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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 06 Mars 2019, 05:09

A Retromobile...

"Delahaye 135M Cabriolet Chapron."

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"S'adapter où périr."

Modèle à grand succès et sans aucun doute le plus emblématique de chez Delahaye, la "135" qui a été produit entre 1935 et 1952, elle était disponible sous plusieurs formes de carrosseries dites "usine" mais également en châssis nu à faire habiller par les plus grands "artistes" de la carrosserie Française. En revanche elle utilisait toujours le même moteur six cylindres en ligne dont la puissance variait de 95 à 130 chevaux. Cette base solide et particulièrement réussie fera beaucoup pour l'image de Delahaye qui réalisera l'un de ses meilleurs modèles et s'illustrera aussi en compétition brillamment. Elle remportera le rallye de Monté Carlo en 1937 et 1939 mais surtout les 24 heures du Mans en 1938 où on la trouve en première, seconde et quatrième place au général! Notez que la "135" sera un tournant pour Delahaye car avant les modèles proposés par la marqué étaient nettement plus paisibles et bien moins inspirés, la "135" va bouleverser l'histoire de Delahaye.
La "135" c'est d'abord un ensemble châssis/mécanique que chaque client choisit d'habiller là où il le désire par le carrossier de son choix. Cet ensemble très dynamique constitué d'un excellent châssis accouplé à un excellent bloc six cylindres en ligne donnera naissance à de nombreuses variantes dites "Sport", "Coupe des Alpes", "Normal", "Compétition", "Spéciale" aux différences mécaniques et réglages spécifiques à chacune d'entre elles. Maniable, performante et tenant bien la route, la prestigieuse Française à réussie à se créer une clientèle riche, fidèle et surtout amoureuses de belles automobiles.
Quand aux carrosseries, elles seront presque aussi nombreuses que le nombre de 135 sorties entre 1935 et 1952, c'est à dire 2592 modèles. La Delahaye 135 c'est une image retentissante à travers le monde. Les Américains mettaient cette voiture au même niveau que d'autres marques prestigieuses, surtout quand elles étaient revêtues de carrosseries flamboyantes et parfois extravagantes, des modèles qui remportent encore aujourd'hui de prestigieux prix dans les plus sélectifs concours d'élégance comme Peeble Beach en Californie.
Le nombre de carrossiers qui ont signés la "135" sont nombreux, Figoni, Labourdette, guilloré, Antem, Franay, Chapron et bien d'autres encore. C'est justement un cabriolet signé Chapron que vous pouvez ici admirer. Cette auto de 1947 a donc été commercialisée après-guerre mais aussi belle et élégante soit elle, son dessin accuse le poids des ans et à l'aube des années 50, on repense l'automobile avec la généralisation de la ligne "ponton", cette "135" était déjà une sorte de (belle) relique mais un brin obsolète. Ses rondeurs sont faites de longues ailes séparées rebondies, on retrouve une haute calandre verticale, ses phares à peine posés sur les ailes sont délicieusement "rétro" et les compas de capote ainsi que le fin accastillage chromé nous replonge au cœur des années 30, on comprends mieux pourquoi la clientèle boudait ces voitures quand l'Amérique proposait des voitures au dessin bien plus contemporain.
Et même si à bord les matériaux luxueux sont dignes d'une Anglaise, l'aménagement est d'une autre époque et les portes sont encore à ouverture "suicide". Ici on voit le "moutardier" de la boite électromagnétique "Cotal" qui équipera une grande partie de la gamme Delahaye. Son moteur en revanche faisait encore illusion, le six cylindre sort ici 115 chevaux de ses 3557 Cc et lui permet d'atteindre 145 Km/h, c'était pas mal avant 1950. Cet exemplaire sera exposé au salon de Genève 1947 et elle aujourd'hui une troisième main, son dernier propriétaire l'a acquis en 1967 contre...400 francs! Mais il faut aussi se replacer dans le contexte où déjà c'était une petite somme et que plus personne ne voulait ces voitures à cette époque. Et qu'en était il de son état lors de l'achat? Sans aucun doute restaurés il y a peu, elle arborait cette livrée ivoire avec une étonnante partie des ailes peinte en vert, ce qui au final lui va plutôt bien et change un peu. A vendre, son prix n'était pas affiché en revanche.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 06 Mars 2019, 16:36

A Ingolstadt...

