d'un châssis Peugeot il dispose sur chaque roue un vérin pneumatique, l'ensemble est relié à un réseau de tubes de cuivre qui partent vers un distributeur d'air comprimé. Le dispositif permet maintenant de répartir la charge, de maintenir une assiette constante et de limiter le roulis en virage...bah ça ne vous dit pas quelque chose ça? A la même époque, André Citroën venait à peine de commercialiser sa Type A et était bien loin de songer à ces prouesses technologiques. Autant le dire de suite, la suspension hydropneumatique Citroën est légèrement différente mais présente des similitudes, elle sera mise en série sur la Traction Avant 15/6H en 1954.
Messier dépose ses brevets et lance en 1924 sa première automobile, en réalité il ne commercialisera que les châssis, à charge du client de la faire habiller ailleurs. Après un moteur quatre cylindres d'origine CIME, Messier Monte en gamme et propose des blocs 6 et 8 cylindres de provenances Américaine et fabriqués par Lycoming.
Les automobiles Messier n'auront qu'un succès d'estime et en dix années de production on estime à 150 modèles commercialisés. Georges Messier meurt en 1933, toutefois la société qui a cessée de construire des automobiles se diversifie en fabriquant des trains d’atterrissage pour avions. Pérenne, Messier est toujours en activité de nos jours au sein du groupe Safran et est encore associé au dispositif aéronautique, elle en est même le leader mondial.
Cette Messier MS 31 date de 1927, elle a été carrossée en version Spider par un artisan Parisien et s'équipe d'un moteur huit cylindres en ligne 4850 Cc Lycoming. Notez le marchepied qui permet d'accéder au spider à l'arrière et sa forme...de chevrons, curieux hasard non?
La légende dit que cette voiture aurait été dessinée pour l'épouse de Georges Messier. Cette Messier MS 31 rejoindra dès 1978 la collection de Philippe Charbonneaux avant d'être rachetée en 2008 par Safran qui la fera restaurer et remettra en fonctionnement tout le circuit pneumatique hors service depuis des décennies. Une autre "bête curieuse" de ce salon qui en fourmille dans chaque recoin tous les ans.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 17 Mars 2019, 12:01

A Ingolstadt...

Le spectaculaire ascenseur de voitures de course impressionne le visiteur, belle prouesse!

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Profitons en pour faire un tour en vidéo de cet étage que nous venons de visiter, l'époque d'avant guerre.

https://www.youtube.com/watch?v=C9CC5beA4ys
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 17 Mars 2019, 13:00

A Ingolstadt...

"DKW F-89 L Schnellaster."

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"Un ouvrier au cœur tendre."

