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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 19 Mars 2019, 16:41

michel22 a écrit :Bonjour Bubu,

J'avoue que j'ai pas lu tous tes posts (une véritable encyclopédie :shock: :shock: ), mais le peu (sur 320 pages) m'a déjà émerveillé, bravo et chapeau bas, surtout t'arrête pas. Merci

Merci à toi, j'en poste deux où trois par jour mais c'est moi qui apprends tout avant de résumer en quelques lignes.
Faut picorer, lis les modèles qui t'intéresse, j'essaye de faire varié et de ne pas trop doublonner, c'est le plus dur en réalité!
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michel22

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09 Mars 2019, 16:03

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par michel22 » 19 Mars 2019, 19:44

Je me doute du job car je faisais un peu comme toi sur un fofo sur les couteaux, mais pas autant :shock: :shock: je l'avoue et je sais la masse de boulot qu'il faut fournir, en tout cas c'est un régal!!!!

Je vais pas m'ennuyer pendant plusieurs semaines voir des mois ;) ;) ;)

Merci à toi Bubu
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 20 Mars 2019, 12:12

A Ingolstadt...

"DKW 3=6 Sonderklasse F-91 Cabriolet."

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"Le bon calcul?"

La première automobile qui relance DKW après la seconde guerre mondiale est la F-89 "Meisterklasse". Un amusant insecte dodu mélange entre une Volkswagen Coccinelle et une Saab 92. A cette époque où la ligne "ponton" se généralise, on laisse encore de visibles galbes autour des roues avec parfois de drôles de modèles comme la grande BMW 502 qui à bien de traits communs avec cette petite DKW.
La F-89 est une bonne petite auto capable de bien des usages. Spacieuse, gaie, bien présentée et confortable, elle souffre d'un véritable défaut, sa mécanique deux cylindres deux temps de 684 Cc et sortant à peine 23 chevaux. Ce "poumon" à la mécanique peu mélodieuse et aux performances limitées gâche le tableau pourtant intéressant de cette voiture moderne dotée d'une traction avant.
DKW qui à réussi sa stratégie en rationalisant sa production trouve une clientèle qui apprécie les qualités de sa petite auto. Comme les autres marques du groupe "Auto Union" ont été mis en sommeil, on peut se centrer sur cette auto ainsi que le petit utilitaire F-89 qui constitue la gamme du généraliste Allemand.
Au salon de Francfort 1953, DKW redonne du souffle à sa voiture et lui met un piston de plus. Elle prends le nom de "F91", son moteur 3 cylindres 896 Cc est beaucoup plus convaincant, il faut dire qu'il délivre désormais 34 chevaux, une jolie hausse pour un modèle à la carrosserie et et au poids quasiment identique. A cette occasion elle porte le nom de "Sonderklasse". La ligne est la même et tout se joue à travers des détails. Entre la F-89 et la F-91 on trouve une calandre à 5 barrettes horizontales au lieu de quatre et surtout la lunette arrière est entièrement modifiée, la F-91 s'offre une visibilité panoramique avec une baie constituée de 3 vitres au lieu d'une étroite lucarne quasi ovale.
Cette monture porte le petit nom "3=6", ce qui signifie pour DKW que son bloc trois cylindres offre l'agrément et les performances d'un moteur à six cylindres, tout un programme!
Les version proposées sont le classique coach, un joli coupé signé Karmann, le break "Universal" à 3 portes vitrées et cabriolet confiée lui aussi par les ateliers Karmann. C'est cette version qui illustre cet article. Si la demande pour ce type de modèles n'était pas immense, il y avait toutefois une partie de la clientèle qui y était sensible et une décapotable dans sa gemme est toujours important en terme d'image. La ligne de Karmann est une parfaite réussite, la capote cachée dans son logement apporte aussi beaucoup pour la finesse de son dessin. Mais en fouinant un peu on découvre d'autres décapotables F-91 avec la capote apparente. En fait il y a deux modèles, celle-ci à deux places et range capote et une autre à quatre places mais qui voit sa toile pliée sur la partie arrière en accordéon...comme la Coccinelle.
Son arrière allongé et arrondit décoré par quatre longues baguettes chromées rappelle un peu ces ornementations que l'on retrouvait sur les somptueuses Horch d'avant guerre, les dimensions en moins.
On devine à bord que la DKW était plus onéreuse qu'une VW Coccinelle, ici la finition y est bien supérieure avec ses boiseries et on remarque que chaque détail à fait l'objet de bien des attentions comme le joli dessin des compteurs par exemple.
Vendue entre 1953 et 1955 à 72.600 exemplaires, elle sera en revanche nettement plus rare dans cette version cabriolet deux places commercialisé à 432 modèles.
En 1955 une autre évolution du modèle se profile, la "F95" qui offre 38 chevaux à sa mécanique mais aussi une gamme plus complète encore.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 20 Mars 2019, 12:13