Ici, face au musée, le siège de la marque.

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Et pour moi la plus désirable, la R8.

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On entre, le prix est très bas et en plus le parking est offert, c'est pas le musée qui va vous ruiner.

Oh les beaux petits joujoux pour Bubu!

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 06 Mars 2019, 17:39

Bon, nous allons visiter le site mais je vais non pas la faire dans le sens originel mais chronologiquement.
Audi à une histoire mouvementée et assez complexe, je vais donc faire très simple et ne pas trop entrer dans les détails, que les spécialiste ne m'en tiennent pas rigueur sauf si j'écris une belle bubulette!
Dans le musée on va rencontrer des Audi mais aussi quatre autres marques, Wanderer, Horch, DKW et Auto Union. Toutes ces marques auront à un moment une histoire commune...

Bonne visite!

"Wanderer 5/15PS Type W3 "Puppchen"."

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"La poupée qui dit oui."

De toutes la marques citées, Wanderer est celle dont les origines sont les plus anciennes. C'est à Chemnitz, en Allemagne qu'ouvre l'usine Wanderer qui fabrique au départ des cycles. Vélos et motos ainsi que des machines outils font la fortune de leur fondateurs en cette éclosion de l'ère industrielle, ils se nomment Johann Baptist Winklhofer et Richard Adolf Jaenicke, je ne le répéterais pas deux fois!
Wanderer signifie "Randonneur" mais c'est en 1913 que la première automobile y est construite, un tournant majeur à un moment où la demande explose et m'automobile doucement se montre de plus en plus dans les rues. Cette toute première voitures e veut abordable, pas de luxe mais l'essentiel et une bonne dose de génie. Elle se nomme 5/12 PS mais son surnom est "Puppchen", un doux petit nom qui signifie "petite poupée" et tirée de l'opérette de Jean Guilbert qui est en représentation à l'opéra de Chemnitz à ce moment là.
Destiné à être populaire, la "Puppchen" s'offre un petit gabarit, elle est si étroite que ses deux places se font l'une derrière l'autre et non de front. Le style suis la mode de l'époque sans fulgurance mais avec un certain souci du détail. Pour loger les divers accessoires, il faudra condamner le flanc droit, ici est fixé sur le marchepied en bois la roue de secours, enfin disons plutôt le pneu, le klaxon et le frein à main. Un réservoir en laiton y est aussi logé, peut être sert il à mettre l'acétylène qui alimente l'éclairage. La calandre est argentée et une carrosserie habille l'intégralité de la caisse sans aucune rupture. De petits garde-boue protègent des projections venues des minuscules pneumatiques à rayon posées aux quatre coins de la voiture. Pas de coffre comme c'était de coutume à l'époque, un simple porte bagage pour arrimer une valise où un panier.
Derrière le pare-brise (très) légèrement incliné et rabattable se trouve la place du conducteur, là on ne peut faire plus simple, un siège, un volant, le levier de vitesses et des pédales. La planche de bord sert à décorer le vide ambiant mais est réalisé dans une jolie pièce de bois. Derrière le pilote le passager est seul, comme sur une moto mais en plus confortable, un vrai bidule de manège cette "Puppchen"!
Mais le jouet possède un vrai moteur et à quatre cylindres, sa cylindrée est de 1147 Cc et sa puissance est de 12 chevaux. C'est en 1914 qu'une version plus puissante dite "W2" de 1222 Cc lui succède, elle affiche 15 chevaux et devient la 5/15 PS. La version tandem devient la base car il sera ensuite possible d'acheter une auto plus large pouvant recevoir deux personnes de front, puis ensuite une troisième derrière. C'est sous cette forme qu'elle sera mise en vente jusqu'à l'entrée en guerre de l'Europe. Suivra la "W3" et son moteur 1286 Cc litres de 15 chevaux.
Une fois le confit terminé, la production est relancée, la "Puppchen" devient W4, sa cylindrée passe à 1306 Cc, désormais c'est 17 chevaux qu'elle affiche sur sa plaquette. A cette occasion la version tandem est retirée du catalogue. Enfin en 1925 elle culmine avec 20 chevaux mais en conservant la même cylindrée. Une version à 4 places est offerte au client et en 1926 la "Puppchen" quitte définitivement la maison Wanderer.
Wanderer en aura écoulé environ 9000 exemplaires, ce qui était un excellent résultat à cette époque. Celle qui était exposée datait de 1914 et se présentait dans son originale version tandem. Son moteur est le 1222 Cc de 15 chevaux qui lui permettait quand même de croiser à 70 Km/h. A peu près 3300 modèles de cette version sortiront des usines de Chemnitz.
Et Audi dans tout ça? Et bien la marque est indépendante depuis sa création en 1909. Son père n'est autre qu'August Horch qui baptise du nom d'Audi (pour "écouter en Latin) la nouvelle société qu'il vient juste de fonder. A l'époque du lancement de cette Wanderer, Audi et Wanderer sont donc deux marques différentes ne partageant encore rien en commun...