1945, Berlin est envahi par l'armée rouge, Hitler se suicide en avril et l'Allemagne capitule, les alliés ont finit par mettre un terme à la domination Allemande qui semblait quelques années auparavant impensable. Pour la plupart des pays libérés c'est la fête, la liesse...puis la gueule de bois après cette ivresse de joie. Un continent gigantesque a été transformé en ruines, ce champ de bataille va aussi laisser découvrir l'impensable que tous où presque ignoraient. Une période trouble laisse parler les bas instincts et un souffle de vengeance froide laisse une partie du peuple s'exercer à de tristes bassesses. Je n'y étais pas, je ne sais pas comment j'aurais réagi, je ne juge pas.
L'Allemagne est ravagée, tous les pays alliés ont déversés leur bombes sur le pays, rien n'a été épargné où presque. L'industrie a été la cible privilégiée des avions, les usines d'armement qui étaient les anciennes usines automobiles ne sont plus que des tas de briques et de métal fumants.
Un plan gigantesquement et inédit de reconstruction débute aussitôt, tout le mode se met au travail, on commence le plus grand chantier de l'histoire, la reconstruction d'un continent!
L'Allemagne est mise sous tutelle et relance son industrie automobile, cette fois pas question de refaire les mêmes erreurs et d'humilier une population, il faut l'aider à se remettre sur pieds. En 1949 Auto Union a reconstruit une usine à Ingolstadt, les anciens sites étant désormais propriété des soviétiques. Il faut rationaliser au maximum l'outil et produire des modèles qui ont un potentiel de vente. Auto Union décide de ne conserver active qu'une marque, DKW. Wanderer, Horch et Audi sont donc mises au "congélateur" de l'histoire.
Ce sont des motos et un utilitaire qui seront les premiers modèles à voir le jour en 1949, le premier modèle sera le fourgon F-89. Son look est craquant et il est étonnant que les stylistes se soient donnés du mal à lui dessiner une bouille aussi amusante pour un utilitaire. C'est un modèle à cabine avancée qui finalement à tout d'un monospace avec sa face avant qui suit parfaitement l'inclinaison du pare-brise. ses phares ronds encastrés dans un capot relevable sont soulignés par une calandre à barrettes, on croirait une bouche et deux yeux, un smiley roulant! Cette époque est celle d'une forte demande en utilitaires, qu'ils soient lourds où légers. Volkswagen répliquera avec un combi lui aussi à cabine avancée mais à l'architecture radicalement différente.
Ici on se doute que le moteur est à l'avant, une large évacuation d'air traverse l'aile avant gauche. De profil le "monospace" DKW s'offre une porte à ouverture "suicide" dont le dessin géométrique est original. Un petit bourrelet ceinture la ligne surlignée d'un filet de chrome, utile mais finalement assez soigné. Derrière c'est une porte qui s'ouvre de gauche à droite qui a été montée, je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi elle est de ce sens, ce qui est peu pratique quand le véhicule est garé dans le sens de la marche.
On imagine bien que la cabine fait dans le minimum mais tout est bien agencé et cet utilitaire est loin d'être indigent. Avec cette combinaison de couleurs, il en devient presque gai.
Spécialiste des moteurs deux temps, DKW lui greffe un bicylindre en ligne de 684 Cc affichant la modeste puissance de 20 chevaux. Ici il est logé à l'avant et l'accès se fait via un capot basculant vers le haut. Même s'il est assez léger, ça reste quand même bien faiblard pour un modèle qui a la vocation de transporter du fret. Sa vitesse maxi à vide est de 78 Km/h, au moins il préservera votre capital points. Sa cylindrée augmente en 1952, il sort 22 chevaux mais c'est en 1955 qu'il s'offre un cylindre de plus et délivre plus vaillamment 32 chevaux. Notez que cette camionnette est doté de roues avant motrices, il permet donc de se dispenser de pont et d'offrir un plancher arrière plus bas, malin.
Disponible en plusieurs tailles, il pouvait être commandé sous la forme d'un charmant minibus vitré. Fabriqué jusqu'en 1962, il connaîtra un joli succès tout comme les utilitaires DKW qui seront construits ensuite en Espagne à Vitoria.
Cet adorable exemplaire restauré à neuf datait de 1950, je suis tombé sous son charme mais comment résister à une bouille aussi craquante...

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 18 Mars 2019, 05:10

A Retromobile...

"Micron Monocar."

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"Petite taille, grandes idées."