michel22 a écrit :Je me doute du job car je faisais un peu comme toi sur un fofo sur les couteaux, mais pas autant :shock: :shock: je l'avoue et je sais la masse de boulot qu'il faut fournir, en tout cas c'est un régal!!!!

Je vais pas m'ennuyer pendant plusieurs semaines voir des mois ;) ;) ;)

Merci à toi Bubu

Merci Michel! Tu verra, c'est très varié côté modèles! :lol:
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 20 Mars 2019, 20:59

A Ingolstadt...

"Horch 830 BL Pullman Limousine."

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"Retour au pays."

Regroupée au sein d'Auto Union en 1932, Horch continue de se positionner comme une marque de très grand prestige. Avec ses moteurs 12 cylindres en V, des lignes majestueuses et des finitions hors norme, les Horch n'avaient rien à envier à ses rivales, bien au contraire.
Mais la guerre va mettre un terme à la marque Allemande, les usines sont ravagées et on reconstruit dans le secteur de l'ouest une nouvelle usine qui ne fabriquera plus qu'une marque, DKW, la plus populaire. Horch est mis au repos tout comme Wanderer et Audi.
DKW réussi son retour, ses petites F-89/F-91 et le petit utilitaire se vendent bien, voilà qui est de bonne augure et à cette époque on envisage dans l'avenir remettre en route une chaîne de production portant à nouveau le blason rutilant de Horch.
Le directeur d'Auto Union s'appelle à cette époque Richard Karl Wilhelm Bruhn. Sans doute anticipe il le retour de Horch et demande à son équipe de concevoir et fabriquer une voiture unique qui serait une sorte de porte étendard portant le badge signé du H majuscule. Elle sera une berline statutaire mais qui roule, Bruhn veux qu'elle devienne sa voiture personnelle et qu'on la remarque lors de ses virées dans les rues de la région d'Ingolstadt car c'est ici qu'elle sera mise en chantier.
Une équipe entière s'y consacre, la mise au point d'un nouveau châssis est écarté, trop coûteux et surtout trop long à préparer. On récupère celui d'une Horch 830 BL de 1938 avec sa mécanique, un 8 cylindres en ligne 3.8 litres de 92 chevaux. Les carrossiers suivent les plans pour former à la main chaque élément de la voiture, l'artisanat au plus beau sens du terme. En juin 1953 la voiture est achevée et est offerte au directeur le jour de ses 67 ans, beau cadeau d'anniversaire!
L'allure de cette 830 BL est très classique, statutaire et un brin austère. L'avant semble très inspiré du rivale Mercedes tant la voiture ressemble (à la calandre près) à une 300. Les phares sont encastrés dans les ailes mais ces dernières sont encore semi-intégrées et bien rebondies. Le galbe prononcé se poursuit sur les portes avant et les ailes arrières sont elles aussi très marquées. La poupe et sa malle séparée descendante reprends les traits des Horch de la grande époque avec ses quatre barrettes chromées d'ornementation.
En fait, c'st surtout à bord que la Horch dévoile ses meilleurs atouts, la finition est somptueuse et une séparation chauffeur vitrée isole le passager et son hôte. De cossus sièges en velours accueillent les passagers, du bois garni les portes et la planche de bord, on a même installé des dragonnes pour s'extirper en douceur de la douillette et spacieuse banquette arrière.
La luxueuse voiture est utilisée régulièrement mais l'espoir de revoir naître Horch s'efface avec les années, Bruhn prends sa retraite en 1956 et l'usine se sépare de cette pièce unique revendue à un client Américain! Il s'agit d'un soldat stationné en Allemagne qui la fait rapatrier par bateau aux Etats-Unis, au Texas. De retour dans son pays, il l'utilise une dizaine d'années avant que la boite de vitesse ne cède. Trouver une telle pièce étant compliqué, la voiture est laissé à l'abandon dans son jardin avant d'être vendue à un ferrailleur. Elle n'a que 62.273 kilomètres.
Le casseur connaît un client qui aime les modèles "exotiques" et avant de la réduire au pilon, il le contact pour lui revendre, Al Wilson la paye alors 500$...et surtout la sauve!
Al Wilson fait des recherches et finit par retracer son histoire épique. La voiture est stockée dans un jardin où il possède d'autres automobiles oubliées, c'est vraiment un tic chez les Américains! Finalement Audi se décide en 2008 à lui racheter pour qu'elle revienne sur ses terres d'origine, de là où elle est née, à Ingolstadt.
Voici cette pièce unique à la riche histoire devant vos yeux. Restée dans son jus, j'imagine qu'un jour où l'autre Audi se décidera à la restaurer, ce qui reste encore un dilemme pour beaucoup, jus, limite épave où splendeur d'antan, un débat sans fin mais moi j'ai choisi mon camp...