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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 07 Mars 2019, 05:04

A Retromobile...

"Bugatti EB 110 Supersport."

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"Renaissance Italienne."

La folie des supercar est à son apogée début 1990 mais la bulle spéculative est sur le point d'exploser, pourtant le déferlante de nouveautés ne cessera pas pendant encore quelques années.
Du coup, pourquoi ne pas faire revivre une marque de prestige disparue depuis fort longtemps, c'est Bugatti qui sera choisi par tout un staff d'hommes reconnus et d'entreprises partenaires de renom afin de réaliser celle qui devra être la meilleure de toute. Desormais la marque qui était jadis Française devient Italienne et prends le nom de "Bugatti Automobili SPA".
Chaque partenaire mettra la main à la poche pour faire développer une voiture de sport qui surpasse toutes les autres et ce ne sont pas n'importe qui, l’Aérospatiale, Elf, Michelin où encore la Snecma, tous y croient. Les hommes qui vont plancher sur sa réalisation seront nombreux et fabriqueront entre 1988 et 1991 8 prototypes pour aboutir à la présentation officielle de la EB 110 à Paris pour célébrer les 110 ans de la marque.
C'est Marcello Gandini qui en a dessiné ses lignes mais elles ne plairont pas à Romano Artioli qui lui demandera de les retoucher, Gandini refusera et c'est Giampaolo Bendini qui lui donnera son aspect définitif. J'ai toujours eu des réserves sur son dessin, je lui trouve toujours un manque de personnalité où d’exubérance. Le style est efficace mais pour moi un peu pataud, le visage trop anonyme aurait mérité de mieux mettre en avant la célèbre calandre en fer à cheval ici bien trop discrète à mon goût. Et puis ces grands phares anguleux, bof. Le reste est fait d'un mélange de courbes et de flancs plats percés de prises d'air.
Pas simple de juger un dessin, surtout quand il est audacieux. Car la EB 110 cache certains traits intéressants, le "cockpit" est en retrait, comme posée sur la partie basse de la voiture. Les portes formant un angle droit et une sorte de "passage" partant des ailes arrières et qui se terminent dans le "tunnel" des écopes d'air du capot avant, joli astuce stylistique non?
L'aileron arrière se soulève avec la vitesse de la voiture et les portes s'ouvrant en élytre des signes distinctifs qui en font une voiture hors norme. Curieusement, plus les années passent et plus je lui trouve de l'intérêt stylistique, elle est même devenue l'une de mes supercar favorite, oui la EB 110 exerce sur moi une véritable fascination.
L'habitacle en revanche est très soigné et l'équipement y est complet, ça a aussi son importance quand on signe un chèque aussi conséquent.
Mis c'est techniquement que ses géniteurs se sont lâches, châssis en aluminium et carbone à fond plat mis au point par l’Aérospatiale, pneus étudiés spécialement par Michelin sur des jantes en magnésium, quatre roues motrices et tout un panel de raffinements techniques pour lesquels les ingénieurs se sont bien fait plaisir.