Longtemps considérée comme un objet de luxe, l'automobile va devoir attendre la seconde partie du 20ème siècle pour enfin "casser" ses prix et trouver le chemin de la démocratie. Au départ, une voiture est un luxe inabordable, on va tenter de baisser son prix de vente en standardisant son process de fabrication et en limitant ses pièces. Mais même ce minimum à quatre roues reste cher.
Dans les années 1910 est mis sur le marché une nouvelle catégorie, les cyclecars. L'idée est simple, faire plus petit pour comprimer la facture. Créneau officiel, les cyclecars ont droit à des allègements fiscaux mais doivent répondre à certains critères. Les moteurs ne doivent pas excéder 1100 Cc, le poids 350 kilos et le nombre de places est au maximum de deux personnes. Une fois ces règles du jeu dicté, de nombreux nouveaux constructeurs, dont la plupart sont des artisans, vont se lancer dans cette aventure qui semble promise à un bel avenir.
C'est Henry Jany qui qui tente sa chance sur le tard, en 1924 il met sur le marché sa minuscule Micron. Mais ne vous fiez pas aux apparences, derrière une simplicité apparente, la Micron est un concentré de génie. Je le dit souvent mais ce sont souvent ces voitures les plus simples qui font preuve de solutions incroyablement astucieuses.
La Micron est...microscopique. Cet insecte mesure 2.40 mètres de long pour...80 centimètres de large! Alors avec de tels chiffres on comprends vite que les vacances en familles se feront en train! La Micron réponds entièrement aux exigences des cyclecars et n'offre qu'une seule place assise. Du format d'une voiture de manège, elle est toutefois réalisée avec soin et présente une carrosserie complète entièrement recouverte de tôle et équipée d'un véritable pare-brise. Des garde-boue à "bajoues" en tôle emboutie habillent la voiture qui dispose de marchepieds et d'une porte côté droit. Micron va même jusqu'à lui mettre en série une capote, un éclairage électrique, un klaxon et une roue de secours. Enfin un coffre est niché derrière le siège qui s'avance pour loger des bagages dans la "pointe" arrière.
Micron possède son siège à Toulouse mais les usines se trouvent à Compiègne, on y fabrique aussi la mécanique. Ce petit bloc monocylindre 350 Cc deux temps développant 3,5 chevaux. Le poids ridicule de 190 kilos suffit donc à en faire une petite voiture agile et suffisamment performante pour son usage qui se limite à de petites distances. La boite de vitesses au volant est à deux rapports plus une marche arrière et le démarrage se fait au pied, par kick/starter sans oublier un freinage répartit sur les autre roues.
Mais là où la Micron apporte une vraie nouveauté est à l'avant. Déjà c'est une traction, ce qui est rare en 1924. Mais surtout elle utilise un train avant étonnant qui fait pivoter tout le museau grâce à un axe pivot inédit et astucieux. L'ensemble est fixé par peu de pièces et se démonte en trois minutes!
Bourrée d'astuces, la Micron était économique aussi bien à l'achat qu'à l'usage. Sa consommation basse, son faible coût d'entretien allié à un prix de vente similaire à une moto étaient des atouts supplémentaires pour en faire un "best seller" de sa catégorie. Mais hélas pour elle, la Micron est commercialisée un avant que les avantages fiscaux sur les cyclecars soient abrogés!
Quatre Micron seront seront engagées au bol d'or 1926, aucune n'abandonnera. Pourtant l'aventure sera de courte durée et bien peu de voiturettes seront vendues. Ce modèle de 1926 de couleur "Gris Micron" est un des rare modèle existant connu et restauré. Elle est le témoin de l'audace dont faisait preuve ces petits constructeurs de l'entre deux guerre.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 18 Mars 2019, 16:05

A Ingolstadt...

"DKW 3=6 Shnellaster F-800/3 Westfalia.

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"Un si adorable escargot."

