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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 23 Mai 2019, 08:43

A Retromobile...

"Shuppan 962 CR."

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"Du rêve à la dure réalité."

Né en 1943 en Australie, Vern Shuppan se destine à une carrière internationale de pilote automobile. Sports prototypes, il va même mettre un pied en F1 et participer aux 500 Miles d'Indianapolis.
Mais ses meilleur souvenirs sont l'époque où il courait sur des fantastiques Porsche, il se payera même le luxe de reporter l'épreuve Mancelle de 1983 sur une 956. A partir de 1986 il continue à y participer à bord d'une fabuleuse 962, voiture qui va le marquer tant elle lui offrira de plaisir à son volant.
A la fin ds années 80 l'Australien raccroche les gants mais reste marqué par la Porsche 962. Cette voiture il l'aime, son rêve, l'utiliser sur route ouverte! Un pari inimaginable...quoi que.
En effet, de petits artisans y travaillent, avec quelques modifications il est possible de la faire homologuer sur route, au début des années 90 Shuppan se lance enfin et souhaite en fabriquer une petite série.
Pour lui, pas question de vulgariser la bête de course, elle doit rester fidèle et brutale, oubliez le châssis de Volkswagen et un 4 cylindres à plat, Shuppan va utiliser le maximum de pièces possibles de la Porsche de course.
Quand Porsche cesse officiellement d'engager ses 962 en 1988, la marque de Zuffenhausen poursuit la production de pièces pour les équipes privées qui la font encore courir. C'est une aubaine et Shuppan fait réaliser aux Etats-Unis en 1991 un coque de 962 en carbone qu'il souhaite rendre utilisable pour la route. La voiture est achevée fin 1991 et dévoilée à la presse. C'est bien visuellement une Porsche 962 mais à un détail près, elle dispose d'une plaque d'immatriculation. Baptisée 962 R, pour Road, elle lance le début d'une fabrication en (toute) petite série.
Shuppan à des vues sur le Japon, là-bas une clientèle demandeuse existe, elle paye sans négocier. La voiture dispose du Flat 6 3.3 litres dopé par 2 turbos "KKK", avec 1050 kilos sur la balance et plus de 600 chevaux, elle devient la supercar la plus puissante proposée...la plus chère aussi, 1.6 million de $!
Son look est unique, une barquette venue d'un circuit homologuée pour la route! La silhouette est la même que la 962, aussi basse, il faut basculer les portes vers l'avant pour s'installer à bord. Il faudra enjamber un large ponton et accéder au siège du pilote mais le client à droit à un bonus extraordinaire, un second siège pour un passager, ainsi il pourra faire profiter de son jouet exceptionnel à un...où une amie!
On trouve du cuir pour les sièges et garnitures et aussi de la moquette, d'apparence elle se montre assez civilisée mais les instruments simples, le volant 3 branches et le levier de vitesse logé contre la portière rappellent qu'il s'agit bien d'un monstre venu tout droit d'un circuit.
Mieux vaut avoir le cœur bien attaché, 3.5 secondes au 0 à 100 et 370 Km/h en vitesse maxi, c'est un avion de chasse! Et puis toute la base technique est reprise de la 962, boite de vitesse comprise, seul l’amortissement a été revu pour qu'elle se montre un poil plus civilisée et utilisable sur le réseau routier.
Le retour est très positif, la presse n'en croit pas ses yeux et ceux qui l'ont essayés resteront marqués à vie. Shuppan est optimiste, des clients sont intéressés et il prévoit une production de 50 modèles. Il anticipe la chose en faisant même frapper des plaques numérotées de 0 à 50.
Mais soudain le marché des supercars s'écroule, c'est la crise et les financiers ne soutiennent plus le projet de Shuppan. L'activité n'aura durée que deux années, entre 1992 et 1994. Il sera fabriqué 3 prototypes et 3 modèles de série, un fiasco!
Sur les trois voitures fabriquées, deux sont parties au Japon et la troisième est ici sous vos yeux, c'est la sixième et dernière construite. Cette auto est la propriété de Matthew Ivanhoe, un vendeur de voitures d'exception Américain. Plus fort encore, cette Shuppan 962 CR de 1994 n'a simplement jamais roulée...

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 23 Mai 2019, 10:58

A Wolfsburg...

"Volkswagen EA 128 Prototype."

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"L’apprenti Panamera."

