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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 13 Oct 2019, 18:52

A Sinsheim...

"Porsche 356 Speedster."

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"Droit dans le mur."

A peine éclose, la Porsche 356 séduit par ses lignes et son tempérament bien marqué. Malgré une puissance limitée à 40 chevaux, le 4 cylindres à plat offre du plaisir et réussi à faire oublier que la plupart des composants de cette petite voiture de sport sont étroitement où directement dérivés de a VW Coccinelle.
En 1951, le coupé et la cabriolet entament leur voyage à travers la planète, l'usine de Zuffenhausen peut enfin fournir en nombre et des 356 sont embarquées par bateau direction les USA. Les clients y sont nombreux, d'ailleurs l'Amérique deviendra rapidement le premier pays en terme de ventes, Ferry Porsche ne s'était pas trompé.
C'est là-bas que vit Max Hoffman, il réside à New York depuis 1950 mais est un immigrant d'origine Autrichienne. Hoffman est un homme d'affaires passionné et surtout qui sais renifler les bonnes affaires. Il sait aussi ce qu'aime la riche clientèle d'outre Atlantique en terme d'automobile et qu'elle est nombreuse et prête à acheter sans compter pour une voiture dont ils auraient le coup de cœur. Hoffman va donc devenir importateur de voitures Européennes de luxe, principalement des modèles de sport élitistes. En parallèle, et aussi pour faire bouillir la marmite, il est importateur officiel de Volkswagen. Curieusement, la Coccinelle est devenu un best seller aux USA, elle qui est aux antipodes de ce que produit Detroit!
L'importateur est devenu rapidement très influent envers les constructeurs, ces derniers l'écoutent religieusement afin de les conseillers si bien que certains grands noms de l'automobile Européenne fabriqueront des modèles en écoutant ses conseils. Hoffman va donc contacter Ferry Porsche car il à la certitude qu'un modèle plus "viril" sur la base de la 356 serait un carton chez l'oncle Sam.
Porsche avait cependant devancé la demande en commercialisant en 1956 le "Roadster America". Il s'agissait d'une 356 radicale disposant d'un pare-brise en deux parties plus bas, de portes évasées sans vitres et d'un habitacle dépouillé. Ce "Roadster America" anticipait aussi les normes US avec des pare-chocs à "bananes" de protections que l'on retrouvera ensuite sur toutes les 356. Le moteur était le 1.5 litres de 70 chevaux récemment proposé sur la 356 dès 1952. Elle pouvait alors atteindre 175 Km/h mais elle était si radicale qu'elle ne sera construite qu'à une poignée d'exemplaires, 16 au total.
En Allemagne on se met au travail, Erwin Komenda, le dessinateur de la 356, revoit sa copie pour cette version. Les retouches sont subtiles, le pare-brise très incliné est beaucoup plus étroit et ses montants sont recouverts d'un mince morceau de chrome. Elle hérite du "Roadster America" de ses pare-chocs à bananes mais s'offre des grilles d'aération à côtés des clignotants. les vitres latérales sont en plexiglas démontables, l'habitacle est raccourci et la capote est simplifiée, elle sert surtout à protéger la voiture quand elle est stationnée. Le moteur est repris du "Roadster America", c'est le 1.5 litres de 70 chevaux.
Fabriquée chez Reutter, la voiture est disponible dès l'automne 1954 et comme l'avait promis Max Hoffman, les Américains en sont fous! James Dean s'en offre une mais d'autres célébrités et people veulent se faire voir à bord de ce jouet qui fait fureur. Et comme son prix ne dépasse pas les 3000$, le Speedster est bien placé.
L'année suivante, en 1955 le Speedster est modifié pour coller au reste de la gamme qui évolue. Elle devient 356 A Speedster Super 1600 et sa puissance passe à 75 chevaux. Il existera aussi au même moment une 356 A 1500 GS Carrera GT Speedster qui sortait 115 chevaux et lui faisait atteindre les 200 Km/h.
La carrière de la Speedster cesse en 1958 et Porsche en aura vendu 4144 exemplaires. L'histoire est en marche, Porsche s'est fait un nom et les cadences sont soutenues, plus rien ne va arrêter la marque légendaire au cheval cabré, symbole de la ville de Stuttgart.
Sans doute la plus légendaire et la plus désirable de la lignée, la Speedster atteint des sommets et la plupart de celles que l'on croise sont souvent des répliques, souvent très bien réalisées par ailleurs. Ce n'est pas le cas de celle-ci qui à subi un léger accrochage! C'est en 1958 qu'elle a eu un accident à Long Beach en Californie. Trop coûteuse à faire réparer, la Porsche ira dans une casse Américaine où elle sera stockée. Un Européen la rachètera en 1981, il s'agit de Rudi Klein, un homme qui récupère et entrepose des modèles d'exception accidentés où abandonnés. Le musée de Sinsheim expose donc cette automobile qui ne sera sans doute jamais restaurée et qui finalement attire encore plus les curieux sous cette bulle de verre.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 14 Oct 2019, 03:34