Sous le capot arrière vitré se niche un moteur V12 60 soupapes de 3499 Cc alimenté par quatre turbos IHI pour une puissance de 560 chevaux. Sur la route l'auto se montre d'une efficacité redoutable mais demande de la concentration car hormis l'ABS, aucune assistance n'est prévue. Les performances sont exceptionnelles, 3,2 secondes au 0 à 100, 20 pour le kilomètre départ arrêté et une vitesse de pointe de 350 Km/h, une catapulte de luxe qui surpasse la Ferrari F40 un peu plus ancienne il est vrai.
Pour ceux qui juge la voiture trop sage, une version SS est mise en vente dès 1992, allégée, elle est aussi plus puissante avec 611 chevaux, c'est une véritable arme de guerre qui ne trouve son plaisir que sur circuit.
La voiture est fabriquée en Italie à Campogalliano mais son prix énorme, environ 3 millions de francs (comme encore la XJ 220) conjugué à sa plastique que tous n'apprécient pas, font que la mayonnaise ne prend pas malgré un battage médiatique intensif, elle s'affiche à la une de tous les journaux automobiles de l'époque dans sa célèbre livrée bleu de France.
Les commandes sont rares et les conflits internes sévères, en 1995 Bugatti Automobili SPA fait faillite, l'usine ferme et on dénombrera 125 modèles fabriqués dont 84 de ces modèles de "base", si l'on peut dire ainsi.
Alors que tout le monde pensait la tombe de Bugatti définitivement scellée, Volkswagen va redonner miraculeusement vie à la marque quelques années plus tard avec beaucoup plus de succès et aussi des reins bien plus solides, belle résurrection, quel retour!
La chance est avec nous car c'est une rare Supersport que l'on pouvait approcher ici, une des 33 mise sur le marché. Bugatti à fait fondre de 150 kilos sa bête de course, des éléments en carbone kevlar remplacent l'aluminium au sein de sa structure et sa puissance grimpe de 550 à 610 chevaux. Des jantes à 7 bâtons sont posées, les vitres de custode à l'arrière sont replacées par un élément de carrosserie percé de 5 trous d'aération...façon râpe à fromage, Italien comme de bien entendu. Quand à l'aileron arrière, il devient fixe en position élevée et des stickers "Supersport" sont collés entre les vitres latérales et la custode.
La voiture est fabriquée en Italie à Campogalliano mais son prix énorme, environ 3 millions de francs (comme la XJ 220) conjugué à sa plastique que tous n'apprécient pas, font que la mayonnaise ne prend pas malgré un battage médiatique intensif, elle s'affiche à la une de tous les journaux automobiles de l'époque dans sa célèbre livrée bleu de France.
Les commandes sont rares et les conflits internes sévères, en 1995 Bugatti Automobili SPA fait faillite, l'usine ferme et on dénombrera 125 modèles fabriqués dont 33 SS "Supersport".
Alors que tout le monde pensait la tombe de Bugatti définitivement scellée, Volkswagen va redonner miraculeusement vie à la marque quelques années plus tard avec beaucoup plus de succès et aussi des reins bien plus solides, belle résurrection, quel retour!
Ce modèle de 1995 est la dernière "Supersport" fabriquée, la 31ème. Elle partira chez l'importateur Bugatti Suisse puis sera vendue en Espagne et passera quelques années à Monaco avant de mettre ses roues en Autriche, là où elle est actuellement domiciliée et serait à vendre contre 1.8 million d'Euros...

