"Autobianchi A112 Abarth."



"L'Orange pressée."
J'ai coutume de placer la Renault 5 comme la pierre fondatrice des citadines modernes, et c'est vrai. Mais c'est aussi oublier la petite Autobianchi A112 qui avait déjà creusée la voie de ces "grandes" petites voitures bien plus débrouillardes que les "pots de yaourts du passsé.
Elle arrive en 1969 dans les concessions de cette marque qui se voulait en quelque sorte la branche "premium" de Fiat. Cette A112 tourne le dos à la Bianchina à qui elle succède. Elle utilise la recette astucieuse de la Mini avec ses roues aux 4 coins et son moteur transversal placé à l'avant. Moderne de conception, elle est surtout plus grande que l'Anglaise mais l'espace a été optimisé et surtout elle s'offre un hayon que la Mini n'a connue...que sous l'ère BMW.
Son look séduisant comptera beaucoup pour sa réussite, élégante, raffinée, joliment présentée et polyvalente, l'Autobianchi A112 avait "captée" les attentes d'une clientèle féminine de plus en plus forte et qui aura été trop longtemps négligée des constructeurs.
Aussitôt on travail avec Carlo Abarth pour en extraire un modèle sportif pouvant aussi bien séduire Madame que Monsieur. Abarth envoie du lourd et son premier prototype en 1969 sort 105 chevaux, chez Autobianchi on freine les ardeurs du sorcier, c'est un peu trop pour un début, calmos Carlos! Finalement, l'A112 Abarth qui sort définitivement en 1971 est beaucoup plus sage, elle affiche 58 chevaux!
Mais avant de parler conduite attardons nous sur l'emballage car c'est un élément qui compte beaucoup. Exemple type, Madame Bubu adore la bouille de ces petites bagnoles sportives, et même si elle apprécie les vocalises de l'échappement de sa 500 Abarth et ses vives accélérations entre deux feux rouges, c'est avant tout sa bouille qu'elle vénère! Autobianchi a été malin et a su lui donner quelques spécificités sympathiques mais jamais outrancières. La version Abarth de la toute première génération d'A112 est un subtil mélange d'élégance et de virilité. La face avant conserve cette charmante partie que forme le capot creusé entre les deux ailes portant de petits phares ronds. La calandre en plastique noire spécifique est coupée en deux par une barrette centrale argentée décorée de deux grilles rondes à droite et d'une inscription "Autobianchi Abarth". Le capot peint en noir mat est plus provocateur mais il était possible d'opte pour un élément de carrosserie peint ton caisse également.
De côté elle se fait plus discrète, seul ses jantes en acier évocatrices et un monogramme rappelant sa filiation avec le préparateur de légende la singularise d'une version plus sage. Derrière aussi c'est "soft", on retrouve juste le scorpion sur le hayon et une double sortie d'échappement.
Des sièges plus sportifs à appuie-tête intégrés sont offerts mais ne parlez pas de baquets tant ils sont plats! En revanche l'instrumentation est plus riche et un gros compte tours est installé derrière le petit volant à 3 branches indispensable à ce genre de mini bombinette.
Le 4 cylindres passe de 903 à 982 Cc et un carburateur double corps alimente la petite puce transalpine. Les 58 chevaux sont un bon début mais même si le chiffre est modeste et que la base saine peut accepter bien plus de chevaux, on s'amuse déjà bien au volant d'une petite voiture particulièrement pétillante. Il ne faut pas oublier qu'elle ne pèse que 660 kilos.
La première génération sera proposée ainsi au catalogue jusqu'en 1974 et rencontrera un joli succès. Mais tout s'est accéléré et la concurrence à affûtée ses armes, l'A112 évoluera mais stagnera à 70 chevaux, restant donc comme une micro sportive éloignée des espoirs initiaux de Carlo Abarth.
Sa longue carrière cessera en 1985 où elle aura connue un grand nombre de phases et de modifications pour cumuler en tout sept séries distinctes. Bon, j'avoue que dans les années 80, elle était à la peine face à ses rivales bien plus modernes et puissantes, c'était quasiment une voiture de collection...neuve!
La Y10 bouleversera les codes en gommant tout de la A112, radical!
Aujourd'hui, la toute première génération 1969/1974 est la plus recherchée des "puristes", il est vrai que sa bouille "rétro" est craquante à souhait. Avouez que dans cette livrée orange elle en jette quand même un max et que comme dans le passé, elle séduit toujours autant les femmes! D'ailleurs je pense qu'une version "new look" pourrait rencontrer un joli succès aujourd'hui et serait une bonne perche tendue pour relancer cette branche disparue de Fiat, elle est pas bonne mon idée? En tout cas j'imagine que nombreuses seraient les femmes à s'y intéresser...la mienne en premier, alors, chiche?















































































































Plaisir et Authenticité 