A la fin des années 60, Volkswagen commence à offrir une gamme relativement large. La Coccinelle est disponible en coach mais aussi en cabriolet, la Karmann Ghia offre aussi ce choix et on trouve aussi le fameux Combi. C'est en 1961 que la Type 3 arrive au catalogue, un autre insecte qui semble être une réinterprétation moderne de la Coccinelle, sans doute que VW comptait grâce à son succès la remplacer par elle, mauvaise idée. Ce nouveau modèle à la ligne nettement moins datée que la Cox souffrait d'un physique peu affriolant et conservait le 4 cylindres à plat logé à l'arrière, bof. Toutefois elle s'écoule bien...aux USA, décidément je m'étonnerais toujours de leurs choix!
Les USA, voilà un pays qui fait la fortune de Volkswagen, une majeur partie de ses modèles y font exil, c'est un véritable eldorado qui transforme la tôle Allemande en billets vert! C'est ainsi que vient l'idée d'y lancer une grande berline. Un brèche est ouverte, les Américains plébiscitent la Chevrolet Corvair, un modèle populaire et bon marché qui dispose d'un moteur logé à l'arrière, une spécialité VW. Les ingénieurs vont donc partir de là, faire une berline concurrente.
Le projet se nomme "EA 128" et voit le jour en 1963. Tiens donc, 1963...oui, c'est aussi l'année du lancement de la Porsche 901. Et comme VW est un partenaire de Porsche, il puise chez Porsche la mécanique six cylindres à plat pour la mettre dans le coffre de sa berline.
Cette auto assez longue est en revanche d'un style...discutable. Et disons le tout net, la face avant est complètement loupée! Ce bloc massif et anguleux équipée de deux paires de phares ronds sans calandre manque complètement d'élégance. Le long capot totalement horizontal qui le surmonte ne fait preuve d'aucun dynamisme, le tout est accentué par un long porte à faux qui déséquilibre la vue de profil. Dommage car les flancs très classiques se montrent relativement élégants avec une belle custode inclinée et un couvercle de coffre pas trop allongé.
A croire que c'est le même styliste qui a signé la poupe, on croirait qu'il à crée cette voiture par pliage d'un bout de papier tant les angles sont vifs! Le pan arrière coupé net offre de tristes petits feux et seul la lame de pare-choc donne un peu de vie à cet arrière bien tristounet. Le couvercle de malle est strié par des grilles d’aération, preuve que le moteur se cache bien en dessous.
Dommage car l'intérieur se montre accueillant, sellerie et garnitures claires, planche de bord joliment dessinée dans laquelle on retrouve une instrumentation empruntée à Porsche tout comme le volant! On découvre aussi une baquette avant à 3 places et beaucoup d'espace à l'arrière, bref la "EA 128" sais recevoir.
Mais la pièce maîtresse de cette grande berline est son moteur, le six cylindres à plat Porsche 1998 Cc de 90 chevaux. Capable de 160 Km/h, il permettait à cette confortable auto de rivaliser sans complexes avec la Chevrolet Corvair mais aussi d'autres modèles Américains bon marché.
Très coûteux, ce pari pouvait être risqué car VW n'aurait certainement pas eu de plan "B" en liquidant ses modèles en Europe, continent qui ne lui aurait laissé aucune seconde chance en cas d'échec. Voulant préserver son image de modèles généralistes, VW ne donnera pas suite à cette voiture même si un break sera construit sur cette même base.
Cette curieuse découverte sera une de mes favorite de ce musée qui en regorge, je le redis mais si vous allez à Wolfsburg, privilégiez ce musée, il faut assurément la visite.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 24 Mai 2019, 04:09

A Retromobile...

"Lamborghini Miura P400 Roadster."

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"La surprise Belge."