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 07 Mars 2019, 20:07

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"DKW Front (F1) Roadster."

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"Sur tous les fronts."

Zwickau, Saxe, Allemagne, voilà où ont situées les usines DKW dont la marque automobile voit le jour en 1917. Les initiales de DKW signifient "Dampf Kraft Wagen", soit "Véhicules mus par la vapeur". Une version plus poétique fait aussi état de "Das kleine Wunder", soit "La petite merveille", plus amusant quand même.
Le fondateur se nomme Jörgen Skafte Rasmussen, un nom bien germain mais pourtant d'origine Danoise, il n'en était pas un sala ami pour autant. Au départ DKW ne fabrique que des moteurs puis lance une gamme de deux roues. Il faudra attendre 1928 pour qu'une première automobile soit mise sur le marché, la "P15". Son moteur deux temps de 15 chevaux se montre bruyant et consomme beaucoup, sa réalisation est rustique et la voiture mise sur un prix accessible pour attirer sa clientèle. Assez dénigrée par la critique, la petite "P15" se vends néanmoins à environ 2000 unités jusqu'en 1931, année où elle cède sa place à notre "F1", non pas une formule 1 la petite "Front".
Mais revenons à 1928, c'est cette année où Rasmussen porte un coup à Audi et devient majoritaire en achetant la majorité des actions de la marque en difficulté. Et ce n'est qu'un début car la suite sera mouvementée et rude pour Audi, poursuivons...
La "F1" est donc exposée pour la première fois au salon de Berlin 1931. Il s'agit là encore d'une minuscule voiture aux velléités populaires. Le style est vraiment représentatif de l'époque et sans grande identité. Seul un expert de la marque saura la reconnaître au premier regard, les autres devront lire le nom sur le badge posé sur la calandre. C'est d'ailleurs cette dernière qui se montre la plus originale avec sa forme inclinée dans sa partie basse. Tiens, c'est amusant mais la partie haute ressemble elle diablement à celle utilisée par Lancia à la même époque.
La gamme est très simple pour des raisons économiques mais aussi pour comprimer son tarif. Elle est constituée d'un coach deux portes qui pouvait être équipée d'un toit ouvrant et d'un cabriolet à deux places qui en fait donc un roadster.
Un seul moteur lui est attribué, le bicylindre maison deux temps 585 Cc de 15 chevaux, elle est capable d'un petit 70 Km/h. Un minuscule berlingot mais qui suffit sur cette voiture de manège qui à la vertu d'être bien légère. Une des raisons de ce poids de sylphide est sa carrosserie de type Weymann fait d'une armature en bois sur laquelle est posée une peu imitation cuir, un procédé qui en plus est plus économique que de presser des emboutis métalliques.
Il était envisagé de lui proposer une mécanique encore plus petite de 494 Cc, si elle a bien été conçue et mise au point, elle ne sera jamais proposée à la vente. Pourtant le catalogue la mentionnait avec un prix d'appel encore plus bas, une sorte de publicité mensongère. Mais le fait le plus étonnant est qu'elle soit dotée de roues avant motrices et sera l'une des rares automobiles à s'équiper de ce type de transmission. Légère, maniable, la "Front" est au final une petite bagnole bien sympa à conduire et faite aussi pour démocratiser l'automobile aux femmes qui sont bien peu nombreuses à prendre le volant, ça a bien changé et tant mieux.
La voiture est donc assemblée à Zwickau mais c'est près de Berlin, à Spandau que la majeure partie des pièces est fabriqué. On estime à 4353 modèles de "F1" produites uniquement entre 1931 et 1932, en pleine crise financière, un bon choix donc que ce modèle économique et bon marché. C'est aussi en 1932 que DKW intègre Auto Union en regroupant les marques Horch, Audi Wanderer et évidemment DKW, tout ceci afin de survivre au sein d'une seule et unique entité. On verra comment ce ménage à 4 trouvera son dénouement.
Avec sa capote en forme de casquette et ses roues à voile plein, ce petit roadster de 1951 semble tout droit sortit d'un album de Tintin. Restaurée à neuf, elle symbolise pour Audi un tournant majeur de son histoire, à suivre donc.

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 07 Mars 2019, 20:35

Un stand qui avait de l'allure!

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Retromobile, c'est quand même un sacré salon!

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On en trouvait une troisième plus loin, et d'autres "coursifiées".
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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Mars 2019, 05:24

A Retromobile...

"BMW Z4 M40i.

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"Le seigneur des naseaux."

