"Sandford Type S Cyclecar."

"Grand frisson, petit prix."
Moins coûteux à fabriquer et donc moins chers à vendre, les cyclecars vont connaître dans les années 20/30 un petit succès en France. Ces véhicules simples et rustiques permetaient à de nombreux Français d'acceder à l'automobile. De plus, l'entretien minimaliste et peu onéreux ne risquait pas de mettre en péril les finances du foyer. En contrepartie, il faudra s'accomoder du minimum syndical et oublier toute notion de confort.
Mais l'autre avantage de ces véhicules était de les transformer en petites voitures de course. Dépouillées à l'extreme, légères, il suffisait de gonfler légèrement la mécanique et de revoir un peu les trains roulants pour s'offrir le grand frisson pour une somme modique.
C'est ce que faisait Morgan avec sa fameuse "Three Whellers", modèle qu'importe en France Stuart Sandford. Voyant la marque Anglaise prosperer, il décide d'offrir au public sa propre évocation du modèle et crée en 1923 sa propre firme automobile en France.
Sandford souhaite que son cyclecar soit plus raffiné que la Morgan, il oublie donc la structure en bois pour lui préférer le métal. Son style est tres décalé mais aussi fort classique pour ce type d'engin. Sorte de moto à trois roues, les Sandford s'équipent d'un moteur "Ruby" 1098 Cc de 35 chevaux. La propulsion se fait via la roue arrière et vu la faible masse à catapulter, ce bloc suffit largement pour voir naître un large sourire à son pilote.
Fabriqués en petite série, un modèle sortait tous les 15 jours dans la fabrique où travaillent 15 ouvriers. Mais en 1936 "Ruby" est racheté et Sandford ne peut plus s'approvisionner, la marque baisse le rideau à jamais.
Ce modèle dont l'année de fabrication est un mystère était vendu avec un moteur posé derrière la voiture, un autre bloc "Ruby" que Roger Baillon espérait un jour réimplanter dans cette auto. Estimée entre 15.000 et 20.000€, elle sera vendue 59.600€.








































Plaisir et Authenticité 