La première réplique de Ferrucio Lamborghini à Ferrari sera timide et mitigée. La 350 GT sera certes une bonne GT mais il lui manquait ce petit "truc" que les Ferrari du Commendatore avaient. Mais passer de l'univers des machines agricoles à la voiture de prestige demande un certain temps d'adaptation.
Pendant sa courte commercialisation, on songe déjà à celle qui va lui succéder, cette fois il faire fort, marquer les esprits et exciter une clientèle riche qui laissera un gros chèque pour réserver cette nouvelle voiture de sport.
La Miura P400 est dévoilée au salon de Genève et déjà on ne parle plus que d'elle, Ferrucio Lamborghini à déjà réussi son coup, il jubile, reste à concrétiser le tout en remplissant les bons de commande. C'est Marcello Gandini qui en a tracé les lignes, un chef d'oeuvre absolu pour ce qui restera comme l'une des voitures les plus belles au monde. Le créateur travaille alors pour le studio de style Bertone. La Miura c'est un châssis et trois parties distinctes conçu par Giampaolo Dallara. On trouve la cellule centrale, le bloc avant basculant et la partie arrière abritant la pièce maîtresse de ce joyau.
Très basse, la Miura est tout en muscles, ses roues arrivent au niveau des vitres, l'avant allongé et son museau plongeant adopte des optiques basculants non dissimulés mais rangés à plat et décoré par de fabuleux cils, l'arrière est tronqué net et biseauté, il se pare de persiennes noires, catastrophique pour la visibilité mais d'une redoutable efficacité en terme de design dans les années 60.
L’habitacle au ras du sol est étroit mais offre un relatif confort et un équipement complet, on y retrouve même la grille métallique du levier de vitesse si chère chez son concurrent. Ferrucio voulait il en faire acheter une à Enzo?
Mais à part son dessin délirant, elle offre quoi une fois la clé de contact tournée cette Miura? Et bien déjà elle fait la nique à Ferrari, son V12 placé en position centrale arrière est une innovation que Ferrari n'a jamais osé mettre encore sur ses modèles, cette architecture digne d'une voiture de course fera par la suite école et même le rival de toujours devra s'y mettre aussi par la suite. Ce sera avec la Berlinetta Boxer de 1973 que Ferrari osera enfin entrer dans cette lutte des géants.
Ce V12 est l'oeuvre de Bizzarini, c'est un bloc 4.0 litres équipé de 4 carburateurs double corps, sa puissance est de 350 chevaux et il est capable de vous propulser à 280 Km/h, c'est la voiture la plus rapide du monde à cette époque, Ferrari est frappé là où ça fait mal.
Le succès est immédiat et désormais Enzo à trouvé un sérieux rival dont il se serait bien passé. Il faudra attendre 4 ans pour voir apparaître une seconde version plus musclée encore de la folle Italienne, la Miura "S" qui fait son entrée en 1968, avec 20 chevaux de plus, cette évolution affiche désormais 370 pur sangs et s'offre quelques améliorations sur le plan de la finition et des équipements.
Autre évolution majeure en 1971 avec l'arrivée de la version "SV" dont le V12 dispose désormais de 385 chevaux, de suspensions arrières nouvelles et de voies élargies, elle ne restera qu'une année au catalogue avant de se retirer et laisser place à la nouvelle Countach. La "SV", c'est de la dynamite, elle annonce carrément 300 Km/h, c'était alors la voiture de route la plus rapide du monde!
En 1973 la Miura laisse sa place à la non moins légendaire Countach, Lamborghini ayant vendu 764 modèles de sa supercar de légende, le voilà désormais placé sur orbite.
Mais il en sera fabriqué un modèle découvrable décapsulé par Bertone en 1968. La voiture est dévoilée au salon de Bruxelles et se nomme P400 Roadster. A première vue on pourrait penser que la maison de design Italienne s'est contentée d'effacer simplement le toit, erreur car il faut bien la regarder pour voir que les modifications sont nombreuses et lourdes. Déjà le pare-brise, il est maintenant plus incliné et les angles à sa base sont arrondis et non plus anguleux. Les montants incliné à l'arrière sont inédits et peints en parti en noir, ils sont striés de 9 traits pour alléger cet apport. Entre ces deux parties on distingue maintenant le moteur, et oui, les persiennes n'y sont plus. Mais quel plaisir de voir ces entrailles presque à nu avec une vue imprenable sur les culasses et le haut des carburateurs.
Le pan arrière est lui aussi inédit, les feux sont de plus grande dimension (ils me semblent provenir de chez Maserati) et une large grille laisse sortir les canules d'échappement. Quand à la teinte bleu pailleté, elle divise toujours, moi j'en suis raide dingue!
L'habitacle reste identique mais adopte des garnitures colorées qui lui vont à mon sens très bien, le volant en revanche est une pièce unique signée Bertone, un objet qui mériterait à lui seul d'être exposé en vitrine tant il est superbe.
Rien de nouveau sous le capot, le V12 de 350 chevaux est bien à et plus visible que jamais, plus audible aussi à ciel ouvert.
La P400 Roadster ne restera qu'une pièce unique mais sera vendu à une société fabriquant des matériaux aux Etats-Unis, elle servira de base pour y présenter le savoir faire de la société, sympa comme base! On y démontera de nombreux éléments pour les remplacer par ceux du fabricant, plus légers, ils servaient de vitrine afin de faire valoir la qualité de leur alliages. Au passage, la Lamborghini devient verte.
Après un certain temps, la voiture est vendue au début des années 80 aux enchères et restaurée, elle est ensuite cédée à un musée Américain. Elle y restera peu de temps et changera plusieurs fois de mains avant qu'un homme ne la fasse restaurer à nouveau pour lui redonner son apparence originale, teinte comprise, les frais engagés seront colossaux mais le résultat stupéfiant. En 2008 elle défile au très select concours de Peeble Baech et reçoit un prix, une consécration. Elle y sera revendue dans la foulée contre 7 millions de £ puis restera cachée avant d'être exposée chez Lamborghini le temps d'une rétrospective en 2015. Il faudra attendre 2019 pour la revoir à nouveau et c'est à l'occasion de cette exceptionnelle édition de Retromobile qui nous offrait cette année un véritable feu d'artifice de merveilles. Cette voiture sera l'une de mes favorite de cette édition à couper le souffle!

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 24 Mai 2019, 18:20

A Wolfsburg...

Ah, vous n’écharperez pas aux incontournables...

"Volkswagen Combi T1 Prototype."