Débarquée comme un ovni en 1988, la Z1 ouvre la lignée de la série Z de manière remarqué et remarquable. Collector dès sa sortie, elle n'était destinée qu'à devenir une série limitée, sorte de faire valoir de la marque.
Lui succède en 1995 la Z3 bien moins technique et qui mise tout sur sa plastique rétro ainsi que sur des tarifs beaucoup moins élitistes. Adieu les portes rétractables et une certaine vision futuriste, place aux courbes et aux longs capots. Cette fois, elle s'offre deux possibilités, un cabriolet et un coupé.
C'est une inédite Z4 qui prends le relais en 2003, elle offre une troisième lecture de la vision du roadster par BMW. Elle n'est pas technique comme l'a été la Z1 ni rétro comme la Z3, la Z4 est moderne et ose un look marqué fait de courbes osées et agressives qui sont le marqueur du designer maison, Chris Bangle. Là encore au choix on à la décapotable et le coupé.
En 2009 BMW conserve l'appellation Z4 à celle qui la remplace. Ce qui marque le plus est qu'elle dispose d'un toit rétractable, un choix osé car causant parfois une certaine lourdeur aux lignes de ces coupés/cabriolets très à la mode dans les années 2000. Mais les stylistes font un travail remarquable, la Z4 est aussi sexy ouverte que fermé et offre en une auto les deux versions, génial! Revers de la médaille, elle est plus lourde et coûte plus cher à fabriquer mais BMW fait aussi l'économie d'un modèle, la Z4 n'est disponible qu'en une seule version.
Après une discrète carrière du au fait que la mode des voitures ludiques soit passée, la Z4 revient en 2018 après une absence de trois année au catalogue. La palanquée de SUV éclipsant la Série Z, il était enfin temps que le constructeur de Munich nous refasse un peu rêver. Et c'est de fort belle manière que l'on retrouve un roadster à la ligne suggestive et savoureuse. Adieu le toit rétractable, la capote est de retour et même si elle est parfaitement intégrée, je reste un inconditionnel du système "éclipse" qui offre deux voitures en une, la mode est passée, elle reviendra, tout ceci est cyclique.
Mais je ne boude pas mon plaisir, la Z4 troisième génération s'affirme avec une mise en avant de son identité et de ses naseaux énormes. Nous ne sommes jamais contents, dans les années 80 on trouvait les voitures anonymes et banales, le retour des calandres sera alors salué et c'est désormais le symbole premier d'une voiture, voir d'une marque. BMW voit les choses en grand mais moi ça ne me choque pas, après tout les calandres des voitures des années 30 étaient elles aussi une signature très forte pour un constructeur. Les feux effilés me font penser à Jaguar, ils surplombent de grandes entrées d'air, des écopes qui tranchent les ailes avant et sont le point de départ de traits ascendants sculptant remarquablement les flancs.
De profil la Z4 est une réussite, pare-brise incliné, long capot, grandes roues flancs ouvragés, elle n'évoque pour moi que le désir, oui l'automobile n'est pas morte et c'est grâce à de telles autos que le rêve n'est pas prêt de prendre fin.
La poupe très travaillée s'offre un aileron un peu façon queue de canard sur le couvercle de coffre. Les feux boomerang s'accordent parfaitement au style et le bouclier fort stylisé s'offre l'inévitable diffuseur laissant passer deux sorties d'échappement aux formes géométriques.
Le 21ème siècle s'invite à bord, énorme dalle tactile, écrans, la technologie des temps modernes s’immisce dans nos voitures et sont le prolongement de nos désormais indispensables smartphones. Vivons connectés mais prenons encore du plaisir car la Z4 n'est pas encore une voiture électrique, elle boit du sans plomb et loge sous son capot avant des mécaniques essence 4 et 6 cylindres tout en conservant sa propulsion, la base quoi! Tous sont dopés par un turbo et pour le moment on à le choix de trois versions. L'offre débute avec un quatre cylindres 2.0 litres de 197 chevaux, elle est suivie par une 3.0 litre de 258 chevaux. La dernière est celle ici présentée, la M40i six cylindres turbo de 340 chevaux. Notez que toutes les Z4 imposent une boite type "Steptronic" à 8 rapports. Côté chiffres ce modèle atteint le 0 à 100 en 4.6 secondes et voit sa vitesse limitée à 250 Km/h.
Le jouet fait payer cher sa plastique de rêve et sa mécanique fugace et il faut compter 68.000€ hors options pour repartir à son volant, celle qui est ici exposée était facturée 77.620€ à titre d'exemple. Pas fan des teintes mates, j'avoue que ce gris "Frozen grey" était quand même assez sympathique sur ce modèle, surtout associé à cette sellerie matelassée "Cognac".
Enfin si vous ne jurez que par les coupés il est possible de trouver une autre option, la Toyota Supra étant une sorte de Z4 coupé qui hérite de sa base et de son moteur, mais il faudra assumer un look "manga" qui dévissera les têtes de tout ceux qui la croiseront sur son passage. Mais pas sûr qu'un client BMW entre das une concession Toyota pour voir une Supra garée entre une Yaris hybride et une petite Aygo, ah l'image, toujours l'image...

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Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 08 Mars 2019, 16:38

A Ingolstadt...