A la Ferté Vidame...

"Citroën DS 21 Pallas."

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"Monument national."

Voilà exactement un siècle que Citroën distribue ses automobiles. Le patron était un passionné, sa réussite il la devra à sa petite Type A, conçue à la chaîne, en utilisant les mêmes procédés de fabrication de Ford dont il avait visité les usines en Amérique.
Le credo de Citroën, innover pour exister. En 1934 la Traction Avant fait elle aussi un bond...en avant. Pleine de solutions modernes et novatrices, cette voiture à su marier tous ces éléments avec intelligence. Ainsi la berline offre un comportement routier rarement atteint, un grand confort lié à un ensemble d'une rare homogénéité. En plus elle est joliment dessinée sans jamais trop en faire. Elle sera la dernière voiture du vivant d'André Citroën. Cette Traction aura été aussi celle qui à failli faire chavirer le navire de Javel, les ambitions pharaoniques du patron ont mis sur la paille les finances et c'est Michelin qui va sauver l'entreprise...mais pas sans sacrifices pour les employés.
Son remplacement est prévu pour le milieu des années 40...mais vous connaissez la suite. L'Europe est sous la coupe d'Hitler, pendant ce temps on travaille en secret chez Citroën pour les jours meilleurs. Mais la priorité sera une voiture adaptée à un marché qui ne pourra s'offrir qu'une petite automobile, la remplaçante de la Traction est mise de côté, on dessine celle qui deviendra la 2CV en 1948.
A l'armistice, on reconstruit usines et chaînes de montage, la 2CV et le HY arrivent tandis que la Traction prolonge son activité. C'est maintenant que l'on s'agite les neurones pour l'avenir, une berline qui succède à la Traction.
Une petite équipe est constituée, ces hommes ont carte blanche pour livrer au milieu des années 50 une berline inédite qui doit orienter tous les autres constructeurs, un modèle révolutionnaire qui sera l'étoile à suivre.
Elle doit être sécuritaire, priorité à la visibilité, pas de montants de portes et un pare-brise très bombé que Saint Gobain aura du mal à mettre au point. L'avant doit aussi se déformer et absorber les chocs. Un volant presque en lévitation et à une seule branche favorise la lecture des instruments. Enfin elle conserve le principe des roues avant motrices et mise sur un comportement routier au dessus de tout ce qui existe.
Pour affiner l'ensemble, on adopte la suspension hydropneumatique déjà mise en place sur la Traction 15/6 H. Cette version de série était en réalité une sorte "mulet" mise à la disposition des clients qui effectuaient sans le savoir des tests pour la base de la futur DS! L'hydraulique, c'est le "sang" de la DS. Grâce à ce fluide, la berline gomme les aspérités se la chaussée, conserve une assiette constante et peut même au besoin se "lever" où se "coucher" grâce à une simple manette. Le liquide hydraulique sert aussi à l'assistance de la direction, à l'embrayage et au freinage. Tout est maintenant assisté et associé à des sièges au moelleux rare, un tapis roulant.
Dernier point, l'emballage. C'est Flaminio Bertoni qui finalise le dessin, pour beaucoup il s'agit de la voiture la plus belle jamais dessinée au monde. Certes, c'est un chef d'oeuvre, une sculpture qui semble voler au dessus de la route. Nous sommes en 1955 et le parc automobile était formé en immense majorité de modèles à "caisses carrées" où à ailes encore apparentes. La DS oublie ce schéma et son allure vieillit de 30 ans tout ce qui roule!!
Le long museau très fin n'a plus la moindre calandre, l'entrée d'air se fait en dessous, dans le bavolet. Les phares sont intégrés aux ailes dans une ligne "ponton" qui possède tous les codes des modèles à venir ensuite. Le pavillon semble "flottant", la caisse s'évase sous les vitres qui ceinturent la voiture, la ligne est incroyablement profilée mais superbement fine et majestueuse. La fuite en arrière du coffre et la lunette panoramique donne la sensation que de profil la voiture avec son avant levé à toujours un mouvement d'accélération. Chaque pièce, chaque détails à fait l'objet de tous les soins, clignotants en forme de cornets aux cois arrières du toit, charnières de coffre subtilement fondues dans le dessin, style ondulé des custodes arrières en inox, pare-choc avant en flèche prolongeant le capot en forme de coque de bateau inversé et ailes arrières carénées qui cachent les roues pour alléger le dessin si fin de cet arrière savoureusement affiné. La DS est une sculpture en mouvement et au salon de Paris 1955 c'est un choc comme il ne s'en est jamais produit...et ne s'en produira plus! La foule se bouscule pour la voir sur son plateau tournant, on fait des heures pour qu'un vendeur prenne votre commande, le succès est foudroyant, la DS à marquée l'histoire de l'automobile et aussi un peu celle du 20ème siècle.
Elle restera 20 ans au catalogue et même au moment de partir à la retraite elle était bien supérieure à ses rivales sur bien des points. Le succès sera immense, 1.455.746 exemplaires vendus et des déclinaisons coupé, cabriolet, break et même une incroyable présidentielle. Allez, tout le monde s'accordera sur un seul point négatif, ses mécaniques qui au départ étaient bien tristes et issues directement de la Traction. Mais au fil des années tout rentrera dans l'ordre même si la DS n'aura jamais eu droit à un moteur 6 cylindres.
Objet culte, elle fascine partout, au Japon où aux USA, la DS est légendaire, tout bon musée se doit d'en exposer une, c'est un monument automobile...et il est Français, levez les couleurs!
Incontournable ici pour cette célébration, je vous présente une superbe berline 21 de 1967, la dernière année sous cette forme, ensuite elle adoptera un inédit regard signé Robert Opron...et incroyablement réussi! Rappelons que la 21 Pallas était le modèle haut de gamme et la plus désirable de toutes les DS.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 14 Oct 2019, 17:44