Apparu en 1949, le DKW Shnellaster est le premier véhicule sortit des usines DKW après la seconde guerre mondiale. Nouvellement installée à Ingolstadt, ce site de production relance la marque avec un modèle utilitaire, le type de véhicule très demandé à cette période. Le groupe Auto Union à du faire le ménage pour sa propre survie, Wanderer, Audi et Horch ont été plongés dans le sommeil,, ces trois marques n'avaient pas de chance de survie et auraient été impossible à financer.
La petite camionnette au surnom de Shnellaster (livraison rapide(!)en Français)s'équipe d'un microscopique bicylindre en ligne deux temps 684 Cc de 20 chevaux, c'est bien maigre pour transporter dignement du matériel. Dommage car son look amusant était aussi futuriste, un profil monocorps qui anticipe celui des monospaces...et du TGV, les performances en moins.
Le dé à coudre est logé à l'avant et l'accès se fait via un capot basculant vers le haut. Sa vitesse maxi à vide est de 78 Km/h, au moins il préservera votre capital points. Sa cylindrée augmente en 1952, il sort 22 chevaux mais c'est en 1955 qu'il s'offre un cylindre de plus et délivre plus vaillamment 32 chevaux, il prends l'appellation 3=6. Notez que cette camionnette est doté de roues avant motrices, il permet donc de se dispenser de pont et d'offrir un plancher arrière plus bas, malin. Sachez aussi qu'une version électrique aux lourdes batteries au plomb sera même disponible, une centaine de modèles en seront fabriqués.
Disponible en plusieurs tailles, il pouvait être commandé sous la forme d'un charmant minibus vitré mais aussi d'une version à plateau, d'une benne, sera aménagé en véhicule pour les marchés, pourra emporter des bestiaux et aura même droit à une version ambulance.
Le spécialiste des équipements de camping Allemand Westfalia va travailler sur le petit utilitaire d'Ingolstadt et préparer une version camping-car amusante et astucieuse. Si Westfalia est connu pour son travail sur les modèles Volkswagen, il ne faut pas oublier que le créateur est indépendant et n'est qu'un sous-traitant. Fondé en 1927, c'est en 1956 qu'il emménage son premier camping-car, ce sera sur ce DKW. Il repose sur la version à empattement long de 3.5 mètres et recycle la mécanique trois cylindres 3=6 de 32 chevaux. Le grand caisson monté sur la partie arrière est presque la greffe d'une caravane. A bord on y tient debout et l'optimisation de l'espace est judicieusement calculé. Il faut dire que le F-800 est une traction avant, cette disposition permet de baisser le plancher arrière au maximum et qu'il soit entièrement plat.
A bord des éléments en contreplaqué servent de cloison ainsi que de mobilier. Outre la partie cuisine avec sa plaque au gaz et son évier, le fourgon dispose de ses propres sanitaires, WC et douche. Mieux encore un chauffage lui aussi au gaz est intégré.
Vendu à prix d'or, ce jouet pour enfants gâtés sera réservé à une petite frange de la population et très peu d'exemplaires en seront produits. Celui-ci est le véhicule personnel de la société Westfalia qui le prêtait au musée Audi pour cette thématique estivale.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 18 Mars 2019, 20:13

A Retromobile...

"Alfa Romeo 6C 2500 Super Sport "Villa d'Este" Coupé by Touring."

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"Le prix de l'exception."