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 21 Mars 2019, 11:22

A Retromobile...

Une rangée de Stratos, hallucinant!

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Retromobile c'est toujours un peu dingue!
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 21 Mars 2019, 11:53

A Retromobile...

"Bugatti Type 57 Stelvio Cabriolet Gangloff."

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"Bravo fiston."

Si les Bugatti sont toutes exceptionnelles, la "57" est peut être celle qui attise le plus de fantasmes avec des modèles comme l'Atalante et l'Atlantic. Rappelons que la 57 est un ensemble châssis/moteur produit entre 1934 et 1939 qui reçurent les carrosseries les plus mythiques mais aussi à mes yeux les plus belles. Les versions "S" sont celles à châssis surbaissés.
Sa mécanique de pointe faisait appel à ce qui se faisait de mieux à l'époque, un huit cylindres en ligne de 3257 Cc à double arbre à came en tête qui lui donnait dans sa version de base 135 chevaux et jusqu'à 210 sur la version "SC" à compresseur "Roots". En vitesse maxi on allait de 150 Km/h pour la mécanique d'accès à la gamme à 185 pour le modèle à compresseur. Cet artifice était utilisé sur les voitures les plus chères du monde, Mercedes-Benz, Alfa Romeo, Bentley où Horch.
Si d'usine on pouvait s'offrir des carrosseries fabuleuses, il était souvent de coutume de faire habiller les châssis chez les plus grands "couturiers" automobile de l'époque qui donneront naissance à de vraies merveilles inestimables aujourd'hui et déjà hors de prix à l'époque.
La "57" remonte à une époque où Bugatti n'était pas au sommet de sa forme, Ettore le patron était très occupé par son projet d'autorail et résidait la plupart du temps sur Paris. C'est son fils Jean qui fait tourner la machine à Molsheim et la gamme "49" a vieillie, il faut nécessairement la remplacer par du neuf et c'est avec le fabuleux châssis de la 57 que la marque Alsacienne va retrouver son lustre légèrement terni.
Elle est donc dévoilée à Paris en 1934 et on peut la choisir sous quatre formes de carrosseries, la berline "Galibier", le coach "Ventoux", le cabriolet "Stelvio" et le coupé "Atalante", ces deux dernières étant sous-traitées dans les ateliers de Gangloff à Colmar. A savoir que c'est Jean Bugatti qui sera l'auteur des lignes de toute la gamme, il avait un sacré coup de crayon le gamin!
La "Stelvio" qui nous intéresse ici est le cabriolet 2+2, il est sous-traité dans les ateliers du carrossier Gangloff situés à Colmar. Son coup de crayon est une réussite, elle symbolise l'excellence des automobiles des années 30 si éloigné des austères "caisses carrées " de grande série. Au départ, la Stelvio aura un dessin différent, elle disposait de feux séparés chromés et d'une malle arrière bombée et de marchepieds. En 1935 Gangloff retravaille l'arrière de la Stelvio, la poupe est étirée et lui offre un arrière train beaucoup plus gracieux. Les marchepieds ont eux aussi étés retirés à cette occasion, on parle alors de "Série 2". A cette époque les commandes repartent à la hausse, la voiture plaît et Gangloff se trouve même débordé dans sa petite unité de fabrication!
En 1938 apparaît la "Série 3" avec ses phares désormais intégrés en bas des ailes, c'est pour moi la plus séduisante de toutes, quelle ligne! C'est aussi la plus bourgeoise, la plus lourde et la moins sportive. On en profite pour lui installer des freins hydrauliques. Les clients l’apprécient ainsi, les Bugatti de la fin des années 30 ne sont plus que des voitures de courses destinées à la route, elles deviennent des automobiles de luxe, en quelque sorte l'ancêtre de nos GT. On verra même des modèles dits "Grands cabriolets" dont la poupe est dénuée de roue de secours, elles sont majestueuses.
Environ 150 Stelvio verront le jour, notre modèle de 1938 à compresseur est l'une de ces merveilles, une icône qui ne cessera de faire rêver les amoureux de belles carrosseries.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 21 Mars 2019, 15:24