A Sinsheim...

Très gros plateau de Formule 1.

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Et la "Blue Flame" de 1970.

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Il s'agit de la première voiture à franchir le cap de 1000 Km/h sur le lac salé de Bonneville.
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 14 Oct 2019, 18:18

A Sinsheim...

"Alfa Romeo 6C 2300 Aerospider Prototype."

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"Délit de fuite."

L'histoire d'Alfa Romeo remonte à 1910 et s'est singularisé par ses modèles haut de gamme au caractère bien trempé. Pourtant la marque aura connu des hauts et des bas tout au cours de sa tumultueuse existence. L'ère des modèles de grand prestige devra laisser place à une gamme généraliste après la seconde guerre mondiale mais ces voitures "abordables" conservaient en elle le virus Alfa, l'ADN sportif de cette marque de caractère. Il faudra se monter plus audacieux avec la crise économique des années 70 et négocier avec grande difficulté le virage des années 80. Un retour en grâce marquera les années 90 et c'est vers un segment plus "premium" que jamais que la marque au trèfle vise aujourd'hui. Mais faisons un grand bond dans ce glorieux et riche passé au patrimoine d'exception.
La 6C est apparue dès 1926 dans sa version 1500, ce n'est pas à vrai dire un modèle mais un châssis que les clients pouvaient faire habiller chez le carrossier de leur choix bien qu'Alfa Romeo vendait des modèles déjà habillés dits "usine".
A partir des années 40 les plus belles réalisations verront le jour signées par les plus grands couturiers de la planète avec souvent des dessins extravagants plébiscites par la clientèle Américaine. Mais après la seconde guerre mondiale il faudra tout remettre à plat et oublier ces voitures trop onéreuses pour s'orienter vers la grande série. C'est à cette époque que la fantastique 6C tirera discrètement sa révérence en 1951.
Cette longue série sera faite de dives modèles aux moteurs toujours plus puissants avec à partir de 1929 l'arrivée de la 6C 1750 et la 6C 1900 en 1933.
La 6C 2300 arrive en 1934, elle est dévoilée au salon de Milan. Là encore c'est sous de multiples formes que la voiture est disponible, il y en a pour répondre à toutes les attentes et à tous les prix...des prix vous l'avez deviné, élevés!
La gamme tourne autour de ce fameux moteur six cylindres en fonte et à culasse en aluminium de 2309 CC affichant 70 chevaux. Les chambres de combustion sont semi hémisphérique, les arbres à came sont entraînés par chaîne et un carburateur double corps alimente la mécanique. Castagna assure l'assemblage des modèles "usine" mais nombreux seront les châssis nu à quitter directement l'usine Alfa pour atterrir chez de grands couturiers automobiles. Un moteur à taux de compression augmenté fait monter sa puissance à 95 chevaux, ce qui n'était pas rien à ce moment. Avec un modèle de ce type Alfa Romeo décrocher les 3 premières places de la course de 24 heures de Pescara-Targa Abruzzo. A la suite de ce spectaculaire hold-up, ce moteur désormais légendaire est disponible pour les 6C 2300.