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"La première graine."

Étrange destin pour certains véhicules qui pourtant au départ n'avaient pas grand chose pour faire rêver les foules, le succès rencontré aujourd'hui pour le Volksagen Combi est devenu fabuleux! Pourtant à la base il ne s'agit que d'un brave et rustique utilitaire qui malgré ses origines roturières deviendra au fil des décennies une véritable icône.
A la fin de la seconde guerre mondiale, la demande en utilitaires est croissante, tout est à reconstruire en Europe et les artisans et entrepreneurs ont besoin de véhicules pour aller sur les chantiers. Volkswagen a senti qu'il avait un coup à jouer dans le créneau et se lance dans l'étude d'un véhicule pouvant répondre à une demande sans cesse croissante.
C'est en 1950 que le premier Combi Type T1 sortira des usines de Wolfsburg, étonnant, il dispose d'un moteur implanté à l'arrière ce qui optimise son espace habitable, le conducteur étant directement à l'avant du véhicule, à quelques centimètres du frêle pare-choc! Revers de la médaille, son plancher arrière est haut, la mécanique étant cachée dessous. Toutefois son look était assez moderne, forme arrondie et lisse, caisse "ponton" à structure autoporteuse, il se démarquait de ses rivaux. Citroën avait fait le choix inverse, un look venu d'une autre époque avec ses tôles ondulées, ses ailes apparentes et son groin de petit goret, comparé au VW il semble avoir 20 ans de retard. Pourtant il cache toutes ses qualités sous ce costume. Moteur et traction avant, plancher plat et bas à l'arrière offrant un volume de chargement remarquable et la possibilité de tenir debout dedans, une porte latérale coulissante et un hayon arrière en 3 parties, il met objectivement le VW K.O debout!
Mais quoi qu'il en soit on ne refera pas l'histoire et son succès sera colossal et dépassera les espérances de la marque, le Combi sera adopté dans le monde entier et connaîtra une réussite commerciale foudroyante aux États-Unis avec sa petite sœur, la Coccinelle. D'elle il récupère bon nombre d'éléments, le essieux et le moteur, au départ c'est le peu vaillant 1131 Cc de 24 chevaux, ouille!
Au fil des années il va se moderniser et connaître nombre de générations, on peut même dire qu'il existe toujours sous la forme de l'actuelle Caravelle (aucun rapport avec l'adorable cabriolet Renault) mais le charme n'est plus ce qu'il était. Il se pourrait cependant que la marque de Wolfsburg le ressuscite, un projet dans les cartons depuis plus d'une dizaine d'années trotte dans la tête des dirigeants de la marque...on patiente encore et toujours.
Devenu cultissime, les premiers modèles sont les plus recherchés et souvent à des prix délirants, surtout pour les versions vitrées.
Le Combi est désormais servi à trois sauces, restauré à l'origine, bricolé en look "destroy" dénommé "Rats" et transformé de manière personnalisé en faisant fi des notions d'origine mais avec un soin particulier sur les finitions. Mais le plus recherché reste le minibus où encore le camping car, ils peuvent s'échanger plus de 100.000$ pour des modèles restaurés jusqu'au moindre boulon!
On peut ici voir le prototype du premier modèle présenté fin 1949, le modèle de série sortira des usines pour la première fois le 8 mars 1950.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 25 Mai 2019, 10:53

A Retromobile...

"Ferrari Enzo."

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"Brutale mais civilisée."

