A Retromobile...
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Aston Martin DB6 Volante."


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Une classe à part."
Dans chaque marque automobile de prestige, c'est l'arrivée d'un modèle majeur qui lance en général une légende. Chez Aston Martin, c'est avec la DB4 en 1958 que le petit constructeur Anglais va passer d'artisan marginal à un acteur majeur des GT mondiale. Réputées pour leur mécaniques affutées et offrant beaucoup de plaisir, les Aston Martin DB2 souffraient d'un look un peu maladroit et se cherchant une identité propre. La DB4 offre ainsi un six cylindres 3.6 litres de premier choix offrant 240 chevaux et un dessin d'une réussite absolue. Italienne dans ses lignes d'une élégance sans faille et d'une classe "so British", son style deviendra un classique qui fera beaucoup d'envieux à travers la planête.
Fort d'un succès presque innatendu, elle laisse place en 1963 à la DB5. Là c'est la consécration, Aston Martin a flairé la recette magique comme un cochon reniflerait une truffe. Le style qui en fait son succès est conservé, la face avant hérite de celle de la DB4 GT avec ses phares profilés sous bulle et quelques détails cosmétiques lui donne une maturité qu'il lui manquait, c'est pour beaucoup (dont moi) la plus belle de toutes, James Bond lui offrira sa plus belle publicité en faisant d'elle une star de cinéma avec "Goldfinger" en 1964.
Sous le capot, le six cylindres en ligne de 4.0 litres gagne en puissance, il affiche ainsi 282 chevaux et fait de cette confortable GT une monture de premier choix pour filer plein gaz sur les voies rapides de l'époque, certainement l'une des meilleures du monde à l'époque, une référence.
Produite seulement deux ans, la DB5 est remplaçée en 1965 par la DB6, rien de plus logique en somme. L'idée du constructeur est alors de présenter une DB5 mais en mieux et apportant ce qu'il manquait au modèle précédent. C'est donc une auto au look tres similaire que découvrent les fanas de la marque qui ne sont pas dépaysés, pourquoi changer une recette miraculeuse après tout? Pourtant les changements sont plus importants qu'il n'y parraît. Vue de l'avant, elle semble identique mais de profil, la nouvelle venue s'est allongée sur une poupe entièrement inédite qui perd en finesse ce qu'elle gagne en modernité, avec le recul, c'est loin d'être une réussite même si le dessin original n'a pas été non plus massacré.
En revanche, l'habitacle reçoit une banquette arrière et les équipements de confort font honneur à son rang de GT haut de gamme.
Tout celà pèse lourd, elle prend 200 kilos dans cette mutation, ce qui fait perdre en performances la version de base qui n'a gagné que...2 chevaux avec 286 sur la fiche technique. Pour se faire pardonner, la vrsion "Vantage" en propose 330, ouf!
C'est en 1970 qu'elle disparaît et laisse sa place à la DBS au style plus "seventies" mais moins marquant pour les esprits. Rien de grave car avec cette trilogie, Aston Martin a trouvé sa place dans le monde fermé de marques de luxe, d'ailleurs aujourd'hui personne ne les a oubliées.
La DB6 va reçevoir une variante cabriolet, la "Volante", cette version "décapsulée" reste un joli collector car seul 240 modèles sortiront de la fabrique Britannique. C'est ce modèle qui est ici exposé, cette tres séduisante auto de 1967 et peinte en "Pacific Blue" a été restaurée avec le soin qui est du à ces automobiles de grand prestige. Ici pas d'approximations et un prix sur demande qui doit picoter légèrement, un peu comme ce goût de menthe étrange que l'on découvre sous une couche de chocolat d'un bonbon bien Anglais...