La version 2300B est mise en vente dès 1935, si la mécanique reste la même, les trains roulants et les soubassements ont été modifiés et modernisés. Suspensions arrières indépendantes, train avant à double triangulation, voilà de quoi profiter encore mieux de ce moteur plein de vie et de tempérament. Disponible en version courte où allongée, elle se nomme "Turismo" où "Grand Turismo".
Touring et Castagna assureront la majeure partie des assemblages de la carrosserie mais Pininfarina où Worblaufen auront aussi œuvré sur ces somptueux châssis.
Une Série 2 est lancée en 1938, une voiture de ce type remportera la fameuse course des "Mille Miglia" avec. Puis la 6C 2500 sera l'ultime évolution et produite entre 1939 et 1951. Lancée en version berline et limousine carrossées par la maison, d'autres châssis nus seront confiés aux meilleurs artisans su moment, la plupart Italiens il va de soi.
La mécanique est constituée d'un excellent six cylindres en ligne 2443 Cc de 87 chevaux. La voiture voit le jour à l'aube de la seconde guerre mondiale, sa production chaotique sera stoppée en 1943 mais reprendra en 1947 une fois la paix signée. Mais vous l'imaginez, peu de clients se bousculeront dans cette Europe ravagée pour en faire l'acquisition, sauf aux États-Unis.
uite à ça la stratégie commerciale est bouleversée et la berline 1900 lancée en 1950 va faire prendre un virage décisif et salvateur à Alfa Romeo, les voitures généralistes étant la meilleure option possible, elles sauveront la marque.
Mais revenons à cette curieuse version au look de barquette de piste. Elle est le fruit de deux frères Hongrois, Gino et Oscar Jankovits. Ce sont aussi des connaissances de Vittorio Jano, lui aussi d'origine Hongroise et qui travaille à cette époque au centre de style Alfa Romeo. Ils veulent "mettre la pâtée" aux constructeurs Allemands qui dans les années 30 dominent le monde du sport automobile avec Auto Union et Mercedes. Le châssis utilisé est celui d'une 6C 2300B et le moteur provient d'une 6C 2300 Pescara. La construction de la barquette prends du temps, elle débute en 1934 pour s'achever en 1937.
Finalisée, la voiture présente un look radical monovolume dont la pureté est à peine touchée par le minuscule saute vent qui fait office de pare-brise. si le capot et les portières sont très courtes, l'arrière fuselé est fortement allongé. La carrosserie est réalisée tout en aluminium et a été confié aux ateliers Lampo de Fiurme en Croatie.
C'est là que se positionne la fameuse mécanique 6 cylindres 2.3 litres de 105 chevaux. Tout semblait parfait sauf que la guerre va interrompre sa carrière qui ne débutera jamais. En 1946 le Maréchal Tito fait fuir les frères de Croatie qui quittent le pays à bord de cette voiture pour rejoindre l'Italie. Sur place, ils se retrouvent sans un sou et cèdent leur voiture à un militaire Américain qui repart aux USA avec cette pièce unique. Réapparue en 1967, elle sera restaurée en 2004 et est actuellement visible au musée de Sinsheim. Une découverte dont j'ignorais jusque là l'existence.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 15 Oct 2019, 03:51

A La Ferté Vidame...