Si chaque Ferrari est exclusive, certaines le sont encore plus. La marque de Maranello a pour habitude de sortir un modèle encore plus fou ponctuellement pour ses clients les plus exigeants. Ces "séries limitées" représentent le sommet de la pyramide pour une clientèle nantie à la recherche d'une voiture pas comme les autres mais surtout bien au dessus. Il y a eu la 250 GTO en 1962, la 288 GTO en 1984, la F40 en 1987, la F50 en 1995 et l'Enzo en 2002.
Elle fait sa première apparition au salon de Paris en 2002, son nom annonce sans ambiguïté qu'elle sera la plus sidérante de toutes les Ferrari de l'histoire, on ne donne pas le nom du patron à un modèle par hasard. A Maranello, les ingénieurs ont eu carte blanche, ils n'ont aucune limite hormis le fait qu'elle doit être homologuée pour circuler sur route ouverte, les coûts, une discution secondaire. Peu importe son prix au bout du compte, on trouve toujours des clients pour ce type de folie, Ferrari en compte de nombreux dans les quatre coins du monde.
Cette folle supercar dispose de ce que l'on fait de plus pointu en terme de technologie, c'est pour ainsi dire une voiture de course homologuée pour la route.
Sa ligne d'avion furtif offre un style unique qui n'est pas d'une franche élégance, taillée pour la piste elle mise sur une efficacité pure et est sculptée pour fendre l'air, ce qui est sûr, c'est qu'elle est exceptionnelle et reprend les principes fondamentaux de la F40. Elle a été confiée aux soins de Pininfarina et c'est un styliste Japonais qui est l'auteur de ses lignes, Ken Okuyama.
Les angles vifs juxtaposés semblent parfois donner un assemblage anarchique d'éléments de carrosseries aux découpes anguleuses et parfois brutales et tranchantes. On retrouve à l'avant pourtant un nez copié à celui de la Formule 1 qui pointe en avant. Juste en dessous, de gigantesque écopes d'air rasent le bitume. Les phares sont disposés sur le bout des ailes avec une forme allongée et plate. Jusque là, j'adhère mais ensuite ça se complique. Le pare-brise très cintré se poursuit sur des vitres étroites. Les portes en élytre attestent de son exception mais je trouve leur forme trop haute, trop rentrées dans la carrosserie. Et puis il y a ces deux rebords à angle vifs, comme des marches sans oublier les entrées d'air, l'épaisse custode, je n'y trouve pas mes repères et trouve trop complexe ces lignes. Et puis je n'aime pas trop cet arrière trois volumes qui me semble trop long, j'aurais préféré une poupe "fastback" plus fuselée et élégante. La Enzo est vraiment massive et ce dessin a été fait dans le sens de l'efficacité plus que dans celui de la sensualité, d'ailleurs elle ne dispose d'aucun aileron. Mais il est vrai que la "verrière" à travers laquelle on voit la mécanique fait toujours son effet et que les quatre feux ronds semi encastrés sont un détail qui me plait bien. Mais quand même, elle reste une véritable "machine" qui me fait plus penser à un "Transformers" à la tôle froide qu'à une automobile "organique" aux courbes humaines et faite de muscles saillants.
Reste que technologiquement rien n'a été ici laissé au hasard, les meilleurs matériaux ont été utilisés pour sa réalisation et son fond plat est issu des technologies de la F1. Inutile de vous en donner tous les détails, il faudrait un chapitre entier pour n parler, ce qui serait quelque peu rébarbatif. Son moteur est un fantastique V12 de 5998 Cc, placé en position centrale arrière et monté longitudinalement. Il développe la puissance de 660 chevaux et peut vous emmener à 350 Km/h d'une simple pression du pied droit. Avec un rapport poids/puissance de 2.1 kilos par cheval, l'Enzo est l'une des plus efficiente de toutes les supercar.
Assis par terre où presque, le pilote se retrouve presque dans une sorte de F1 biplace. Le volant dispose de presque toutes commandes, on y trouve même les clignotants ainsi que des diodes rouges directement sur la partie supérieure de la branche qui indiquent la montée en puissance de la mécanique. L'univers est volontairement orienté sur la compétition avec des habillages en carbone brut et une rationalisation des commandes.
La boite séquentielle est si simple que cette Enzo est plus douce à conduire qu'une Peugeot 205 sans direction assistée! C'est là que l'on se rends compte des progrès fait en matière de douceur des commandes, un enfant de 12 ans pourrait la déplacer comme une voiturette sans permis! Et puis même en ville, l'Enzo n'est jamais brutale et s'adapte à toutes les situations, elle est tout l'opposée de la F40!
Mais une fois sur piste, elle délivre le maximum, c'est un missile sol/sol qui vous fait passer de 0 à 100 en 3.5 secondes et franchit le kilomètre en 19.6 secondes, une torpille! Et ces allures, c'est là qu'il vous faudra un minimum de savoir faire côté pilotage, tout vas très vite, trop peut être. Mais attention, elle est rigoureuse et freine comme nulle autre, elle ne piégera personne, ce sera au pilote de se concentrer sur la piste et de savoir anticiper chaque courbe qui arrive toujours trop vite.
Bon, bien sûr elle à aussi quelques inconvénients comme sa consommation urbaine qui est de plus de 35 litres au 100 mais franchement, à 660.000€, s’intéresse-on à ce chapitre, surtout quand on possède dans son désert sa propre raffinerie?
L'Enzo devait être à l'origine fabriquée à 349 exemplaires mais Ferrari en lancera 50 modèles de plus, soit 399 +1 offerte au Vatican. Non, elle n'était pas dédiée au Pape mais elle sera mise aux enchères par le microscopique état à titre d'oeuvre de charité.
Modèle que l'on croise quasiment chaque année à Retromobile, celle-ci était peut être plus intéressante que les autres. En effet, il s'agit du modèle jaune exposé sur le stand Pininfarina du salon de Paris 2002. Cette auto aura toutefois roulé puisqu'elle a aujourd'hui 34.000 kilomètres et n'est pas restée enfermée dans une bulle de verre sous sa housse. Elle était à vendre mais comme toujours si vos demandez le prix...c'est que vous n'avez pas les moyens de vous l'offrir.

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par bubu » 25 Mai 2019, 12:46

A Wolfsburg...