Il faut remonter à 1910 pour connaître la longue histoire d'Alfa Romeo. La marque Transalpine s'est singularisé par ses modèles haut de gamme au caractère bien trempé, un savoureux mélange apprécié et reconnu qui ne tarderont pas à en faire l'une des marque les plus courue au monde. La 6C est apparue dès 1925, ce n'est pas à vrai dire un modèle mais un châssis que les clients pouvaient faire habiller et façonner chez le carrossier de leur choix bien qu'Alfa Romeo vendait des modèles déjà habillés dits "usine". Élément star de la marque, elle est un peu comme notre Delahaye 135 nationale en quelque sorte.
A partir des années 40 les plus belles réalisations verront le jour signées par les plus grands couturiers de la planète avec souvent des dessins extravagants plébiscites par la clientèle Américaine. Mais après la seconde guerre mondiale il faudra tout remettre à plat et oublier ces voitures trop onéreuses pour s'orienter vers la grande série. C'est à cette époque que la fantastique 6C tirera discrètement sa révérence en 1951.
Cette longue série sera faite de dives modèles aux moteurs toujours plus puissants, la 6C 2500 sera l'ultime évolution produite entre 1939 et 1951. Lancée en version berline et limousine carrossées par la maison, d'autres châssis nus seront confiés aux meilleurs artisans du moment, la plupart Italiens comme on pouvait aisément le deviner. Elle est aussi la dernière Alfa Romeo d'avant guerre et la première d'après guerre.
La partie mécanique est constituée d'un excellent six cylindres en ligne 2443 Cc de 87 chevaux. La voiture voit le jour à l'aube de la seconde guerre mondiale, sa production chaotique sera stoppée en 1943 mais reprendra en 1947 une fois la paix signée. Mais vous l'imaginez, peu de clients se bousculeront dans cette Europe ravagée pour en faire l'acquisition, sauf aux États-Unis, seul débouché pour les voitures de luxe.
En ce qui concerne la 6C 2500, elle sera fabriquée à 552 exemplaires en entre 1939 et 1951 dont 383 versions "Super Sport". Acteurs, Rois, Princes, Stars du monde entier se laisseront séduire par les qualités et les lignes souvent savoureuses de la 6C.
La 2500 "Super Sport" est une version à empattement raccourci à 2.70 mètres, sa mécanique est aussi plus travaillée et s'offre pour alimenter son six cylindres en ligne trois carburateurs Weber lui permettant d'afficher 110 chevaux.
Ceux qui se sont penchés sur sa plastique sont nombreux, on dénombre pas moins de 15 carrossiers différents, l'un des plus prestigieux étant Touring comme ici qui impose sa structure "Superleggera" fort complexe à fabriquer mais aux propriétés remarquables.
Cette pièce d’exception livrée le 14 février 1950 à un client de Côme dans le nord de l'Italie symbolise ce modèle de légende. Le dessin audacieux mêle la virilité et la classe à l'Italienne. Un avant allongé et ouvragé qui pointe un bec sur lequel est gravé la calandre en forme de cœur. Deux feux additionnels l'encadrent dans la partie base tandis que les projecteurs sont repoussés aux extrémités, en bout d'ailes. Touring n'a pas abusé de leur taille pour forcer le trait, il à préféré sculpter la partie évasée et curieusement creusée entre le capot et les ailes, un sacré travail quand on prends soin d'observer ces formes particulièrement recherchées. Le pare-choc avant est coupé en deux par la calandre, au dessus et en dessous de chacun d'entre eux est creusé une entrée d'air, du chrome la décore finement à l'image des superbes pièces décoratives positionnées avec soin sur l'auto.
Les roues avant sont très avancées et réduisent le porte à faux au minimum. De ce fait les ailes semblent longues et sont surlignées par un trait en relief partant du haut des arches. On retrouve ce même trait stylistique sur la Bristol 404, les influences du moment sans doute. La custode étonne par son épaisseur, c'est peut être le seul "faux pas" pour moi de ce dessin, le plus gros était fait et je pense qu'avec pas grand chose on aurait pu alléger cette partie. Une lucarne, une ornementation, un retour de lunette où encore un allongement de la vitre latérale par exemple. Les ailes arrières musculeuses et très marquées lui offre de jolies hanches, elles débordent même partiellement sur les portières.
L'arrière est une jolie pièce qui n'a pas été délaissée, la jolie malle est entourée de deux petits feux rouges de forme ronde, on y redécouvre le creux dessiné à l'avant et ces courbes savamment travaillées. Le support de plaque signé Touring avec ses deux catadioptres est un régal, autre détail, la canule d'échappement rectangulaire très étonnante où encore les somptueuses poignées de portes "goutte d'eau".
Disposant d'un toit ouvrant, l'habitacle se retrouve aéré car un peu confiné à cause de cette partie arrière un peu cloisonnée. Très épurée, la planche de bord parfaitement symétrique a été conçue pour s'adapter à divers marchés et passer en toute simplicité son volant de droite à gauche. Une si petite série ne pouvait se permettre le "luxe" de réaliser deux pièces distinctes. Le volant en aluminium est recouvert en partie de bois, matière que l'on retrouve sur le levier de vitesses au volant. Deux grands compteurs ronds sont disposés sur une planche de bord assez basique dans laquelle ont été inséré deux petites boites à gants fermant avec un couvercle. Pas d’esbroufe ici, une simplicité qui doit laisser au pilote le soin de se centrer sur le pilotage de ce coupé confortable et performant.
restauré de manière exemplaire, ce joyau de l'Italie était proposé à la vente mais pour ce type de pièces, on discute en général le prix une fois le chéquier sortit, une chose est sûre, sur le mien il n'y avait sans doute pas la somme espérée.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 19 Mars 2019, 04:51