Citroën avait mis le paquet pour cette commémoration dignement fêtée.

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"Citroën 19_19 Concept."

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"Alors c'est ça demain?"

Une telle célébration est un instant rare pour une marque, surtout automobile, peu en effet ont réussies à tenir un siècle. Il était donc sûr que Citroën présenterais une surprise et c'est un concept qui sera dévoilé à cette occasion dont le nom résume à lui seul cet hommage, la 19_19.
Je vais être direct, c'est une grosse déception! Alors que la marque tricolore nous avait fait saliver avec des concepts de rêve jadis, voilà qu'elle nous offre un engin loufoque qui à mes yeux n'a rien de franchement féerique. A mon sens un concept doit à la première rencontre provoquer une effet "waouh", sauf que là c'est plutôt l'effet "Walou"! On dirait ces petites voiture "Hot wheels" que l'on trouve sous blister dans les rayons des supermarchés. Une sorte de cellule ovale avec quatre grande roues de buggy (30 pouces!) placées aux coins, le tout peint en bleu et noir. Hormis l'intéressant travail sur les feux qui utilisent les chevrons sur deux lignes horizontales, je reste bien perplexe en regardant le reste de ce dessin qui à mon sens ne méritait pas de passer du papier à la réalité, du moins pour marquer un tel événement.
L'habitacle très épuré mise sur un mobilier contemporain habillé de tissus et de moquette et dont le siège passager forme une méridienne dont l'appuie-tête est une enceinte audio. Plus étonnant, du marbre fait office d'habillage sur certains éléments du mobilier histoire de célébrer en grandes pompes...funèbres ce centenaire?
Plus de planche de bord, moi qui m'amusait tant de la période féconde faite de lunules et de satellites, désormais tout s'affiche sur le pare-brise et on parle ici d'intelligence artificielle et de conduite autonome, est-ce encore vraiment une automobile où une navette pour se déplacer vertueusement? Car on s'en doute, elle est électrique. On annonce comme toujours des autonomies incroyables, ici 800 kilomètres et une recharge rapide de 20 minutes qui pourrait vous en faire parcourir 600. Si c'était possible, je crois que le passage à ce mode d'énergie ferait basculer le marché en quelques années mais vu les retours encore compliqués de ces voitures électriques, les pétroliers ont encore de beaux jours devant eux.
Bon, j'ai pas grand chose à dire, cette vision du futur m'intéresse bien peu et j'en viendrais même à préférer nos actuels SUV qui à mon sens sont encore des automobiles et non des alternatives de transports individuels sans âme.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 15 Oct 2019, 18:41

A Sinsheim...

Quelques jolis bolides...

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 15 Oct 2019, 18:56

A Sinsheim...

"Aston Martin DB6 Volante."

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"Soucoupe Anglaise volante."