"Volkswagen Combi T1 Transporter."

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"L'ami Bulli."

Chez nous on le nomme Combi mais en Allemagne c'est Kombi, avec un K pour Kombinationenwagen. Il a aussi ce surnom de "Bulli", les Allemands le nommant ainsi pour sa ressemblance...avec un bulldog! C'est Ben Pon, un ingénieur de Volkswagen qui en griffon les traits, sa ligne presque monolithique est déjà figée sur un bout de papier, elle ne changera pratiquement pas.
Lancé en 1950, le Kombi hérite du moteur et des trains roulants de la Coccinelle, ce qui baisse ses coûts de fabrication. Son look est même assez moderne à une époque où les utilitaires ont encore des ailes apparentes. Signe particulier, le "V" formé tout à l'avant de la cabine avancée, on dirait le slip de Superman!
Mais "Superkombi" à beau avoir un look sympa et docile, son moteur de 24 chevaux en faut un veau! Dédié aux transports, mieux valait rester en centre urbain car sur la route l'utilitaire était une vraie plaie. Ce moteur de petite taille était en plus bien mal placé, à l'arrière, il empiétait largement sur le volume de charment et la hauteur était très élevée, quelle drôle d'idée...
Mais il est multiple, on peut l'acheter sous de nombreuses versions et il s'adapte à presque tous les usages. En Allemagne il est adopté par toutes les administration et en Europe du Nord il se vends très bien...tout comme en Amérique. On en voit moins en France, le Type H puis l'Estafette lui mangeront tout dans sa gamelle.
C'est dès 1951 que VW à l'idée de l’aménager en minibus, c'est simple, les tôles arrières sont découpée pour y mettre des vitres, on trouve le classique et sommaire Transporter à 11 fenêtres comme ici, un autre à 15 ouvertures qui ouvrent la partie arrière et le fameux 21 fenêtres dit "Samba", c'est aujourd'hui le plus recherché de tous.
Il se déclinera en camping-car pour devenir l'un des véhicules les plus malin afin de faire le tour du monde avec toutes les commodités à bord. Une idée qui fera du chemin tant ce type de véhicules à du succès aujourd'hui.
En 1967 il laisse place à une seconde génération au look plus seventies mais aura été vendu à plus de 1.8 million d'exemplaires.
Ce très joli modèle de 1951 n'était pas équipé de ses fameuses "barndoor", les deux portes latérales s'ouvrant comme celles d'une grange, notez aussi que la hayon reste désespérément fixe. On y accède via la porte passager et on doit ainsi se faufiler pour rejoindre sa rangée, pas très pratique mais au début des années 50 les familles étaient moins regardantes sur ce genre de détails. Avec son look de jouet amusant et belle combinaison bi-ton marron, ce modèle restauré parfaitement est donc l'un des touts premiers Combi sortis des chaînes du constructeur. Il est ici équipé du 4 cylindres à plat 1131 Cc de 35 chevaux, mieux valait ne pas être pressé pour voyager à bord.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 25 Mai 2019, 19:09

A Retromobile...

"Lancia Astura Pinin Farina Cabriolet "Bocca"."

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"L'encombrant cadeau du dictateur."