A Ingolstadt...

"DKW F-89 S Universal "Meisterklasse"."

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"Union cachée?"

Le nouveau départ de DKW se fera grâce à une fourgonnette, l'adorable et très réussie F-89 "Schnellaster" que je vous ai présenté juste avant. Il était évident qu'une automobile populaire lui emboîte rapidement le pas, elle arrive un an plus tard, en 1950. Si seul DKW existe encore, la marque laisse toujours orner sa calandre des quatre anneaux symboliques d'Auto Union.
A cette époque DKW redevient un constructeur important outre Rhin, il est temps de remplacer la vieillissante "F8" dont la commercialisation débuta en 1939. Avec sa ligne façon "caisse carrée" et son allure un peu frêle, elle était vraiment hors du temps en ce début des années 50. de toute façon la "F8" était fabriquée sur le site de Zwickau qui a été cédé aux Soviétiques, ce sont eux qui la produisent désormais sous le label "IFA". Les DKW sont après guerre construites dans la nouvelle usine d'Ingolstadt.
La nouvelle "F89" dite aussi "Meisterklasse" arrive ainsi en 1950, elle se présente comme une automobile compacte et moderne, sa ligne arrondie et aérodynamique adopte des phares encastrés, une calandre très inclinée et des ailes qui se fondent à la caisse sans toutefois passer par la ligne "ponton". Car même si cette nouveauté plonge la "F8" dans un lointain passé, ces formes rondes d'insecte ne sont pas celles qui symbolisent les automobiles valorisantes mais sont assimilées à de petites voitures bon marché. D'ailleurs la Saab 92 qui est elle aussi une concurrente, avance une identité plus moderne mais tout aussi décalée. Avec un peu de dérision, cette nouvelle DKW pourrait être l'enfant caché d'une Seab 92 qui aurait eu une relation intime avec une VW Coccinelle...une union cachée?
Mais comparée à la Coccinelle dont elle se veut une concurrente la plus directe, elle avance de bons arguments comme une finition bien supérieure et une impression de qualité largement au dessus. Mais malgré tout, pour une auto pas bon marché, ses ailes débordantes, son châssis séparé, ses portes "suicide" et son allure de friandise fondant au soleil n'en font pas une rivale qui inquiète.
En revanche tout les oppose sur le plan mécanique, ici le moteur est à l'avant et c'est un bicylindre deux temps 684 Cc qui développe 23 chevaux. Mais ce moteur trop juste est remplacé sur la "F91" présentée en 1953, son moteur 3 cylindres 896 Cc est beaucoup plus convaincant, il faut dire qu'il délivre désormais 34 chevaux, une jolie hausse pour un modèle à la carrosserie et et au poids quasiment identique. A cette occasion elle porte le nom de "Sonderklasse"
Cette monture porte le petit nom "3=6", ce qui signifie pour DKW que son bloc trois cylindres offre l'agrément et les performances d'un moteur à six cylindres!
En 1955 une autre évolution du modèle se profile, la "F95" qui offre 38 chevaux à sa mécanique mais aussi une gamme bien plus complète. Désormais on peut la commander en berline à 4 portes (le châssis est rallongé), en break 3 portes et ainsi qu'en cabriolet, version confiée par les ateliers Karmann.
Cette version exposée dite "Universal" est une sorte de petit break 3 portes dont le peuple Allemand a longtemps été très fidèle. Sa partie arrière partiellement recouverte de bois en fait une auto chic et qui immanquablement évoque la Grande Bretagne. Mieux, elle pourrait même presque se faire passer pour une Morris Minor! Inspiré par ces modèles Américains, les versions "Woody" auront un succès d'estime dans les années 50 mais si l'allure qu'il s'en dégage est amusante, l'entretien à long terme est compliqué et les réparations onéreuses doivent être laissées aux mains de spécialistes maîtrisant parfaitement la menuiserie.
Celle-ci de 1951, elle s'équipe du moteur bicylindre deux temps 684 Cc de 23 chevaux. Son poids contenu de 900 kilos lui autorisait d'atteindre les 95 Km/h. Fabriquée entre 1951 et 1953, il s'en vendra 14.285 exemplaires. Comme neuve, sa jolie et douce teinte vert d'eau métallisée associée à un pavillon gris et ses parements de bois ne manquait franchement pas de classe. Alors, austères ces petites Allemandes?