A Ingolstadt...

"Auto Union 1000 S."

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"Ultime dépoussiérage."

L'année 1958 est importante pour Auto Union, le groupe fusionne avec Daimler-Benz. C'est à ce moment qu'est remis en place le logo Auto Union comme marque à côté de DKW, du moins pendant une courte période. Pour épauler la DKW "F93", on ajoute au catalogue l'Auto Union "1000 S". En réalité elle n'a rien d'une nouveauté et ça se devine au premier regard.
Si le style est quasi inchangé, la voiture grandit un peu et gagne une version à quatre portes. Elle conserve le look originel de la "F93" mais est plus large de 10 centimètres. Son dessin très arrondit amuse avec les années mais en 1958 il était bien obsolète et s'éloignait de plus en plus de la mouvance "ponton" qui s'imposait partout. Et si les ailes y intègrent les phares, elles sont encore bien débordantes et affirment sa ligne datée.
Mais sa gamme est vaste, la berline offre 10 centimètres de plus en longueur et une troisième vitre de custode entrebaillante. On y trouves les classiques coachs et des cabriolets 2 et 4 places fabriqués chez Karmann. Il est amusant de remarquer certains détails imposés par Mercedes comme le pare-brise panoramique, les essuie-glace qui se croisent où le tachymètre vertical.
La "1000" s'offre donc une mécanique plus musclée, elle conserve son trois cylindres deux temps mais cubant désormais 991 Cc et affiche 44 chevaux, la "1000 S" en affiche 50 tout rond. C'est ce même bloc que l'on retrouvera sur le très séduisant coupé 1000 SP. Capable d'atteindre les 130 Km/h, cette mécanique offrait un bon agrément à son conducteur.
Un mélangeur automatique d'huile est ajouté en 1960, c'est une petite révolution qui simplifie le quotidien des acheteurs...sauf qu'il se révélera peu fiable et sera la cause de nombreuses casses moteur, Auto Union se voit affublé d'une réputation en baisse. En 1962 on modifie la calandre et des disques de frein assurent un meilleur ralentissement de la voiture mais son look daté laisse augurer une fin de carrière rapide.
En 1963, la "1000 S" s'offre un repos bien mérité pour laisser place à une "F102" bien plus contemporaine qui finira par prendre le nom d'Audi, c'est ce modèle qui réanimera la flamme de cette marque mise au repos plusieurs décennies.
Vendue à 171.008 exemplaire, la "1000 S" aura connue une honnête carrière. Ce superbe modèle deux portes à la teinte ravissante datait de 1959.

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09 Mars 2019, 16:03

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par michel22 » 21 Mars 2019, 19:06

Je ne suis plus :o :o :o :o please stop :shock: :shock:

comment veux tu que je rattrape mon retard "Bubu" :roll: :roll: :roll: :roll:


Pas de souci en cas de lune pleine, je pourrai voir tes post, en entier, c'est super continue de nous abreuver :D :D :D et bravo à toi
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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 21 Mars 2019, 19:58

A Retromobile...