Constructeur novateur et spécialiste du haut de gamme à l'Italienne, Lancia propose dès 1922 un moteur V8 sur sa Trikappa, bloc repris en 1928 sur la Dilambda. Cet ensemble de 4.0 litres fort de 100 chevaux était l'une des meilleures mécaniques disponible sur le marché à cette époque mais sa sortie juste avant le crack boursier de 1929 en limitera sa diffusion. Malgré ce séisme pour les constructeurs haut de gamme, la Dilambda restera au catalogue jusqu'en 1933 et trouvera quelque 1685 riches clients.
En 1931, deux nouvelles Lancia sont ajoutées au catalogue, l'Ardena et l'Astura. Ces modèles s'offrent une nouvelle version du V8 (avec angle beaucoup plus fermé) portée à 2.6 litres. Comme toujours, ce sont ces châssis que les clients font revêtir chez de réputés carrossiers. Lancia proposait aussi diverses carrosseries "usine" pour ceux qui trouvaient ces version "grand public" à leur goût.
L'Astura est plus modeste que la Dilambda, elle affiche au début une puissance de 72 chevaux, son poids moindre rétablit un certain équilibre et suffit largement à sa tâche. Mais les clients la jugent un peu juste en rapport de son prix corsé, elle est aussi victime du choc boursier qui va ébranler le monde et l'industrie automobile pendant un long moment.
Pour tenter de relancer les ventes, elle est revue légèrement en 1932 et devient la série 2. En 1933 elle revoit ses soubassements et sa cylindrée passe à 3.0 litres, c'est désormais 82 chevaux qui figurent sur la fiche technique de cette série 3. Disposant de freins hydrauliques, l'Astura est disponible avec deux tailles de châssis, elle fera la fortune de bien des artisans.
Enfin en 1937 une série 4 prends la relève, le cabriolet s'offre même le raffinement suprême d'une capote électrique! Mais la guerre pointe le bout de son nez, l'Astura coûte très cher et en 1939 on cesse de la fabriquer, il s'en sera vendu 2912 exemplaires.
Celui qui est ici exposé date de 1936 et est passé par les ateliers du concessionnaire "Bocca" à la demande de Pinin Farina, il s'agit donc d'un modèle de troisième série. Il existera une série de 6 modèles fabriqués entre 1934 et 1936.
Bocca livre un dessin sobre mais fort élégant avec sa fine calandre verticale inclinée, ses ailes généreuses et ses gros phares chromés et une caisse assez haute mais jamais massive. Petit détail, le pare-brise en deux parties est rabattable. Les longues ailes arrières carénées cachent les roues qui devant s'offrent d superbes flasques chromées. La poupe se resserre en pointe avec une malle bombée et de fins pare-chocs scintillants, rien à dire, c'est une pièce savoureuse et d'une grande harmonie visuelle.
L'ambiance intérieur couleur brun est somptueuse, chaque bouton, chaque commande est délicieusement travaillée, le bloc compteur central ovale est lui aussi un petit trésor de contemplation. mais le plus beau est le travail de la sellerie où les dossiers ont été tressés, quelle originalité, je m'étonne d'ailleurs qu'aucun constructeur "premium" ne propose ce type de dessin de nos jours. Un accoudoir relevable prends position pour plus de confort et les passagers arrières peuvent ouvrir eux même les portières, une poignée secondaire étant placée tout à l'arrière du panneau!
Mais ce passager n'était pas n'importe qui car cet exemplaire a été commandé pour "Il Duce", oui, Mussolini! Car c'est à bord de cette voiture qu'il aurait du parader lors de l'exposition mondiale de Rome en 1942. Exposition annulée pour des raisons que vous comprendrez tous.
Issue d'une collection privée, cette voiture historique était exposée sur un podium dédié entièrement à Lancia.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 27 Mai 2019, 09:48

A Wolfsburg...

Le Combi est un modèle important chez Volkswagen, on trouve donc ici quelques spécimens sympathiques et intéressants.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 06 Juin 2019, 16:38

Allez, après une semaine à l'étranger, retour aux fondamentaux.

A Retromobile...

"Lancia Aurelia B24 S Spider America."

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"Classe Italienne pour clientèle Américaine."

La seconde guerre mondiale n'aura pas épargnée l'Italie et comme partout en Europe, les usines automobiles doivent repartir de zéro une fois la paix retrouvée. Chez Lancia on relève les manches, en ce temps la marque se taille une belle réputation grâce à des voitures haut de gamme, modernes, sportives et innovantes.
C'est dans ce contexte qu'est présenté en 1950 la remplaçante de l'Aprilia, la nouvelle Aurelia B10. Cette berline reçoit une ligne élégante semi-ponton aux formes très bulbeuses, seul ses portes arrières à ouverture antagonistes la date un peu.
Mais c'est sous le capot que l'Italienne cache un atout de taille, son inédit moteur V6, le premier au monde fabriqué en grande série. Ce bloc en aluminium de 1754 Cc délivre 56 chevaux et lui offre une vitesse de pointe de 135 Km/h. En 1951 la B21 voit sa puissance augmenter à 70 chevaux en faisant passer sa cylindrée à 2.0 litres.
Le Coupé B20 arrive dans la foulée, en 1951. Dessiné par Boano pour le compte de Ghia, il offre au public une ligne somptueuse qui s'oppose totalement à la berline, son dessin est d'une remarquable élégance mais offre une vrai personnalité marquée avec un esprit sportif non caché, c'est une véritable GT. Ceux qui ont lu la série des "Tintin" ne peuvent pas l'oublier, elle va renverser le capitaine Haddock dans "L'affaire Tournesol". Son V6 est revu pour afficher 75 chevaux puis rapidement 80. Viendra ensuite le fin du fin avec la 2500 GT et ses 118 chevaux. Le coupé prends sa retraite en 1958 et trouvera 18.419 exemplaires.
Si un coupé c'est bien pour l'image, un cabriolet l'est d'autant plus surtout pour séduire les Américains de la côte ouest. Il leur faudra patienter jusqu'en 1955 pour que le si désiré spider soit présenté au salon de Bruxelles. Cette fois-ci, c'est Pininfarina qui sera retenu et on comprends parfaitement le choix de Lancia, le styliste est Vittorio Jano. Ce spider est un petit bijou du design. L'Aurelia cabriolet, c'est une calandre en forme de blason entouré de deux phares ronds soulignées par une paire de fines crosses de pare-choc rebiquant vers le haut et semblant mettre en avant cette belle calandre maison. Les magnifiques ailes subtilement galbées enchâssent un fin capot à la large prise d'air formant une boite aux lettres. Le pare-brise ultra panoramique et très bas pourrait même faire songer à un saute vent.
De côté on ne peut qu'admirer le galbe bien prononcé et si délicieux des ailes arrières soulignant avec un bel excès les passages de roues. La longue porte de coffre horizontale s'achève sur deux petits lumignons rouges posés en bouts d'ailes, du grand art. Enfin comme pour rappeler l'avant, les pare-chocs en deux parties adoptent eux aussi cette remontée sur plaque d'immatriculation centrale.
Avec un empattement raccourci de 21 centimètres par rapport au coupé, le Spider hérite de son moderne bloc V6 2.5 litres de 118 chevaux. Notez qu'il sera "castré" de 10 chevaux pour les USA. Modèle dédié au plaisir et aux pays ensoleillés, elle a été conçue pour la Californie, région où elle se vendra en majeur partie. D'ailleurs ce Spider s'offrait même le luxe de ne pas posséder de vitres latérales!
Si ce modèle exclusif et légendaire aura trouvé 240 clients élitistes, car vendue bien plus chère qu'une opulente et onéreuse Cadillac Eldorado, on en oublie son autre version, la cabriolet.
Cette déclinaison plus bourgeoise est un peu différente. Déjà elle abandonne sont séduisant petit pare-brise panoramique pour un modèle plus haut et plus vertical. Les pare-chocs sont plus traditionnels et constitués d'une seule lame. Les vitres sont ici présentes et descendantes et l'habitacle bien plus luxueusement traité. Avec un hard-top disponible, elle pouvait même se transformer en véritable coupé.
Le V6 est conservé et affiche 110 chevaux tout rond. Produite jusqu'en 1958, elle se vendra deux fois plus que le Spider avec 521 exemplaires.
Ce sublime exemplaire de 1955 à été vendu à San Francisco et était facturé 5600$, une Porsche 356 décapotable en valait 3000$. Sa teite est le "Grigio Scuro Lancia" et la sellerie est en cuir "Cognac". Restaurée sur 4 années, elle dispose de son magnifique hard top "Fontana" qui la transforme en véritable coupé.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 07 Juin 2019, 09:09