"Audi Type M 18/70 PS Schnittmodel."

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"M'entendez vous?"

Au risque de voir une légende s’effondrer, ce n'est pas un baron nommé Wolfgang Audi qui est à l'origine de la marque aux quatre anneaux mais bien August Horch. Alors certains vont y perdre leur latin mais au départ, Horch fonde bien la société Horch & Cie en 1899 à Cologne et fabrique des automobiles. Mais des scissions se créent et August Horch quitte en 1909 sa propre société tout en la laissant aux mains d'autres dirigeants. L'homme n'a qu'une idée en tête, lancer une autre marque, seul souci, il ne peut récupérer son nom! Voilà qu'il à une idée, Horch signifie "écouter" en Allemand, pourquoi pas latiniser le mot? "Entendre" se dit Audi en Latin, voilà un nom simple qui sonne bien et qui est facile à prononcer dans toutes les langues, adjugé!
Dès 1910 le nom de Audi est déposé et les premières voitures sont fabriquées, on imagine qu'Horch devait avoir des reins solides pour relancer aussi rapidement une nouvelle activité. C'est à Zwickau qu'il fait édifier ses usines, l'aventure commence. Pour être médiatisé, il faut à cette époque se faire un nom dans le monde de la compétition, ça tombe bien, l'aventure automobile débute et les courses sont très nombreuses. Audi remporte la coupe des Alpes Autrichienne de 1912 à 1914, la société se forge une image de modèles dynamiques et réussi à se faire une petite clientèle aisée. A ce moment, c'est Mercedes qui se frotte à Audi, les deux marques boxent dans la même catégorie. Côté route la 14/35 HP fait vivre la marque, cet excellent modèle trouve un bon écho et fait tourner les usines sans interruption.
Après une parenthèse pendant la première guerre mondiale, Audi revient aux affaires au début des années 20. Ses modèles sont aussi faits des voitures luxueuses qui n'ont rien à envier au gratin de la catégorie. En 1923 le premier modèle à moteur six cylindres est mis au catalogue, c'et une rivale directe des Horch concurrente, un étonnant combat fratricide! Cette nouveauté aux dents longues est dévoilée au salon de Berlin en 1923, comme toujours c'est la partie châssis/mécanique qui est mis en avant car il était possible de n'acheter que ça, le client pouvant être libre de la faire habiller par l'artisan de son choix. Audi proposait aussi ses propres caisses comme on peut le voir ici.
Le cœur de la Type M est sa mécanique, ce fameux six cylindres en ligne de 4660 Cc fort de 70 chevaux. Cet ensemble moderne à soupapes en tête offrait un agrément rare dans cette catégorie, un moteur qui était incontestablement l'un des meilleurs de l'époque. Sophistiqué, la voiture possédait aussi un freinage hydraulique aux quatre roues. Malgré ses 2500 kilos, la version limousine pouvait atteindre les 120 Km/h, ce qui pour un berline était fulgurant.
Confortable, extrêmement luxueuse, elle sera lors de sa commercialisation en 1925 la plus chère des automobiles Allemande! On le comprends sur ces images de cette version écorchée qui laisse deviner la qualité de sa conception et le luxe présent à bord, ses rivales du monde entier avaient ici une véritable réponse d'une jeune marque pleine de ressources.
Mais son prix astronomique ainsi qu'une identité floue n'aidera pas sa carrière. Audi vends très mal son vaisseau amiral et entre 1925 et 1928, seul 228 modèles verront le jour, un désaveu terrible qui va mettre à mal les finances de son patron, August Horch. Acculé, il doit céder une majeure partie de son entreprise à Jorgen Rassmusen, le patron de la marque DKW.
Audi va ensuite connaître une lourde descente aux enfers avant une très longue anesthésie, on en reparlera bien sûr ensuite.
Cette rare et très chic auto est ici visible au sein du musée Audi, il n'en reste que 3 au monde plus un châssis. Celle-ci est un écorché qui nous montre comme une radio ce que cache cette voiture qui fût la plus fabuleuse de son époque en Allemagne mais qui causera la ruine de son patron.

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 09 Mars 2019, 11:00

A Retromobile...

Je me demande quelle voiture se cache sous cette housse?