Dans chaque marque automobile de prestige, c'est l'arrivée d'un modèle majeur qui lance en général une légende. Chez Aston Martin, c'est avec la DB4 en 1958 que le petit constructeur Anglais va passer de marginal artisan à un acteur majeur des GT mondiales. Réputées pour leur mécaniques de précision affûtées et offrant beaucoup de plaisir, les Aston Martin DB2 souffraient d'un look un peu maladroit et se cherchaient une identité plus affirmée. La DB4 offre ainsi un six cylindres 3.6 litres de premier choix offrant 240 chevaux et un dessin d'une réussite absolue. Italienne dans ses lignes car dessinée par Touring, elle est d'une élégance sans faille et d'une classe "so British", son style deviendra un classique qui fera beaucoup d'envieux à travers la planète.
Fort d'un succès presque inattendu, elle laisse place en 1963 à la DB5. Là c'est la consécration, Aston Martin a flairé la recette magique comme un cochon reniflerait une truffe. Le style qui en fait son succès est conservé, la face avant hérite de celle de la DB4 GT avec ses phares profilés sous bulle et quelques détails cosmétiques lui donne une maturité qu'il lui manquait, c'est pour beaucoup (dont moi) la plus belle de toutes, James Bond lui offrira sa plus belle publicité en faisant d'elle une star de cinéma avec "Goldfinger" en 1964.
Sous le capot, le 6 cylindres en ligne de 4.0 litres gagne en puissance, il affiche ainsi 282 chevaux et fait de cette confortable GT une monture de premier choix pour filer plein gaz sur les voies rapides de l'époque, certainement l'une des meilleures GT du monde à cette époque, une véritable référence.
Produite seulement deux années, la DB5 est remplacée en 1965 par la DB6, rien de plus logique en somme. L'idée du constructeur est alors de présenter une DB5 mais en mieux et en apportant ce qu'il manquait au modèle précédent. C'est donc une auto au look très similaire que découvrent les fanas de la marque qui ne seront pas dépaysés, pourquoi changer une recette miraculeuse après tout? Pourtant les changements sont plus importants qu'il n'y paraît. Vue de l'avant, elle semble identique, mis à part le pare-choc constitué de deux parties et dont le centre est dédié à la plaque d'immatriculation qui surplombe une large entrée d'air. Mais de profil, la nouvelle venue s'est allongée sur une poupe entièrement inédite qui perd en finesse ce qu'elle gagne en modernité, avec le recul, c'est loin d'être une réussite même si le dessin original n'a pas été non plus massacré. On découvre un pavillon plus haut et une vitre de custode plus anguleuse, presque rectangulaire. Le couvercle de coffre à perdu ses courbes sensuelles pour un ensemble lisse et un arrière coupé net. Elle s'offre en plus une espèce de "queue de canard" qui donne à cet arrière un dessin très Italien. Enfin le pare-choc arrière est comme celui de l'avant, fait de deux demi lames dont la partie centrale reçoit un feu de recul.
A bord, la DB6 s'embourgeoise encore, l'habitacle reçoit une banquette arrière et les équipements de confort font honneur à son rang de GT haut de gamme. Vitres électriques et climatisation en option, le marché Américain étant comme toujours très convoité, le cours élevé du billet vert appâtant les exportateurs.
Tout cela pèse lourd, elle prend 200 kilos dans cette mutation, ce qui fait perdre en performances la version de base qui n'a gagné que...2 chevaux avec 286 sur sa fiche technique. Pour se faire pardonner, la version "Vantage" en propose 330, ouf! La transmission est assurée par une boite manuelle ZF à 5 rapports et une boite automatique est disponible en option, vous imaginez bien à qui elle était destinée.
La DB6 qui arrive en fin de parcours à fort à faire, ses rivales sont nombreuses, on citera la Ferrari 365 GT, la Jaguar Type E vendue à "prix cadeau", la Maserati Mexico où la Lamborghini 400 GT.
En 1969, une version dite MKII voit ses passages de roues légèrement agrandis pour accueillir des voies élargies. Sa suspension est modernisée et un système d'injection est proposé en option, elle restera fort marginale avec 248 exemplaires vendus.
C'est en 1970 qu'elle disparaît et laisse sa place à la DBS au style plus "seventies" mais moins marquant pour les esprits. Rien de grave car avec cette trilogie, Aston Martin a trouvé sa place dans le monde fermé de marques de luxe, d'ailleurs aujourd'hui personne ne les a oubliées.
On notera la fabrication d'une poignée de break de chasse signés Radford, 7 exemplaires et de 140 cabriolets dits "Volante". C'est l'un de ces rare modèle qui est exposé ici au musée de Sinsheim et paré d'une jolie robe blanche. Il s'agit d'un modèle de 1967. Mais je trouve que la belle Anglaise y perds de son élégance originelle dans cette version sans toit...ni moi.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 16 Oct 2019, 04:16

A la Ferté Vidame...

"Citroën Ami One Concept."

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"L'Ami du futur?"