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michel22

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09 Mars 2019, 16:03

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par michel22 » 19 Mars 2019, 10:16

Bonjour Bubu,

J'avoue que j'ai pas lu tous tes posts (une véritable encyclopédie :shock: :shock: ), mais le peu (sur 320 pages) m'a déjà émerveillé, bravo et chapeau bas, surtout t'arrête pas. Merci
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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 19 Mars 2019, 16:38

A Retromobile...

"Mercedes-Maybach G650 Landaulet."

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"Humour Germanique."

Le premier petit véhicule tout terrain de liaison militaire de l'armée Allemande après guerre sera la DKW Munga construite à Ingolstadt. Produite jusqu'en 1968, elle laisse la place à un autre modèle signé Volkswagen, l'Iltis qui arrive pourtant plus d dix ans après, en 1979.
Entre temps, Mercedes est contacté par le Shah d'Iran en 1972 pour que la marque Allemande lui concocte un véhicule militaire tout terrain, le chiffre de 20.000 véhicules est évoqué. Un accord est signé et Mercedes se met au travail pour ce qu'il pense être un plan juteux. La marque à l'étoile s'associe avec l'Autrichien Steyr-Puch, le spécialiste de la transmission intégrale. Si le design n'est que secondaire, les stylistes puisent leur inspiration sur le Range Rover.
Les années passent et l'accord entre Mercedes et le gouvernement Iranien semble partir à vau-l'eau, c'est la déroute pour Mercedes qui va se mettre son projet derrière l'oreille. Seulement voilà, l'armée Allemande lance un appel d'offre pour ce type d'engin, l'affaire est belle! Sauf que comme vous le savez, c'est Volkswagen qui décroche le contrat et s'impose avec son Iltis, chez Mercedes, le 4X4 est le projet maudit!
Qu'importe, le tout terrain est trop avancé pour le faire avorter, au pire Mercedes tentera de le vendre aux armées étrangères. Il est dévoilé en 1979 et sera finalement repêché par l'armée Allemande mais séduira de très nombreux autres pays, plus de 20 à travers le monde s'équiperont de ce modèle et de ses dérivés. Pas besoin de chercher bien loin chez nous, il équipera en masse l'armée Française, si, avec un lion sur la calandre, le fameux Peugeot P4! Et oui, le Sochalien était un Mercedes Classe G équipé d'un petit moteur Peugeot.
En Allemagne, Mercedes le propose parallèlement en version civile dans son catalogue, il est considéré comme un utilitaire...du moins au départ. Il existe en version 3 et 5 portes, bâché et tôlé, rustique le Classe G!
Mais les années 80 vont changer la donne, la mode est au véhicules de loisirs et les 4X4 sont de plus en plus prisés. Ils s'embourgeoisent en suivant l'exemple du Range Rover où du Jeep Cherokee. Ces derniers seront les premiers à proposer des engins de franchissement offrant cuir, boiseries et gadgets électriques, un monde au départ semblant inconciliable et qui va vite trouver ses adeptes. Quelle provocation de la part d'une élite que de garer leurs engins devant de luxueux hôtels entre une Mercedes Classe S et une Rolls Royce Silver Shadow.