A Retromobile...

"Volkswagen Combi T1 Samba."

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"Slow motion."

Né en 1950, le petit fourgon Volkswagen connaît rapidement un vif succès et devient en Allemagne fédérale le véhicule utilitaire le plu vendu du pays. Sa trogne amusante et assez moderne cache des dessous issus en partit de la Coccinelle mais son moteur disposé sous le plancher arrière est un handicap. Le seuil élevé rends limite son utilisation et empiète sur le volume utile. Et puis son moteur à plat venu de la Cox se montre très léger pour faire avancer un véhicule devant transporter du fret.
Malgré ces défauts, le Combi, baptisé amicalement "Bulli" est adopté par tous les services publics Allemands, on l'utilise à toutes les sauces. Il s'exporte aussi très bien aux Etats-Unis tout comme la Cox, surtout depuis 1951 où le constructeur Allemand décide de lancer une version minibus très séduisante, le fameux "Samba".
Cette version minibus luxueuse de 8 places est une offre intéressante, il transforme l'utilitaire en véritable monospace avant l'heure. Ainsi la caisse arrière est percée de 17 fenêtres supplémentaires à l'arrière, soit au total 21 vitres! L'idée originale est d'avoir mis 8 "hublots" sur les parties supérieures et deux autres vitres aux coins arrières, la luminosité se montre ainsi exceptionnelle, le Combi est presque devenu une version panoramique, surtout quand le client opte pour l'option du gigantesque toit ouvrant en toile coulissant. L'autre bonne idée est de lui faire adopter des "barn door", ces deux portes latérales à droite s'ouvrant comme une armoire et simplifiant largement l'accès à l'arrière.
Le tout est bien emballé, garnitures plus généreuses, multiples poignées, cendriers et un choix de multiples coloris qui égaye cet adorable petit bus familial. Un espace pour les bagages est disponible à l'arrière, au dessus du moteur mais il se montre relativement étriqué. Reste toutefois son talon d'Achile, son moteur. La Samba, c'est pas sa danse favorite, lui c'est plutôt le slow. Mou, le 4 cylindres à plat fait durer le plaisir du voyage à bord car chargé, les 25 chevaux puis 34 en font un véhicule bien lymphatique.
Tout cela n'empêche pas aujourd'hui d'en faire le plus désirable de tous. Devenu un objet culte, il s'arrache quand il est parfaitement restauré à des prix supérieur ceux de GT Italiennes! Vendu jusqu'en 1967, c'est ici un modèle de 1962 qui est présenté dans ce musée. Sa jolie teinte bicolore Ivoire/Corail le rends absolument craquant, sans doute le plus sympathique et amusant de tous les Combi de l'histoire du modèle.

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