Je tire un coup de chapeau à Citroën pour la célébration de son centenaire. Oui, il y a quelques années encore la marque reniait copieusement son passé et il n'était pas question de faire allusion à un patrimoine pourtant exceptionnel, quelle bêtise! Mais les choses ont changés et maintenant on a plus peur de raconter cette belle et riche histoire d'une marque automobile qui à traversé un siècle d'innovation.
C'est pour cela que j'espérais la présentation de modèles où de concepts marquant cet événement unique. Hélas mes attentes me laisseront quelque peu sur ma faim. Après la 19_19 présentée hier, on découvrait l'Ami One.
Avec un tel nom je songeais voir une Ami 6 du futur sauf que voilà que découvre une espèce de micro voiture cubique me faisant penser à une Smart qui aurait copulé avec une Toyota IQ un soir de fête trop arrosée au sans plomb.
L'Ami One est donc un microscopique engin de 2.5 mètres de long.C'est Pierre Picard qui est l'auteur de sa ligne. L'avant écrasé fait ressortir un pare-brise fortement panoramique qui plonge sur une pièce de carrosserie si courte que les pare-chocs prennent place au bout des courtes ailes arrondies protégeant les roues logées aux 4 coins et qui ressortent même légèrement de la carrosserie! Les feux à leds en forme de trait se pincent vers une calandre stylisée teintée dans la vitre. Le profil monovolume et quasiment symétrique s'équipe d'une porte qui est la même à droite et à gauche, elle s'ouvre de manière inversée côté conducteur. Sous le grand rétroviseur digne d'un utilitaire (nous sommes à l'opposé des micro caméras) est fixé une dragonne qui sert à l'ouverture des portes. Voilà qui me rappelle un détail vu mais à l'intérieur...dans la Wind! L'arrière reprends le look de l'avant avec des feux de forme identique et une plaque colorée formant une sorte de coffre mai qui ne s'ouvre pas. Bon, vous l'avez compris, l'emballage ne m'a pas franchement ému, voyons un peu à bord.
Là c'est plus sympa je trouve, garnitures claires et habillages colorés, voilà qui redonne un peu le sourire. On y découvre des retours à l'instinct primaire façon 2CV, les rétroviseurs se règlent manuellement, les vitres sont coulissantes et le toit en toile s'ouvre lui aussi à la main. L'accès au coffre se fait quand à lui par l'intérieur de la voiture, à l'ancienne! Mais la technologie est bien contemporaine, on glisse son smartphone dans un logement derrière le volant où il se recharge, le combiné d'instrument est quand à lui fait d'une dalle en verre translucide et un affichage tête haute se déploie au dessus.
Pas de moquette au sol mais un revêtement synthétique lavable. Face au passager est creusé un espace pour y mettre un sac à dos, malin.
Destinée à l'auto partage, elle imagine un futur où les citadins n'auraient plus d'automobile, voilà qui me questionne de la part d'u constructeur de voitures! Une vision qui ne m'enthousiasme guère et me fait penser aux affreuses "Autolib" qui ont toutes connues un bien triste sort. Electrique elle aussi, son autonomie réaliste serait de 100 kilomètres et on pourrait la conduire dès l'âge de 14 ans en France.
Bon, cette vison automobile d'un avenir fait de "capsules" à se partager dans des villes "vertueuses" n'est pas du genre à me remonter le moral. Peut être que Citroën s'est résigné à un avenir où les villes seraient interdites aux voitures et propose cette alternative qui lui permettrait de construire un modèle "propre".
Culpabilisés sans cesse par les médias, l'écologie est à mon sens "l'arnaque" du siècle. Un façon de relancer l'économie en faisant changer nos habitudes et remplacer le parc automobile de millions de voitures en quelques décennies. Et je passe sous silence le reste qui va remplir aussi vite les caisses de nombreuses sociétés et vider nos porte feuilles avec le sentiment de faire une belle action pour l'humanité. Je ne dis pas que polluer est bon mais ce matraquage médiatique et politique est presque une agression quotidienne qui finit par monter entre eux les générations. Pire, le fils d'un ami âgé de 12 ans nous accusait d'avoir pollués la planète et de leur avoir pourri leur avenir, bravo, la propagande fonctionne à plein régime!
Bon, je me calme et j'attends quand même de voir si les vertus de l'électrique le sont tant que ça...je reste bien dubitatif de mon côté. De quoi me faire aimer de plus en plus l'automobile ancienne!

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 16 Oct 2019, 18:58

A Sinsheim...

"De Tomaso Pantera GTS."

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"Un goût sauvage."