Mercedes renifle le filon et va rapidement proposer à son Classe G des finitions plus soignées. Tout se fera doucement, par étapes. Les habillages vont doucement se civiliser en récupérant les tissus issus des berlines, l'équipement va progressivement monter en gamme et la présentation extérieure s'offrira des jantes en alliage et des peintures métallisées. Ensuite tout va s'accélérer, au début des années 90 on commence à en faire un véhicule luxueux, cuir, moquette épaisse, boiseries, fonctions électriques en tout genre et un vaste choix de moteurs en font un véhicule décalé qui à ses adeptes prêts à payer des sommes déraisonnables pour en faire l'acquisition. Son style décalé brut de décoffrage en fait un véhicule de rebelle!
A la fin des années 90 AMG se penche sur son cas et on lui greffe un V8 qui lui fait dépasser les 300 chevaux, il culminera à 544 chevaux dans sa dernière cuvée 2018 et accélère comme une Porsche!! Pourtant en le regardant on est effaré de voir ses origines d'un autre temps, vitrages plats, charnières de portes apparentes et carrosserie sans relief destiné au départ à en réduire les coûts. Pire, un nouveau modèle V12 biturbo, le "G65", vient de sortir, il affiche 612 chevaux, délirant!
Mais revenons un peu en arrière quand en 2002 Mercedes ressort la marque Maybach de son congélateur. La marque devient ainsi une premium de premium mais oublie un truc, le style. Les modèles ressemblent à des Classe S en moins belles parfois! Pourtant le raffinement, la finition et les équipements sont extraordinaires mais elles offrent si peu d'émotion que la marque est remise au "congélo" en 2013, un échec.
Finalement en 2015 Maybach fait son retour mais comme finition supérieure des haut de gamme à l'étoile, un peu comme le fut "Baccara" chez Renault Jadis pour faire un vulgaire parallèle. Le Classe G va s'y convertir et d'une manière marginale. La version Maybach porte le nom de G650 et hérite du V12 biturbo AMG de 630 chevaux, un truc de ouf! Et pour affirmer son décalage, Maybach lui octroie une inédite carrosserie landaulet. Ainsi le modèle 5 portes dispose d'une capote recouvrant les places arrières, un vrai véhicule d'appart digne des plus grands dictateurs Africains et d'Europe de l'est! Voiture de mégalo, elle s'adresse à une clientèle ciblée allant du joueur de foot au milliardaire Russe en passant par le trafiquant Colombien, le rappeur Californien où bien le prince Saoudien. Bling bling à mort, cet engin de l'inutile s'offre à bord un luxe inouï. Minibar, vitre de séparation chauffeur, écrans plats, sièges massant et inclinables, sono de discothèque, bref il ne manque que les néons...quoi que des leds à variation de couleur s'allument à loisir. Les goûts des uns et le mauvais goût des autres en quelque sorte.
Malgré ses 3 tonnes, il conserve des capacités de franchissement que beaucoup peuvent lui envier mais qui osera souiller où griffer un tel bestiau facturé 765.000€ et limité à 99 exemplaires.
Alors oui, certains diront que ce genre de modèle n'a pas sa place à Retromobile mais peut être n'en recroiserez vous jamais un deuxième dans votre vie! On pensera ce que l'on en voudra mais il restera à jamais une pièce d'exception pour le moins originale vous qui pensiez que les Allemands n'avaient pas d'humour.

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