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bubu

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19 Fév 2015, 13:00

Re: Un coup d'oeil dans le rétro...

par bubu » 09 Mars 2019, 12:00

A Retromobile...

"Citroën Ami 6 Service."

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"Bonne pour le service."

Dieu qu'il est compliqué aujourd'hui de s'y retrouver dans la gamme d'un constructeur généraliste. Entre les SUV, les modèles électriques, et tout le reste, il y a de quoi se paumer complètement. Consultez la page internet de Mercedes, vous serez largués! Chez Citroën c'est quand même moins alambiqué mais le panel est quand même large et il est simple de se mélanger les crayons. Dans les années 50, c'est l'opposé, deux modèles sont au catalogue, l'utra basique 2Cv et la démentielle DS, entre les deux, le désert.
Si chez les concurrents les gammes sont à peine plus étoffées, il faut que la marque de Javel trouve un modèle intermédiaire pour occuper le marché et engendrer des commandes, c'est à cette occasion que l'Ami 6 sera construite dès 1961. son nom vient de celui de son projet dit "Mi" pour "Milieu Intermériaire". Fait important, c'est elle qui inaugurer le nouveau site de production de Rennes la Janais. Désormais propriété de PSA, elle y fabrique la 508 et la 5008, elle pourrait aussi produire la future C5 Aircross, que de chemin parcouru entre ces deux modèles en l'espace de 58 années!
Son style signé Flaminio Bertoni marquera les esprits, surtout avec sa lunette arrière en "Z" mais aussi avec son faciès si particulier accentué par cet étrange capot incurvé. On pourrait imaginer que la maquette en terre glaise ai été écrasée à l'avant sous le poids d'un pouce lors de sa manipulation!
Mais que s'et il passé dans la tête de Bertoni, bouffée d'hélium, drogue douce? En tout cas au directoire de Citroën on devait être aussi sous amphétamines pour valider le dessin final de cette voiture qui ne ressemble à aucune autre, à rien dirons certains qui ont édifiés chez eux un mausolée à la gloire du seigneur des quatre anneaux.
Mais quelle ligne quand même, pour Bertoni c'est l'une de ses plus belles œuvres, ceux qui apprécient l'art figuratif le soutiendront, les autres en rient encore. En tout cas c'est une Citroën pur sucre, l'un de ces modèles qui a forgé la légende de cette marque pas comme les autres. avec ses 3.87 mètres de long, elle entre pile entre la 2CV et la DS, le trou est comblé.
Bon, mis à part cette silhouette si curieuse l'Ami offre bien des qualités, un confort fabuleux, un espace intérieur fort correct et un prix serré fait au dépend d'un équipement bien chiche (à l'Auvergnate, le fameux régime Michelin...sans les étoiles) et d'une finition simplifiée. On mettra aussi à son crédit une fiabilité remarquable, des capacités à s'aventurer sur des petits chemins stupéfiantes grâce à sa hauteur de caisse et ses suspensions à grand débattements allié à une consommation réduite. Au final, l'Ami 6 était une bonne voiture si l'on savait s'affranchir de sa ligne où être simplement pragmatique. Notez qu Yvonne De Gaulle, l'épouse du Général en possédera une!
En 1964 elle sera rejointe par une version break à l'arrière bien moins controversé et sera remplacée en 1969 par une Ami 8 au look quasi similaire. Au total, il se sera vendu 1.039.384 exemplaires de l'Ami 6.
La gamme est simple, berline où break mais on oublie souvent une version disparue, la "Service". Il faut dire que sa carrière fut brève, elle ne reste au catalogue qu'entre mai 1968 et septembre 1969, remplacée dans la foulée par l'Ami 8 Service. Ça, c'est pour la version tôlée, la vitrée sortira un mois plus tard en juin 1968 mais cessera d'être produite au même moment que sa sœur.
Autant dire que la bête curieuse est rare car il se sera fabriqué 3518 exemplaires d'Ami 6 Service tôlée et vitrée, cette dernière étant la moins diffusée. Ce modèle date du 28 février 1969 et se parait du classique blanc "Stellaire". On notera à bord la présence d'une amusante radio "Schneider" d'époque mais c'est surtout son état incroyable qui bluffait les visiteurs. Si elle vous intéresse, sachez qu'elle est proposée à la vente actuellement contre la somme de 16.000€.

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