Chez De Tomaso, la trop modeste carrière de la magnifique Mangusta cesse en 1970. La fabuleuse auto de sport au moteur Américain à trouvé un débouché aux USA grâce à sa ligne, son caractère et aussi sa mécanique locale fiable qui rassure ses clients. Vendue à 400 exemplaires, elle suffit au fabriquant d'origine Argentine à mettre au point un modèle commercialement plus ambitieux afin de faire briller sa marque à travers le monde. Mais il ne faut pas oublier un (gros) détail, Ford à racheté en 1969 80% de De Tomaso, une perte d'indépendance certes, mais aussi l'assurance d'un groupe aux reins solides pour mettre en chantier une nouvelle auto encore plus sérieuse.
C'est au salon 1970 de New York qu'est présenté la Pantera, ce qui n'est pas un hasard vous l'imaginez. Mais sur le même stand trône aussi une berline, la Deauville, De Tomaso à désormais les moyens et de l'ambition comme jamais.
Alors elle ressemble à quoi cette Pantera? Et bien c'est là encore un coupé sportif deux places très bas et à la ligne en coin seventies à souhait. Au ras du sol, anguleuse et dotée de phares basculants, elle répond en tout points à la demande de l'époque et un canon esthétique comme il en était la norme en ce temps. Pourtant moi je la trouve bien moins jolie que la Mangusta mais ça n'engage que ma personne.
Avec sa carrosserie en métal et son V8 en fonte, la Pantera ne mise pas sur sa légèreté mais plutôt sur le couple monstrueux de ce bloc Ford V8 5.7 litres qui affiche 270 chevaux qui est situé juste derrière la meurtrière au dos des occupants. C'est du gros son qui sort des échappement et des vibrations qui vous font dresser les poils à chaque accélération. Nous sommes à l'opposé de la finesse d'une Italienne, là c'est du lourd idéal pour faire fondre un train de pneus en un éclair, vous allez être pote avec le chat blanc de chez "Feu vert"!
Vendue à un prix fort bien placé, elle va de suite faire signer nombre d'acheteurs mais fera également nombre de déçus la faute à une finition bâclée et de nombreux soucis touchant les organes périphériques, agaçant.
Pour corriger ces erreurs une version "L" apparaît en 1972, cette lettre signifie "Lusso", "Luxe" en Français. Elle a revue en grande partie ses faiblesses et la version "GTS" forte 350 chevaux doit détourner les potentiels acquéreurs de modèles Italiens bien plus coûteux et moins puissants. La "L" a donc revue son refroidissement, améliorée les composants de sa climatisation capricieuse, offerte une nouvelle planche de bord et soignée sa finition. Enfin on la reconnaît à ses boucliers qui abandonnent à l'avant les petits "boomerangs" d'angles chromés si charmants pour laisser place à un bandeau noir c'est laid mais à l'époque c'était tendance, ah les modes...
Mais la vie est mouvementée chez De Tomaso, Ford "lâche" le fabriquant mais continue la production de sa Pantera qui ne va cesser d'évoluer au fil des années pour prendre une retraite bien méritée...en 1995! Entre temps il s'en sera vendu en masse faisant de la Pantera le best seller de la marque et un véritable succès commercial.
Sauvage mais solide, la Pantera est aujourd'hui une classique de l'automobile ancienne et pourtant elle est bien moins cotée que ses rivales de l'époque, question d'image sans doute. Pourtant elle reste une belle auto qui impressionne et sème toujours la confusion, elle est pour beaucoup une Ferrari avant que l'on regarde le nom sur son logo au bout du capot.
Comme le voulait la mode des années 80, il était possible d'opter pour un kit carrosserie afin de rendre plus agressive sa Pantera. On le voit ici et si l'effet est saisissant, le look à mon sens en prends un coup! Quasiment "pompé" de la Lamborghini Countach, il alourdit bien trop cette belle GT qui ne méritait pas ça. Ce modèle de 1984 impressionne toutefois et possède sous ses apparences tapageuses de quoi faire cirer la gomme et donner le sourire à son pilote. Un homme qui devra posséder certaines bases pour dompter cette monture sauvage mais diablement envoûtante.

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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 17 Oct 2019, 03:39

A La Ferté Vidame...

Adorable ce HY food truck.

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