"Range Rover Reborn."

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"Renaissance Britannique."

Il fallait oser mais les Anglais l'ont fait, transformer un engin franchiseur rustique en véhicule de luxe capable de grimper aux arbres. Le classique Land Rover est un succès à travers le monde, rien ne l'arrête mais en dehors des chemins boueux et des pistes infranchissable, il n'a pas vraiment sa place en ville. Pourtant le groupe Rover pense qu'un modèle plus civilisé, confortable et richement équipé pourrait trouver sa place sur le marché, Jeep l'a fait aux USA, il y a donc un coup à jouer du côté de la perfide Albion.
C'est donc en 1970 qu'est dévoilé cet étonnant véhicule, du moins pour l'époque, il se nomme Range Rover. Son look sera sans doute la clé de son succès, cubique mais élégant, le Range Rover affirme une stature et une classe qui lui donne un style unique et plutôt distingué, loin des clichés utilitaires loués sur ce type de véhicules. A ce propos, je m'étonne toujours d'une certaine ressemblance avec le bien plus modeste Matra Rancho sortit 7 ans plus tard, simple inspiration?
Mais c'est à l’intérieur qu'il se démarque le plus, alors certes au début il n'est pas hyper luxueux mais avec ses sièges confortables, sa moquette chaleureuse et un soin digne d'une automobile de catégorie supérieure, il étonne ses invités.
Sous le capot c'est le classique V8 Rover dont les origines sont Américaines, il provient de chez Buick. Ce bloc 3.5 litres de 135 chevaux colle à merveille avec la philosophie de ce baroudeur endimanché, coupleux et doté de commandes douces, il apporte une douceur de conduite inconnue jusqu'alors, même les femmes l’apprécient. En revanche il se montre glouton et à l'approche du choc pétrolier, il y a danger. Au fil des années ce moteur sera remanié pour s'achever sur un ensemble 4.2 litres de 200 chevaux.
S'il a du style, il est aussi terriblement efficace sur piste, le Range Rover passe partout et réussi à se montrer aussi à l'aise à la ville comme à la campagne, sa polyvalence sera la recette de son succès et il ouvrira la voie à une nouvelle mode que de nombreux constructeurs suivront et qui ne se dément toujours pas aujourd'hui.
La suite sera faite d'innombrables améliorations, arrivée de la version à 5 portes en 1981 et une montée insolente de sa finition et de ses équipements. En 1988 un inévitable bloc turbo diesel 2.4 litres de 112 chevaux (Un VM Italien) l'équipe et il devient désormais une voiture de luxe aussi bien fini qu'une Jaguar avec du cuir, du bois, d'épaisses moquettes et de multiples fonctions électriques, mais attention, son prix le place aussi au même niveau.
Véritable icône pour certains, le Range Rover trouvera autant sa place sur les pistes cassantes de Namibie que sur l'Avenue Montaigne à Paris où devant de luxueuses boutiques de Beverly Hills. Sa carrière prendra fin en 1995 à la plus grande tristesse des ses nombreux fans. Mais Land Rover lancera une autre version encore plus moderne et luxueuse mais au charme moindre il est vrai.
Robuste, increvable, nombreux seront les Range à connaitre une triste fin. Reconnu comme une automobile légendaire, il est désormais très recherché de nombreux amateurs qui vouent un culte aux premiers modèles devenus quasiment introuvables.
Le programme "Reborn" de Range Rover consiste à récupérer des modèles sains et de les restaurer à neuf avec uniquement des pièces d'origine. Je vous en avais présenté un il y a deux ans ici même à Retromobile mais je ne pouvais pas zapper celui-ci tant son état laisse pantois! Inutile d'en dire plus, les photos parlent d'elle même, il semble que chaque vis, chaque boulon ai été restauré à neuf. Ce modèle de couleur "Masai Red" était avec certitude plus beau que lors de sa sortie d'usine, époque où les produits Britanniques n'étaient pas toujours aussi soignés qu'ils ne le faisaient croire. Celui-ci date de 1974, aucune idée de son prix mais il doit être colossal!

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